Les Guerres de Religion 

et leurs

Edits de Pacification

 

Les Guerres de Religions, qui est en réalité est aussi une lutte d'influence religieuse, économique et politique, vont durer une quarantaine d'année. l'Edit de Nantes, ou Paix de Nantes, est un acte majeur de l'histoire de France qui a mis fin au juqu'au boutisme des uns et des autres qui avaient mis le pays à feu et à sang. 

On aurait pu penser que le protestantisme aurait par la suite une influence religieuse plus importante, elle l'a été pendant quelques décennies, mais force de constater qu'elle a perdu rapidement de son influence après l'Edit de Nantes sauf en Alsace; Mais à l'époque le territoire Alsacien était principalement indépendant ou sous l'empire Germanique, ce qui explique encore aujourd'hui certaines différences notoire et c'est seulement sous Louis XIV que l'Alsace entre dans le giron du Royaume de France. Pendant cette conquête une forme de Guerre de Religion va naître dans le territoire Alsacien mais sans jamais connaître la violence et l'intensité de ces Guerres de Religions du XVIe siècle au Royaume de France.

 

 

 

<a href=Anne de Montmorency, portrait" width="613" height="839" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" title="Anne de Montmorency, portrait" />Anne de Montmorency, peinture au Chantilly&catid=72" title="Château de Chantilly">Château de Chantilly

 

Première de Religion de Mars 1562 à mars 1563

Elle se termine La paix d'Amboise, ou édit d'Amboise, est un traité de paix signé le 19 mars 1563 par Louis de Condé, chef des protestants, et Anne de Montmorency, chef de l'armée catholique. Elle détermine la liberté de conscience, liberté de Culte limitée aux faubourgs d'une ville par baillage et culte de fief.

 

 

Deuxième guerre de religion de septembre 1567 à mars 1568

Paix de Longjumeau et édit de Paris du 23 mars 1568 confirmant l'édit d'Amboise.

 

Troisième guerre de religion d'août 1568 à août 1570

Édit de Saint-Germain-en-Laye du 8 août 1570 confirmant les édits d'Amboise et de Paris : liberté de conscience, liberté de culte limitée, quatre places desûreté, libre accès aux fonctions publiques.

 

Quatrième guerre de religion d'août 1572 à juillet 1573


Edit de Boulogne du 2 juillet 1573 : confirmation des édits précédents (liberté de culte réduite), quatre places de sûreté

 

Cinquième guerre de religion d'octobre 1574 à mars 1576


Édit de Beaulieu, Paix  de Loches ou «Paix de Monsieur» du 6 mai 1576 : liberté de culte quasi complète, sauf à Paris et dans les résidences royales, égalité d'accès aux emplois civils et militaires, huit places de sûreté.  Il est signé à Beaulieu-lès-Loches par Henri III de France.

 

Sixième guerre de religion de décembre 1576 à septembre 1577


Paix de Bergerac du 14 septembre 1577 et édit de Poitiers du 17 septembre 1577, en retrait par rapport à l'édit précédent de Beaulieu : maintien du culte rivé, culte public dans les villes protestantes, dans les faubourgs d'une ville par ailliage.

 

Septième guerre de religion de novembre 1579 à novembre 1580, dite « guerre des Amoureux »

Traité de Nérac du 28 février 1579 confirmant ledit de Poitiers de 1577 (quinze places de sûreté) et Traité de Fleix du 26 novembre 1580 confirmant le traitéde Nérac pour six ans.

 

Huitième guerre de religion de 1585 à 1598

Traité  de Nemours du 7 juillet 1585 annulant les édits antérieurs et proscrivant la liberté de conscience et de culte. (dit d'Union du 15 juillet 1588 entre Henri III et la Ligue contre les hérétiques et Henri, roi de Navarre. édit de Mantes de juillet 1591 annulant l'édit de Nemours et rétablissant lesédits de Pacifications

 

Édit de Nantes du (30) avril 1598

Edit de Nantes signé par Henri IVSigné par Henri IV il met un terme au conflit en organisant lacoexistence pacifique entre les deux confessions. L'édit de Nantes est à mettre au crédit du roi Henri IV qui,  par une certaine adresse politique, réussit enfin à mettre un terme à la guerre civile qui fait rage.

On peut penser, sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, qu'Henri de Navarre fut probablement enclin à résoudre ces guerres non seulement par la dureté de celles-ci, Henri a participé à des combats dès l'âge de 15 ans, mais aussi très certainement par le risque de l'effondrement et de l'éclatement du royaume à court ou moyen terme.

