Saint-Epain, église & Monuments

 

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L’Eglise actuelle, dédiée à Saint-Epain, fut édifiée principalement entre 1120 et 1155, en remplacement d’une plus ancienne, mentionnée au VIIIe siècle. Saint-Épain malgré les apparences d’un petit village est, avec ses 6 265 hectares, la plus grande commune du canton de Sainte-Maure, et se situe en sixième place du département d’Indre-et-Loire en termes de superficie.

 

Historique
source : source sur place, documentation diverses,

 


L'enceinte fortifiée, datant du XIIIe siècle, fut détruite à la fin du XIVe pendant la guerre de Cent-Ans. Elle est reconstruite après 1437.


Aujourd’hui il ne reste de ces fortifications que la tour cylindrique, défendant la porte fortifiée ouest, laquelle s'ouvre en couloir sous l'hôtel de la prévôté, datant quant à lui du XVe siècle. Ses fenêtres à meneaux sont d'un grand intérêt architectural. La porte fortifiée et la tour ont été classées Monuments historiques un an après l'église, en 1914. La porte fortifiée est utilisée aujourd’hui comme salle d’exposition d’art moderne.

Saint-Épain se nommait au VIIIe siècle Brigogalus. Ce nom de racine celtique et d’origine gauloise, venant de Briga « forteresse », « hauteur », « château fort », et de Ialo, de même origine, désignant « endroit », « clairière », « champ » signifie « endroit fortifié ». On peut donc penser que Saint-Epain fut au moins un lieu fortifié d'origine gauloise.

La première mention apparait dans un diplôme de Charlemagne datant de 774.

La première église connue est du IXe siècle, elle est désignée dans une charte en 857. L'église était dédiée à saint Épain, fils de Sainte Maure, converti et baptisé vers 390.Plus rien n'en subsiste aujourd'hui.

C’est à partir du XIe siècle que le village prend le nom du martyr saint Épain :’est à partir du XIe siècle que l’appellation de la cité prend une forme proche de sa forme actuelle, du nom du martyr Saint-Epain: Sanctus Spanus en 1022.

Le nom réparrait dans des écrits en 1090 et en 1256 ; sous celui de Saint-Espain en 1280 dans une charte de Saint-Martin ; de Saint-Espaing et Expaing dans un cartulaire de l'archevêché de Tours en 1334. Le nom de Saint-Espain disparait à la révolution française pour devenir Saint-Epain.

 

Jeanne d'Arc

 


Une tradition, dite « très ancienne », rapporte qu’avant d’arriver au Château de Chinon pour y reconnaitre le dauphin, Jeanne d’Arc et ses compagnons passèrent par l’Ile-Bouchard et entrèrent par le portail nord dans l’église de Saint-Epain pour y prier. Notons que c’est étayé par aucun document d’époque ; Néanmoins le passage par Saint-Epain, en venant de Sainte-Catherine de Fierbois, est tout à fait plausible, mais reste fortement incertain au sujet d’une éventuelle prière ou passage dans l’église, même si Jeanne d’Arc était connue à son époque pour être particulièrement dévote au sujet des prières. 
D’autres légendes, elle se serait abritée dans la chapelle Notre-Dame-de-Lorette durant une averse ; l’autre légende, elle se serait reposée un instant sous l'un des chênes du parc de Montgoger… Il faut se méfier des assertions légendaires qui ont nourris le début du XIXe siècle après sa canonisation, sortant ou inventant des légendes d’outre-tombes dont les origines sont rarement identifiables et donc peu fiables. Seul son passage par Saint-Epain semble crédible par sa position sur la route entre Chinon et Sainte-Catherine-de-Fierbois, sans qu’on sache cependant si elle ne fit qu’y passer ou si elle s’y arrêta. 

 

Cinéma

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Saint-Epain conserve depuis les années 70-60 une vieille salle de cinéma qui fut probablement utilisée jusqu’en dans les années 60 - 70 comme moyen d’information pour la population jusqu’à l’avènement de la télévision généralisée dans les années 70 à 80. Elle est aujourd'hui restée dans son état d'origine, les cartes postales sur les murs semblent dater des années 60 à 80.

