Histoire & Visite

 

 Palais National de Compiègne, aujourd'hui un musée Impérial et de la Voiture, fut édifié au XVIIIe siècle par Louis XV

 

Le Palais National de Compiègne, aujourd'hui un musée Impérial et de la Voiture, fut édifié au XVIIIe siècle par Louis XV et terminé sous Louis XVI. Relativement dégradé au début du XIXe c'est Napoléon Ier qui va le faire restaurer en 1807-1808.

Connu pour son parc, sa forêt de Compiègne, le Palais fut dès Charles le Chauve une des résidences importantes de la Royauté, puis de l'Empire.

 

 

Historique & Histoire 
source : source sur place, documentation diverses,

 

L’histoire du château de Compiègne remonte aux premiers temps de la monarchie française.

Les deux premiers palais qui furent construits à des époques différentes le furent sur des emplacements bien différents de celui que nous connaissons aujourd'hui. Sous Clovis la présence d'une "ville" est attestée, probablement située sur l'emplacement de l'Abbaye de Saint-Corneille.

C’était pri­mitivement une de ces maisons de chasse où les rois de la première race passaient une partie de l’année, lorsqu’ils n’étaient pas en guerre. Clotaire Ier y termina ses jours le 30 novembre 561 ou 31 décembre 561 . On vit souvent encore arriver dans Compiègne ces princes « fainéants » que traînaient dans de lourds chariots Quatre bœufs attelés, d’un pas tranquille et lent.

Les rois carlovingiens héritèrent de ce goût pour Compiègne.

Troisième Palais

Charles le Chauve y fit de fréquents séjours et rebâtit le château, qui devint pour 1'époque une résidence somptueuse. C'est sur cet emplacement que le troisième palais de Compiègne va être construit, modifié et reconstruit pour devenir celui que nous connaissons aujourd'hui.

Louis le Bègue y lut cou­ronné et y mourut. Sous cette race, Compiègne vit encore le sacre du roi Eudes et la mort de Louis V.

A dater de l’avènement de Hugues Capet, le château de Compiègne vit commencer pour lui de longues an­nées d’abandon. Cependant Roi Saint-Louis, Louis IX y séjourna quelquefois, et l’on sait que Charles V y reconstruisit complètement la forteresse de Charles le Chauve. Les travaux lancés par Charles V furent terminés probablement vers 1380. Il reste de ce palais médiéval quelques pans de murs enrobés dans la maçonneries du XIIIe, du côté de la terrasse Louis-Philippe et sur les remparts de la Porte Chapelle.

Sous les règnes de Charles VI et de Charles VII, Compiègne fut tour à tour assiégé et pris par les Bour­guignons, les Anglais et les Français. En 1429, le château et la ville étaient déjà retombés au pouvoir de Charles VII et de nouveau bloqués par les Anglo-Bourgui­gnons, quand Jeanne d'Arc - Histoire & Parcours vint s’y jeter. Quelques jours après, la Pucelle - Puella - Jeanne la Pucelle est informée qu’un renfort lui est envoyé.

Le 24 mai, elle se résout a tenter une sor­tie pour le seconder. Le matin, elle alla communier à l’église Saint-Jacques, s’appuya tristement contre un des piliers et dit aux bonnes gens et aux enfants qui étaient là en grand nombre : « Mes bons amis et mes chers enfants, je vous le dis avec assurance, il y a un homme qui m’a vendue ; je suis trahie et bientôt je serai livrée à la mort. Priez Dieu pour moi, je vous supplie, car je ne pourrai plus servir mon roi ni le noble royaume de France. ».

Au sortir de 1'église, elle monte à cheval, prend avec elle six cents hommes et s’avance hors des murs de la ville.Les assiégeants, d’abord surpris, reculèrent. Mais, remis en un moment, ils poussèrent les assiégés jus­qu’au rempart. Arrivée au pied de la muraille, elle resta devant la poterne pour couvrir la retraite des siens, qui se pressaient pour rentrer dans la ville. Son costume la désignait ; elle fut bientôt entourée, saisie, tirée à bas du cheval.  Il est possible même que le pont-levis fut relevé. L’archer picard qui l’avait prise la vendit à Jean de Luxembourg, et moyennant dix mille livres et une pension de cinq cents francs, celui-ci la céda aux Anglais, qui brûlèrent  sur le bûcher à Rouen, 30 mai 1431, comme dit Villon, « Jehanne, la bonne Lorraine ».

XVIe

Après ce triste événement, nouvelle interruption dans les fastes de Compiègne. François Ier y vint quel­quefois et fit même dans cette ville, en 1526, une pro­motion de chevaliers de l’ordre de Saint-Michel ; mais rien n’indique qu’il ait songé à embellir le palais. Toutes ses prédilections étaient pour le château de Villers-Cotterêts, à quelques lieues de là, dont il avait fait une résidence somptueuse. Cependant c’est à Compiègne qu’il reçut Charles-Quint, en 1540, lors­que l’empereur traversa la France pour aller châtier les Gantois révoltés.