On peut rappeler qu'Henri se converti à plusieurs reprises, reniant à chaque fois son serment, peut-être guidé par son intelligence d'esprit qui ne le réduisait pas à des obligations souvent arbitraires, et aussi par son opportunisme très souvent habile qui ont permis à ce dernier de faire abstraction de certaines fureurs vengeresses.

Malgré ce qu'on pourrait croire aujourd'hui, Henri IV avait un nombre important d'ennemis, y compris à la cour. La mort du roi reste encore aujourd'hui un mystère dans le sens qu'il n'est pas certain que Ravaillac est agi seul, même si ce dernier est très probablement un fanatique catholique, type de personnage qui  existait dans les deux camps.

 

les grands points de l'Edit de Nantes


L'édit de Nantes rétablit la paix civile :

« Défendons à tous nos sujets de quelque état et qualité qu'ils soient... [de] s'attaquer, ressentir, injurier ni provoquer l'un l'autre par reproche de ce qui s'est passé pour quelque cause et prétexte que ce soit,... mais pour se contenir et vivre paisiblement ensemble... » (article 2) ;


Il affirme le rétablissement général du catholicisme :

« Ordonnons que la religion catholique apostolique romaine sera remise et rétablie en tous les lieux et endroits de notre royaume et pays de notre obéissance, où l'exercice d'icelle a été intermis [interrompu]... » (article 3) ;


L'edit de Nantes instaure la liberté de conscience totale pour les protestants ainsi qu'une liberté de culte limitée mais réelle :

« Et pour ne laisser aucune occasion de troubles et différends entre nos sujets, avons permis et permettons à ceux de ladite religion prétendue réformée, vivre et demeurer par toutes les villes et lieux de notre royaume et pays de notre obéissance, sans être enquis, vexés, molestés ni astreints à faire chose pour le fait de la religion contre leur conscience... » (article 6) ;


« Nous avons aussi permis à tous seigneurs, gentilshommes et autres personnes... faisant profession de la religion prétendue réformée, ayant en notre royaume et pays de notre obéissance haute justice ou plein fief de haubert (comme en Normandie)... [dans leur maison principale et lorsqu'ils y demeurent, cette liberté du culte est totale... Pour les seigneurs non hauts justiciers, la liberté de culte est limitée à la famille...] » (articles 7 et 8).


« Nous permettons aussi à ceux de ladite religion faire et continuer reyercice «ficelle en toutes villes et lieux de notre obéissance, où il était par eux établi... en l'année [1596] et en l'année [1597]... » (article 9).

L'édit est signé dans la capitale bretonne le 30 avril. C'est « la paix de Nantes » car elle se présente comme la paix d'Augsbourg accordé par Charles Quint aux luthériens en 1555, une paix religieuse, négociée et définitive.

La législation nouvelle n'instaure pas la coexistence à égalité des deux religions : elle octroie à une minorité confessionnelle un certain nombre de droits pour permettre aux fidèles de pratiquer leur foi en toute liberté de ronv ience, mais non de culte public, car ils restent dans le cadre d'une nation qui est majoritairement catholique.

L'édit fut complété par  56 , articles secrets, les «particuliers», et par des clauses plus secrètes encore, les «brevets» qui traitait les générosités royales destinées à financer  les dépenses militaires du parti protestant.

Henri IV remplissait ainsi la mission qu'il s'était donnée. Après la paix des armes, assurer la paix des consciences, en prescrivant  à tous ses sujets d'oublier définitivement toutes les vieilles haines et querelle, Il a voulu « une loi générale, claire, nette et absolue par laquelle ils soient réglés sur tous les différends » pour que Dieu puisse être prié dans tout le royaume, si ce n'est d'une même formes au moins «d'une même intention ».

 

***

 

Après l'Edit de Nantes, d'autres Rébellions Huguenotes vont naître à partir de 1621, mais les combats seront plus localisés, diffus et principalement dans le Sud partie où les Huguenots ont une influence encore très forte :

1621 Prise du Château de Saumur · Saint-Jean-d'Angély · Blocus de La Rochelle · Siège de Montauban ·

1622 : Combat de Riez · Siège de Royan · Siège de Sainte-Foy · Siège de Nègrepelisse · Siège de Saint-Antonin · Siège de Montpellier · Bataille navale de Saint-Martin-de-Ré · Traité de Montpellier ·

1625 : Bataille du Blavet · Reprise de l'Île de Ré ·

1626 : Traité de Paris · Saint-Martin-de-Ré · Bataille du pont du Feneau (1627) · Siège de La Rochelle ·

1629 : Siège de Privas · Siège d'Alès · Reddition de Montauban · Paix d'Alès

 

Source principale : Exposition sur Henri IV en 2010 au Château Vieux de Saint Germain en Laye


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