 

L’Eglise de Saint-Epain

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L’église était initialement constituée que d’une simple nef non voûtée, terminée par une abside semi circulaire propre aux églises romanes. Puis un transept est rajouté plus tard, la nef constituée de deux travées est finalement couverte en 1150 de voûtes de style angevins sur croisées d’ogives constituées de deux tores séparés par un méplat. Le style angevin se caractérise par des voûtes plus bombées et des nervures plus importantes.
Les colonnes, engagées au Sud, sont ornées de beaux chapiteaux décorés de monstres roman et de feuillages. Le mur méridional de la nef est celui d’origine, XIIe siècle, le transept est également de cette période, elle est couverte d’une coupole sur pendentifs.
L’abside et le chœur, constitués de deux étroites travées, ont été remaniées au XIIIe et XVe siècles. Les bras du transept furent abattus et remplacés par deux chapelles de deux travées voutées sur croisées d’ogives et terminées par un chevet plat.
La chapelle méridionale est éclairée par deux baies flamboyantes.
Une autre église, placée sous le double vocable de Saint-Martial et de Saint-Martin a totalement disparu.
 Vers 1550 l'église fut continuée à l'ouest par un collatéral de deux travées. Elle connut d'importantes restaurations au milieu du XVIIIe siècle, en 1856 et 1870. 
Le portail moderne, très décoré, résulte de restaurations du XIXe siècle principalement et s’éloigne des décorations d’origines. 
L'édifice fut classé Monument historique depuis 1913.
Le clocher est du XIIIe siècle.

 

Saint-Epain

La légende dit que sa mère Maura, riche veuve de Hongrie, et ses frères, dont saint Principin, furent baptisés par saint Martin alors évêque de Tours, à la fin du IVe siècle vers l’an 390.  Sa famille est issue  du peuple Wisigoth originaire de Scandinavie, il s'agirait de Goths occidentaux ou Goths sages et initialement de religion Arienne. Epain aurait été rattrapé par les troupes du roi des Goths et mourut martyr à Saint-Epain en Touraine.

 

Autres lieux ( source texte wikipédia )

Le viaduc de Besnault

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D'une longueur de trois-cent-trois mètres, il est l'œuvre de l'architecte Jules de la Morandière. Ses quinze arches, hautes de trente-et-un mètres, permettent à la voie ferrée du Paris-Bordeaux de traverser la vallée de la Manse. Louis-Napoléon Bonaparte, inaugura cet ouvrage d’art le 15 octobre 1852, et l'emprunta à cette occasion. Les travaux avaient été achevés le 19 janvier précédent. Les dolmens de la région ont servi de fondations au viaduc. À proximité se trouve le château de Brou, dominant la vallée de la Manse, édifié en 1475 par les seigneurs de Sainte-Maure.

La chapelle Notre-Dame-de-Lorette

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D'origine inconnue, mais fréquent en Touraine, voir à Chinon, elle aurait été le refuge d'un ermite. Son blason au dessus de la porte est pour l'instant non identifié. Elle serait datée du XVe, comme la maison voisine. Cette dernière est creusée dans le coteau et éclairée par une fenêtre à croisée de pierre. Le linteau de la porte est décoré par une petite accolade, d'un intérêt aussi grand que celui des sculptures se trouvant à l'intérieur, représentant, notamment, Dieu en vieillard barbu. Une fontaine dédiée à saint Marc, proche de Notre-Dame-de-Lorette, fut un temps un lieu de pèlerinage. Notre-Dame-de-Lorette, reste un lieu de pélerinage 

La maison des Angelots

Datée du xve siècle, elle possède une façade sculptée d’un décor gothique d'angelots, mais visible que dans la cour intérieure.  l’Auberge du Cheval Gris y était logée au début des années 1900.
 

Les carrières de sarcophages du haut Moyen Âge des Roches

.La découverte de silex attribuables à la période allant du Paléolithique au Néolithique témoigne d'une présence humaine remontant à la préhistoire. Atelier de taille de sarcophages mérovingiens à partir du vie siècle. Les sarcophages trapézoïdaux constituaient un mode d'inhumation relativement courant sur les sites funéraires du haut Moyen Âge. En 857, une notice de plaid en faveur de Norbert curé de St Epain mentionne la villa de Malebuxis (pancarta nigra, Sunt enim ipsae res ia villa quae vocatur Male-Buxis). Malebuxis ancien nom des Roches à l'époque carolingienne (le Gué de Maubuy est situé en contrebas des Roches). À partir du xie siècle une partie des carrières est utilisée comme habitations. Au Moyen Âge, plusieurs textes mentionnent "Les Roches" (ancien fief), possession de la collégiale de Saint-Martin de Tours5.

 

Remerciements à Waytrez, André Rapinat qui m'a ouvert gentiment les portes de la prévoté et du cinéma lors de son expostion en 2015, décédé le 5 juillet 2017.

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Photographies

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