Henri IV établit souvent son quartier général à Compiègne pendant les dernières années de sa guerre contre les Espagnols. En 1595, « on accusait le roi, dit Sully, de se tenir à Compiègne pour quelque amou­rette. En réalité, il y attendait la jonction de toutes ses forces pour aller sur la frontière, au-devant du duc de Parme ». Sully vint rejoindre son maître à Com­piègne et lui dévoila, preuves en main, un complot avec l’étranger, où avaient trempé, entre autres grands seigneurs, le comte de Soissons et le duc de Mayenne.

Le roi accueillit chaleureusement son ami, qui avait fait le voyage de Compiègne, à peine remis d’une blessure à l’épaule, prit bonne note de ses avis et le renvoya quelques jours après, en lui disant : « Adieu, mon ami, ayez l’œil au guet, servez-moi bien et vous assurez de mon amitié. »

XVIIe

En 1624, un traité signé à Compiègne assura l’al­liance de Louis XIII avec la république des Provinces- Unies. En février 1631, quelques semaines après la Journée des Dupes, la cour de France s’installe dans le château. Marie de Médicis l’emplit toujours de scs intrigues. Déjà, Louis XIII a pris la résolution de se séparer de sa mère. Il ordonne à la reine Anne d’Au­triche de se préparer à quitter Compiègne de grand matin, et lui fait dire par le garde des sceaux que la reine mère restera dans ce château, sous la garde du maréchal d’Estrées. Anne d’Autriche effrayée demande à Maris de Médicis une entrevue qui lui est aussitôt accordée. « Anne d’Autriche, raconte Mme de Motteville, prit seulement une robe de chambre, et toute en chemise passa chez la reine, sa belle-mère, qu’elle trouva dans son lit, assise sur son séant. Elle tenait ses genoux embrassés, et ne sachant que deviner de ce mystère, elle s’écria en voyant la reine et lui dit :  Ah ! ma fille, je suis morte ou prisonnière. Le roi « me laisse-t-il ici? Que veut-il faire de moi? » La reine touchée de compassion, se jeta entre ses bras, et quoique du temps de sa faveur elle en eût été quel­quefois maltraitée, l’état présent où elle était effaçant ce souvenir, elle pleura sa disgrâce, la ressentit et lui témoigna un regret sensible de la résolution du roi, qu’elle lui apprit avec l’ordre de la détention. Ces deux princesses se séparèrent satisfaites l’une de l’au­tre, mais toutes deux bien touchées de se voir les vic­times du cardinal de Richelieu, leur ennemi commun. Ce lut la dernière fois qu’elles se virent. »

Quelques mois se passent, et Louis XIII apprend un beau jour que, le 19 juillet, « par une longue et belle soirée d’été, un carrosse attelé de six chevaux, appartenant à une dame de la cour, était sorti vers dix heures, par la porte de la ville de Compiègne; qu’à la même heure une dame accompagnée d’un gentil­homme s’était fait ouvrir une porte du château don­nant sur le rempart, comme pour aller prendre le frais ; que le carrosse et ceux qu’il portait avaient passé l’Oise sur le bac, lequel n’était plus revenu de l’autre rive jusqu’au lendemain ». Ainsi s’expriment les mémoires du temps. La fugitive était Marie de Médicis, partant pour un exil qui devait durer jusqu’à sa mort, en 1642.

C’est encore à Compiègne que Louis XIII et le grand chancelier de Suède Oxenstierrr signèrent, en 1635, le traité qui décida l’intervention de la France dans la guerre de Trente ans.

Pendant la régence d’Anne d’Autriche, Louis XIV fit à Compiègne quelques séjours d’assez longue du­rée. Il y vint avec sa mère en 1649, au début de la Fronde. « Le séjour de la reine à Compiègne servit un peu à délasser son esprit des affaires qui en avoient troubler le repos. La forêt et la rivière qui font l’orne­ment de cette petite ville lui firent passer d’agréables heures et donnèrent beaucoup de divertissement au roi et à Monsieur, qui étant tous deux trop jeunes pour prendre part aux maux de l’Etat, ne pensaient qu’à chercher du plaisir partout où ils le trouvaient. »

Pendant ce temps Anne d’Autriche négociait la rentrée de la cour à Paris et recevait la visite des prin­cipaux frondeurs qui venaient laire leur soumission. L’un des premiers fut le laineux coadjuteur de Retz, qui arriva à Compiègne au lever de la reine.

