Eglise Romane Notre Dame de l'Eau Domfront

 

 

 

 

 

eglise romane domfront

L’église Romane Notre-Dame-sur-l ’Eau fut édifiée au début du XIIe siècle probablement par Henri Beauclerc, seigneur de Domfront dès 1092 et troisième fils de Guillaume le Conquérant, sur le gué de passage de la rivière Varenne. Elle était située sur le « chemin montois » qui permettait aux pèlerins venant de Paris d’aller au Mont-Saint-Michel.

Henri Iᵉʳ d'Angleterre dit Beauclerc ou beau clerc, est le troisième fils de Guillaume le Conquérant. Il succède à son frère Guillaume II le Roux sur le trône d'Angleterre en 1100 et s'empare du duché de Normandie aux dépens de son frère Robert en 1106. Il meurt à Lyons-la-Forêt, en Normandie, le 1er décembre 1135, à l’âge de 67 ans.

Elle est consacrée en 1156 par Hugues III d’Amiens archevêque de Rouen, peut-être avec la présence d’Henri II de Plantagenêt et Thomas Becket.

1161, naissance d’Aliénor à Domfront, fille du roi d’Angleterre Henri II et d’Aliénor d’Aquitaine. Elle se marie avec le roi de Castille qui donneront naissance à Blanche de Castille, mère du futur Louis IX, elle est donc la grand-mère du roi.

Elle subit les affres de la Guerre de Cent-Ans puis des Guerres de Religions, notamment par Gabriel de Montgomery, régicide malheureux d’Henri II roi de France.

Jusqu’à la Révolution Française, c’est un fief et prieuré de l’abbaye bénédictine de Lonlay.

destruction eglise romane notre dame eau

Photo prise sur une pancarte, elle réprésente l'église avant sa transformation en 1836.

1836, une partie de l’église est détruite, malgré l’intervention de Prosper Mérimée, afin d’élargir la route de Mortain. Quatre travées de la net et les bas-côtés sont détruits, tandis que les pierres tombales sont utilisées comme parement pour la chapelle du Collège qui deviendra en 1904 un Théâtre Municipal.

1840, elle est classée au titre des Monuments Historiques.

1935, elle est classée Monument Historique.

1957, découverte de peintures murales du XIIIe siècle.

1944, elle subit de graves dommages suite aux bombardements du quartier de la gare par les Alliés.

Architecture de l'église

choeur eglise romane

Autel du XIIe siècle et le choeur de l'église.


Le plan d'origine comporte une nef de six travées à larges bas-côtés, un transept saillant, un chœur d'une travée terminé par une abside et deux absidioles ouvrant sur le transept. On note deux phases de construction très proches, la nef et le transept avec le chœur. Elles sont marquées par un changement d'axes6.

Avant la destruction, la tour carrée (remaniée au xiie siècle) s'élève à la croisée du transept, entre la nef et le chœur, l'escalier étant ménagé dans un pilier. La nef mesure 40 m de long et 15,60 m de largeur avec une hauteur de 13 m. La façade est ornée d'un grand portail roman avec six colonnes et chapiteaux couverts d'entrelacs, séparés par des angles saillants que l'on a replacé dans le nouveau mur. La nef, après démolition, est rebâtie sur une longueur de 9,45 m et une largeur de 7,50 m. Presque toutes les maçonneries extérieures des bas-côtés étaient disposées en arêtes de poisson, le mur intérieur des bas-côtés offrait une suite d'arcades voutées. Le transept est la partie la plus caractéristique de l'édifice, certains supports cruciformes ont des demi-colonnes montant sur toute la hauteur ce qui est très rare en France mais fréquent dans le monde germanique, le chœur est vouté d'arêtes sur deux rangées d'arcatures surmontées de fenêtres hautes comme la nef qui elle n'est pas voutée. L'abside et les chapelles du transept sont seules intactes.

La sculpture

nef eglise romane


Les chapiteaux taillés dans du granit n'ont pas la finesse de ceux taillés dans du calcaire mais ils s'ornent de décors géométriques : entrelacs informes, étoiles et crossettes, de végétaux stylisés, de formes humaines et de masques, de têtes de béliers et de bœufs. Cette sculpture porte la marque des chantiers caennais et de la Bretagne toute proche

Le mobilier


Dans l'église, se trouvent un maître-autel du XIIe siècle, une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle, un gisant du XVIIe siècle de Pierre Ledin, personnage probablement inventé , ainsi qu'une collection de dalles funéraires dont celle de la marquise de Lesdin du début du XVIIe siècle.



 L'église vu du château de Domfront.

 

 

 

 

 

sources : Notre Dame de l'Eau Domfront éditée par La Paroisse Saint Sauveur en Domfrontais ( en vente sur place ), Wikipédia

 

Photographies & Photos

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