« Comme je montois l’escalier, dit-il, un petit homme habillé de noir, que je n’avois jamais vu, et que je n’ai jamais vu depuis, me coula dans la main un billet où étoicnt ces mots en grosses lettres : « Si « vous entrez chez le roi, vous êtes mort. » J’y étois, il n’étoit plus temps de reculer. Comme je vis que j’avois passé la salle des gardes sans être tué, je me crus sauvé. Je témoignai à la reine que je venois as­surer de mes obéissances très humbles et de la dispo­sition où étoit l’Église de Paris de rendre à Leurs Majestés tous les services auxquels elle étoit obligée. J’insinuai dans mon discours tout ce qui étoit néces­saire pour pouvoir dire que j’avois beaucoup insisté pour le retour du roi. La reine me témoigna beau­coup de bonté, et même beaucoup d’agrément sur ce que je lui disois ; mais quand elle fut tombée sur ce qui regardoit le cardinal Mazarin, et qu’elle eut vu que, quoiqu’elle me pressât de le voir, je persistais a lui répondre que cette visite me rendroit inutile a son service, elle ne put plus se contenir, et tout le pouvoir qu’elle eut sur elle fut, à ce qu’elle a dit depuis, de ne me rien dire de fâcheux. »

Quelques jours après cette visite, Mme de Chevreuse eut permission de faire la sienne. Mm0 de Chevreuse était toujours, non plus par elle-même, mais par ses relations, une amie ou une ennemie fort importante. Toutefois elle craignait qu’il ne lui arrivât quelque accident pendant le voyage, et, pour la décider a le faire, il fallut qu’on lui donnât un sauf-conduit. En effet, elle revint à Paris sans encombre. Mais la reine ne l’avait point embrassée.

Le lendemain, ce fut le tour du prince de Conti, qui alla jusqu’à accepter une invitation du cardinal Mazarin. Quelques jours apres, la cour rentrait à Paris.

N oublions pas une anecdote qui se rapporte encore à ce séjour, et que nous devons à Laporte, valet de chambre de Louis XIV. Condé, dit-il, était entré en passant dans le cabinet où étudiait le roi. Louis se leva pour le recevoir, « et ils furent un instant tous deux auprès du feu, où le roi se tenoit toujours dé­couvert, ce qui ne me plaisoit pas. Je m’approchai donc de son précepteur et lui dis qu’il le falloit faire couvrir, à quoi il ne répondit rien. J’en dis autant au sous-gouverneur qui n’eut pas plus de hardiesse. Ainsi, je m approchai de Sa Majesté, et lui dis tout bas par derrière de se couvrir : ce que M. le Prince ayant aperçu : « Sire, Laporte a raison, il faut que « Votre Majesté se couvre, et c’est assez nous faire « d honneur quand elle nous salue. » S’étant trouvé seul quelques moments après avec Laporte, Condé lui demanda « s’il y avait apparence qu’il fût honnête « homme, » et sur une réponse affirmative, il s’écria :

« Vous me ravissez, car il n’y a pas de plaisir d’obéir « à un sot. »

En 1656, Anne d'Autriche et Louis XIV reçurent a Çompiègne la reine Christine, qui avait déjà fait à Paris un assez long séjour. La première entrevue eut lieu à quelques lieues de Compiègne, au château du Fayet, avec un appareil royal. Mme de Motteville ra­conte que « la reine gothique » lui parut d’abord « comme une Égyptienne dévergondée, qui par hasard ne serait pas trop brune ». Christine portait un accou figure d’un pourpoint d’homme, et l’autre moitié celle d’une hongreline de femme, mais si mal ajustée, qu’une de ses épaules sortoit toute d’un côté, qui étoit celle qu’elle avoit plus grosse que l’autre. Sa chemise étoit faite a la mode des hommes, et sortoit par eu bas de son demi-pourpoint, comme celle des hommes, et elle faisoit sortir au bout de ses bras et sur ses mains la meme quantité de toile que les hommes en laissoient, voir alors au défaut de leur pourpoint et de leurs manches. Sa jupe étoit grise, chamarrée de pe­tits passements d’or et d’argent, elle étoit courte, et au lieu que nos robes sont traînantes, la sienne lui faisoit 'oir les pieds découverts. Elle avoit des rubans noirs renoues en maniéré de petite oie, sur la ceinture de sa jupe. Sa chaussure étoit tout à fait semblable à celle des hommes et n’étoit point sans grâce. Elle au- r°it eu les mains belles sans la crasse qui les couvroit. » Avec tout cela, elle plaisait.

Anne d’Autriche, arrivée à Compiègne, conduisit son hôtesse dans son appartement, et raconta com­plaisamment à ses dames que Christine, sous prétexte d’examiner le portrait du roi et de son frère qu’elle avait au bras, lui avait fait ôter ses gants, « et lui avait dit les choses du monde les plus polies sur la beauté de ses mains ». Elle mena ensuite la reine de Suède a la Comédie italienne qui ne lui plut pas.

« Après cela, on la mena dans sa chambre où elle fut servie par les officiers du roi. 11 fallut qu’on lui don­nât jusqu a des valets de chambre pour la servir et pour la déshabiller; car elle étoit seule; elle n’avoit ni dames, ni officiers, ni équipages, ni argent ; elle composoit a elle seule toute sa cour. Nous ne lui vîmes que deux femmes qui ressemblaient plutôt à des revendeuses qu a des dames de quelque condi­tion. Enfin, je serois tentée, en faisant la description de cette princesse, de la comparer aux héroïnes des ro­mans de chevalerie, dont les aventures étoient belles, dont le train était presque pareil au sien, et de qui la fierté avoit du rapport à celle qui paraissoit en elle. Je pense même, vu son équipage et sa pauvreté, qu’elle ne faisoit pas plus de repas et ne dormoit pas mieux que Marfise ou Bradamante, et qu’à moins d’arriver par hasard chez quelque grand roi comme le nôtre, elle ne faisoit pas souvent bonne chère. » Christine se montra d ailleurs extraordinaire en tout ; elle se fit servir par des hommes « dans les heures les plus particulières » ; elle riait démesurément, chan­tait souvent en compagnie, ou rêvait « et sa rê­verie alloit jusqu’à l’assoupissement ». Elle paraissait inégale, brusque, « libertine en toutes ses paroles », tant sur la religion que sur les mœurs. Elle jurait à tout propos. « En présence du roi et de la reine et de toute la cour, elle appuyoit ses jambes sur des sièges aussi hauts que celui où elle étoit assise et les laissoit voir trop librement. Cependant, il étoit dif­ficile, quand on 1 avoit bien vue et surtout écoutée, de ne point lui pardonner toutes ses irrégularités. » Outre la Comédie italienne, on lui donna une co­médie française. « Elle montra d’avoir l’âme passionnée ; elle s’écria souvent sur les beaux endroits, pa­raissant sentir de la joie ou de la douleur, selon les divers sentiments qui étaient exprimés par les vers qui se récitaient devant elle ; puis, comme si elle eut été toute seule dans son cabinet, se laissant aller sur le dos de sa chaise, après ses exclamations, elle de- meuroit dans une rêverie profonde. La reine même ne l’en pouvoit tirer, quoique souvent elle voulut lui parler. »

Une chasse au sanglier, où on mena Christine, ne lui plut pas, « parce qu’elle était périlleuse, et qu elle ne pouvait souffrir qu’on s’exposât à quelque péril que pour acquérir de la gloire ». Elle se moqua « hardi­ment » d’une tragédie que les Jésuites firent repré­senter pour elle dans leur collège. Le lendemain, l’un d’eux, le Père Annat, confesseur du roi, vint lui faire des compliments, sur quelques plaintes qu’elle avait faites contre leur ordre. « Elle lui dit d’un ton moqueur, et avec cette brusque manière qui lui étoit naturelle, qu’elle serait fâchée de les avoir pour enne­mis, sachant leurs forces, et qu’elle chercherait plutôt d’avoir querelle avec un prince souverain qu’avec eux ; mais qu’elle l’assuroit qu’en cas de confession et de tragédie elle ne les choisiroit jamais ; voulant leur reprocher par là qu’ils étoient accusés d’avoir une morale trop indulgente, et se moquer de la mauvaise tragédie où elle avoit été le jour précédent. »

Il paraît que Christine ne prit pas grand plaisir a un festin royal « qui fut, comme de tels repas ont accoutumé d’être, où la profusion fatigue plus 1 esprit qu’elle ne nourrit le corps ». Par contre, elle aimait suivre le jeu, et un jour qu’Anne d’Autriche jouait aux cartes, « elle s’assit près d’elle, et s’ap­puyant nonchalamment sur la table, il parut qu’elle s’oc- cupoit agréablement à regarder les belles mains de la reine; elle les loua et lui dit d’un air galant, qu’elle estimeroit son voyage de Rome en France bien em­ployé, quand elle n’auroit pas eu d’autre avantage que celui de voir en cela seulement la plus belle chose du monde ». C’était savoir prendre la régente par son luible. Anne d’Autriche avait des mains admirables et s en montrait très vaine.

Le séjour de Christine à Compiègne dura dix jours environ. Elle repartit pour Rome le 23 septembre donnes et de 1argent pour les pouvoir payer; elle s'en alla suivie seulement de sa chétive troupe, sans tram, sans grandeur, sans lit, sans vaisselle d’argent m aucune marque royale ». Elle revint en France quelque temps après. Nous avons raconté le drame qui marqua son séjour à Fontainebleau.

Louis XIV vint souvent à Compiègne passer la re­vue de ses troupes. Dans ces occasions, on formait un camp dans la plaine qui s’étend entre l’Oise et la fo­ret, près du palais. C’est en 1692, pendant une de ces revues, que le jeune duc de Saint-Simon, l’auteur des fameux Mémoires, fit ses premières armes dans les mousquetaires du roi. C’est encore à Saint-Simon que nous devons le récit de la fameuse revue de 98 Soixante mille hommes y avaient été réunis sous le commandement du maréchal de Boufflers.

Le maréchal déploya une magnificence extraordi­naire, qui fut imitée par tous ses officiers. Pendant quinze jours, des tables d’une recherche et d’une profusion « elli ayantes » lurent constamment dressées pour toute la cour. « La beauté et la profusion de la vaisselle pour fournir à tout, et toute marquée au ne le fut pas moins, ce fut l’exactitude des heures et des moments de tout service partout : rien d’at­tendu, „en de languissant, pas plus pour les bayeurs laquais, que pour les pre­miers seigneurs, à toutes heures et à tous venants A quatre lieues autour de Compiègne, les villages et les fermes étoient remplis de monde, et François et étrangers, à ne pouvoir plus contenir personne’ et cependant tout se passa sans désordre. Ce qu’il y avoit de gentilshommes chez le maréchal étoit un monde tous plus polis et plus attentifs les uns que les autres a leurs fonctions de retenir tout Ce qui paraissoit, à les faire servir depuis cinq heures du matin jusqu’à dix et onze heures du soir, sans cesse et à mesure, et à faire les honneurs, et une livrée prodigieuse avec grand nombre de pages; des maisons de bois meublées comme des maisons de Paris les plus superbes, une galanterie singulière, et des tentes immenses et magnifiques, dont le nombre pouvoit seul former un camp. L'abon­dance et la somptuosité ne se démentirent jamais d’un seul moment ni d’un seul point. »

Les princes et les princesses de la maison royale dinerent presque tous les jours chez le maréchal Louis XIV y prit un repas en compagnie du roi dé­trôné d’Angleterre, Jacques II. Les troupes étaient par alternent belles. Les généraux ajoutèrent « à la beauté majestueuse et guerrière des hommes, des armes, des chevaux, les parures et la magnificence de la cour, et les officiers s’épuisèrent par des uniformes qui auroient pu orner des fêtes. Le roi s’amusa fort à voir et à faire voir les troupes aux dames, leur arrivée, leur campement, leur distribution, en un mot, tous les détails d’un camp, des détachements et des mar­ches, des fourrages, des petits combats, des convois ».

Enfin, la revue générale, accompagnée de grandes manœuvres où l’on devait simuler un siège, eut lieu le 13 septembre par un temps magnifique. Le roi et les dames se placèrent sur le rempart du château, maintenant transformé en terrasse, vers la porte Ca- pelle, de façon à dominer la plaine. « C’étoit le plus beau coup d’œil que l’on pût imaginer que toute cette armée, et ce nombre prodigieux de curieux de toutes conditions, à cheval, à pied, à distance des troupes pour ne les point embarrasser. Mais un spectacle d’une autre sorte, et que je peindrois dans quarante ans comme aujourd’hui, tant il me frappa, fut celui que, du haut du rempart, le roi donna à toute son armée et à cette foule innombrable d’assistants de tous états, tant dans la plaine que sur le rempart même.

« Mme de Maintenon y étoit, en face de la plaine et des troupes, dans sa chaise à porteurs, entre ses trois glaces et ses porteurs retirés. Sur le bâton de devant à gauche, étoit assise Mme la duchesse de Bourgogne, du même côté, en arrière et en demi-cercle, debout, Mme la duchesse de Bourbon, Mme la princesse de Conti et toutes les dames, et derrière elles, des hommes. A la glace droite de la chaise, le roi, debout, et, un peu en arrière, un denn-cercle de ce qu’il y avoit en hommes de plus distingué. Le roi étoit pres­que toujours découvert, et à tout moment se baissoit dans la glace pour parler à Mme de Maintenon, pour lui expliquer tout ce qu’elle voyoit et les raison de chaque chose : à chaque fois, elle avoit l’honnêteté d’ouvrir la glace, de quatre ou cinq doigts, jamais de la moitié, car j’y pris garde, et j’avoue que je fus plus attentif à ce spectacle qu’à celui des troupes ; quelque­fois elle l’ouvroit pour quelques questions au roi, mais presque toujours, c’étoit lui qui, sans attendre qu’elle parlât, sc baissoit tout à fait pour l’instruire; et quel­quefois qu elle n’y prenoit pas garde, il frappoit contre la glace pour la faire ouvrir. Jamais il ne parla qu’à elle, excepté pour donner des ordres en peu de mots, et quelques réponses a Mme la duchesse de Bourgogne qui tachoit de le faire parler, et à qui Mme de Main- tenon montroit et causoit par signes de temps en temps, sans ouvrir la glace de devant, à travers laquelle la jeune princesse lui crioit quelques mots. Le roi mit souvent son chapeau sur le haut de la chaise pour par­ler dedans, et cet exercice si continuel lui devoit fort lasser les reins. » La cour était plongée dans une stupéfaction profonde.

« On montoit du champ de manœuvres à la terrasse par un escalier fort roidc qui débouchoit devant la chaise à porteurs. Canillac, colonel du régiment de Bourgogne, fut chargé d’aller demander un ordre au roi. Il monte donc par cet escalier et dépasse jus­qu un peu plus haut que les épaules. Je le vois d’ici aussi distinctement qu’alors. À mesure que la tête dé- passoit il avisoit cette chaise, le roi et toute cette assis­tance, qu il n avoit point vue ni imaginée, parce que son poste étoit en bas, au pied du rempart, d’où on ne pouvoit découvrir ce qui étoit dessus. Ce spectacle le frnppa d un tel étonnement qu’il demeura court à regarder, la bouche ouverte, les yeux fixes. Il n’y eut personne qui ne le remarquât ; et le roi le vit si bien qu’il lui dit avec émotion : « Eh bien! Canillac, mon­tez donc! » Canillac demeuroit; le roi reprit : « Mon­tez donc; qu’est-ce qu’il y a ? » Il acheva de monter et vint au roi à pas lents, tremblant et passant les yeux à droite et à gauche avec un air éperdu. J’étois à trois pas du roi. Canillac passa devant moi et balbutia fort bas quelque chose. « Comment dites-vous ? dit le roi. Mais parlez donc! » Jamais il ne put se remettre. Il tira de soi ce qu’il put. Le roi, qui n’y comprit pas grand’chose, vit bien cpi’il n’en tireroit rien de mieux et ajouta d’un air chagrin : « Allez, Monsieur. » Ca­nillac ne se le fit pas dire deux fois, regagna son esca­lier et disparut. A peine était-il dedans que le roi, re­gardant autour de 'lui : « Je ne sais ce qu’a Canillac, dit-il, mais il a perdu la tramontane et n’a plus su ce qu’il me vouloit dire. » Personne ne répondit.

« Vers la fin de la revue, Mmo de Maintenon demanda la permission de se retirer. Le roi cria : « Les porteurs « de Madame ! » Ils vinrent et l’emportèrent. Moins d’un quart d’heure après, le roi se retira, suivi de la du­chesse de Bourgogne et des dames. On ne pouvoit re­venir de ce qu’on venoit de voir. Cet effet fut le même parmi tout ce qui étoit dans la plaine. Jusqu’aux sol­dats qui demandoient ce que c’étoit que cette chaise à porteurs et le roi à tout moment baissé dedans. Il fal­lut doucement faire taire les questions des troupes. »

 

Construction de l'actuel Palais de Compiègne 

Louis XV vint au Palais la première fois en 1728. Il fit complètement rebâtir le château, mais sur les fondations de l’ancien.

1733, début des travaux d'aménagements du château devenu trop petit pour la cour et ses invités qui sont parfois obligés de loger chez l'habitant ou dans des châteaux à proximité.(1) C'est Jacques Gabriel qui chargé des travaux, puis son fils Ange-Jacques Gabriel qui fit édifié notamment le Pavillon de la Muette, Saint-Germain-en-Laye.

1755, un jardin à la française est mis en place et joint le château à la forêt, le rempart est détruit.

Il ordonna aussi la construction d’un pavillon sur la limite du parc pour Mme de Pompadour. C’est dans ce pavillon qu’habitait la du Barry. Cette favorite fut 1'héroïne d’une fête splendide que donna Louis XV, en 1769, lorsque le nouveau palais fut terminé.

Un an après, en mai 1770, Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d’Autriche arrivant de Vienne était reçue à Compiègne par Louis XV et le Dauphin, qui, plus interdit qu’elle, la regardait pres­que à la dérobée et, pour parler le langage officiel du temps, « la salua à la joue ».

1795, si le palais de Compiègne n'est pas endommagé par la Révolution, les meubles furent cependant vendus.

XIXe

Louis XVI et Marie-Antoinette résidèrent souvent à Compiègne, mais sans que leurs séjours aient été marqués par aucun événement d importance. La Ré­volution installa dans le palais un prytanée ; le Consu­lat, une école d’arts et métiers. En 1806 - 1807  Napoléon or­donna une réparation générale, et en 1808 il assignait Compiègne comme résidence a Charles IV, le roi d’Espagne dépossédé.

Charles X ayant quitté Compiègne pour Marseille, Napoléon fit du palais une maison impériale. Il y reçut, le 27 mars 1810, Marie-Louise, archiduchesse d’Au­triche, alors sa fiancée. Cette impératrice se plaisait fort à Compiègne, et c’est pour elle que Napoléon fit construire le grand berceau qui longe tout le parc.

Vers la fin d’avril 1814, Louis XVIII s arrêta quel­ques jours à Compiègne, avant de faire a Paris son entrée solennelle. Il y reçut les maréchaux de 1 Empiic dont il tenait fort à gagner le cœur. « Il leur tendit la main, raconte Thiers, leur dit que dans son exil il avait maux de la France; qu’il était heureux de les rencon­trer les premiers en rentrant dans le patrimoine de ses ancêtres ; qu’il voulait s’appuyer sur eux ; qu’il leur appointait la paix, bien précieux dû à sa famille, mais que si jamais cette paix pouvait être troublée, tout vieux, tout infirme qu’il était, il marcherait à leur tète sous la bannière du vieil honneur français. Puis, aux pa­roles conformant le geste, Louis XVIII prit le bras de deux des maréchaux pour se mouvoir dans les vastes appartements de Compiègne, adressa à chacun d’eux un mot adapté à sa vie, les présenta l’un après l’autre à sa nièce, à ses cousins, les retint à dîner, portant pendant le repas un toast à l’armée, et ne les quitta pas sans les avoir charmés par un mélange de bonne grâce et de dignité qui leur parut bien supé­rieur à la brusquerie impérieuse de leur ancien maître. » Ce fut, on le voit, une vraie scène de comé­die que joua le nouveau roi avec un art consommé.

Autre attitude en face du prince de Talleyrand, qui se présenta le lendemain. Il ne fallait pas tenter de duper ce modèle des diplomates, qu’on était bien forcé de subir, tout en lui gardant rancune de s’être rallié à Napoléon, et surtout d’avoir imposé une charte constitutionnelle aux princes légitimes. L’entrevue fut courte. Louis XVIII et M. de Talleyrand s’en déclarèrent également satisfaits, tout en gardant le silence sur les propos qu’ils avaient échangés. M. de Talleyrand se contenta de dire que le roi était un homme d’esprit, d’infiniment d’esprit, de cet esprit surtout dont la tradition était perdue depuis la fin du dix-huitième siècle. La discrétion de M. de Talleyrand prouva tout au moins l’insignifiance de l’entretien.

Cependant, on annonçait une visite plus impor­tante encore, celle du tzar Alexandre, qui voulait in­sister en personne auprès du roi sur la nécessite de donner aux Français une constitution aussi libérale que possible. Autre comédie. « Louis XVIII ouvrit ses bras au jeune empereur, mais en père que son âge et son rang plaçaient au-dessus des souverains de son temps. Tout en le remerciant de 1 appui prêté a sa famille, il affecta d’attribuer les prodigieux événe­ments auxquels on assistait à des causes providen­tielles et supérieures. Il parut n’avoir rien à apprendre quand le tzar lui parla de l’état nouveau de la France, écouta par politesse, mais en homme à qui un jeune prince n’a rien à enseigner, ne contesta rien, n’ac­corda rien, en un mot resta insaisissable. Alexandre renonça donc à toute insistance trop vive et revint fort déçu, quoique comblé de politesses, n’ayant pu dire que peu de paroles, en ayant encore moins obtenu de son auguste interlocuteur, pas plus content que M. de Talleyrand, mais l’avouant plus franchement. Disposant de deux cent mille soldats et malheureuse­ment maître de la France, il y avait plus de grâce à lui que de confusion à se donner pour éconduit. » 

Louis XVIII reçut encore à Compiègne une députa­tion du Corps législatif, venant le complimenter, puis il prit la route de Paris. Il ne revint que très rare­ment à Compiègne.

Pendant tonte la Restauration Charles X chassa sou­vent dans la magnifique forêt qui entoure le château. Louis-Philippe célébra dans cette résidence le mariage d’une de ses filles, la princesse Louise, avec le roi des Belges (1832).

1867, Napoléon III fait construire la galerie Natoire qui relie le Palais au Théâtre Impérial par l'achitecte Ancelet. (1) 

1870 - 1871, le château est occupé par les Prussiens.

Enfin la cour du second Empire as­sista dans le palais de Compiègne à des fêtes annuelles restées célèbres.

 

LE PALAIS, LE PARC ET LA FORÊT

Le palais de Compiègne est un vaste édifice d’as­pect triste et monotone. Gabriel, qui en donna les plans, fut fort gêné par la disposition triangulaire de l’ancien château, sur les fondations duquel il lui fallait élever le nouveau. Cependant il a su trouver le moyen d’élever deux façades monumentales, l’une sur la ville, l’autre sur le parc. La première rappelle, avec des proportions plus imposantes, le Palais-Royal de Paris ; l’autre, très développée, mais très basse, doit une cer­taine majesté à la magnifique terrasse sur laquelle elle est construite, et surtout à l’admirable perspective qui s’ouvre devant elle.

L’intérieur du palais, que l’on visite entièrement, comprend des appartements d’honneur actuellement transformés en musée, et des appartements réservés encore aménagés comme au temps de la cour impé­riale. On y accède par un vestibule orné de statues et de tableaux et par un escalier d'honneur dont la rampe en vestibule de la Chapelle, tendu de tapisseries des Gobe- lins d’après les fresques de Raphaël, et enfin la Cha­pelle, d’aspect froid, mais où l’on voit de beaux vitraux exécutés sur les dessins de la princesse Marie d’Or­léans, et deux toiles remarquables provenant du Louvre : Adoration des bergers, par le Parmesan, et Jésus chez Simon le Pharisien, par Yéronèse.

Le Musée proprement dit, où l’on pénètre ensuite, est disposé dans une série de pièces sans caractère, sauf la grande galerie des Fêtes, qui date de Napo­léon Ier. Cette immense salle, dont la voûte est sup­portée par vingt colonnes corinthiennes complètement dorées, n’a pas moins de 45 mètres de long sur 13 de large. Onze fenêtres l’éclairent, et ses parois sont déco­rées de tableaux d’une grande valeur.

Parmi les tableaux du musée il y a des toiles remar­quables, surtout de l’école italienne, mais un grand nombre aussi d’insignifiantes et dont l’attribution reste douteuse. Nous nous contenterons de signaler les deux suites relatives a 1 Histoire de don Quichotte, l’une par Natoire et l’autre par Charles Coypel, cette dernière très supérieure à la première. Ce sont de spi­rituelles compositions d’un beau coloris. Il y a en outre, dans une série de salles donnant de chaque côté de la cour d’honneur, une remarquable collection de gravures, de dessins, d’aquarelles et de pastels.

Les appartements réservés qui donnent sur la ter­rasse du parc sont vastes et commodes. L’ameuble­ment on est somptueux. Mais il ne faut pas s’attendre, en parcourant cette longue enfilade de salons, a rien trouver qui rappelle, même de loin, Fontainebleau ou Versailles. Les quinze ou vingt pièces qui composent ces appartements sont loin de présenter toutes le même intérêt. Dans le salon bleu ou salon de repos, on remarquera un beau plafond do Girodet représentant le départ et le retour du guerrier ; — dans la chambre à coucher des Impératrices, dont le lit moderne est d’un bon travail, Girodet a peint au plafond une jolie figure de l’Aurore. — Le boudoir attenant à cette chambre est une jolie piece ronde éclairée par une coupole en verre dépoli qui répand un jour favorable sur les tentures de satin bleu. — Le salon de musique est garni de belles tapisseries des Gobelins. — La bibliothèque et la chambre à coucher des Empereurs ont gardé leur riche mobilier du pre­mier Empire, et Girodet les a décorées de plafonds allégoriques. — La salle du Conseil et le salon de Famille sont peut-être les plus belles pièces du palais, avec leur ameublement Louis XV, leuis tapisseries des Gobelins, et la vue magique dont elles jouissent sur le parc et sur la longue percée qui s’en­fonce dans la forêt après avoir escaladé les Beaux- Monts à cinq kilomètres de la terrasse du ehateau. Après le salon des Cartes et la salle à manger, il ne nous reste plus à signaler que les trois pièces de l’ap­partement de Marie-Antoinette, élégamment meublées et tendues, les deux salons de tapisseries des Gobe­lins, et la chambre à coucher de brocart ; enfin Yesca- Her d'Apollon orné d’une splendide rampe en fer forgé. Le parc du château, remanié sous Napoléon Ier, n’a de remarquable que sa terrasse, sa grande pelouse et le berceau de 1400 mètres qui le longe depuis le château jusqu’à la forêt. Les statues et les vases semés dans les massifs sont insignifiants.

La forêt de Compiègne est une des plus belles de France, et ses futaies sont sans rivales par leur ma­jesté et leur étendue. Son vaste périmètre renferme des villages et des étangs, et les routes qui la parcou­rent ont une longueur de 1350000 mètres. Le carre­four principal, nommé le Puits du Roi, avec ses huit avenues, ses plantations de hêtres séculaires, est un cadre à souhait pour les haltes des grandes chasses, pour lesquelles la forêt est, paraît-il, supérieurement aménagée depuis le règne de Louis XV.

Nous signalerons, parmi les points les plus remar­quables de la forêt, les admirables futaies des Grands- Monts, de la Forte-Haie, des Rossignols et du mont Saint-Mard, les jolis villages du Vieux-Moulin et de Saint-Jean-des-Bois, ce dernier tout à fait digne d’une visite, grâce aux ruines et à la chapelle de sa vieille abbaye où fut enterrée la reine Adélaïde ; les étangs Saint-Pierre entourés de collines boisées ; enfin le mont Saint-Pierre avec son romantique pavillon Louis XIII et les ruines de son prieuré.

 

(1) MJM Moulin, conservateur du Musée National du Château de Compiègne

source : Les palais nationaux : Fontainebleau, Chantilly, Compiègne, Saint-Germain, Rambouillet, Pau, etc., etc. / par Louis Tarsot et Maurice Charlot ( date d'édition inconnue mais probablement fin XIXe ), numérisation et OCR par montjoye.net avec quelques rajouts et modifications du texte initial.

Vous pouvez trouver un exemplaire numérique sur gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6448891b

 

 

Photographies

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