Notre-Dame de la Charité-sur-Loire
 

Pont de la Loire de La Charité sur Loire, l'église Notre-Dame se trouve juste en face du pont.

 

Notre-Dame est une église dont la construction du monastère débute en 1052 sous le prieur Dom Gérard, sur des terres que lui donna Guillaume Ier, comte de Nevers. Elle fut la deuxième plus grande église d'Europe de l'Ordre de Cluny.

 

Historique
  source : source sur place, documentation diverses, wikipedia

 

La construction du monastère de La Charité commença en 1052 sous le prieur Dom Gérard, sur des terres que lui donna Guillaume Ier, comte de Nevers. La naissance du prieuré de La Charité s'inscrit dans un mouvement de réforme monastique inspiré par l'abbaye de Cluny et qui concerna ensuite l'Église catholique tout entière à l'instigation de Léon IX, pape de 1049 à 1054, puis de Grégoire VII, ancien moine de Cluny, pape de 1073 à 1085. La naissance du prieuré de La Charité s'inscrit dans ce mouvement, les clunisiens formant une ecclesia cluniacensis (Eglise clunisienne) avec à sa tête l'abbaye-mère de Cluny qui essaime dans la région et bien au-delà (Angleterre, Italie, Suisse, péninsule ibérique, Allemagne) abbayes-filles et prieurés.L'abbé Hugues de Cluny confie la construction du prieuré à Gérard de Cluny, frère convers d'origine nivernaise, moine voyageur et parfois ermite, qui vivait aussi par moments au monastère Saint-Sauveur de Nevers. C'est sous sa direction que sort de terre le prieuré de La Charité dont il confie la direction à Vilencus, premier prieur de la Charité donc ; lui-même se retire au prieuré de Joigny, dont il deviendra prieur, avant toutefois de revenir finir ses jours au prieuré de La Charité ; il est enterré le 6 décembre 1102 derrière le grand autel de l'église prieurale.

XIIe siècle, La Charité règne sur 45 monastères et 400 dépendances et obédiences en France et dans toute l'Europe.

1213, le pape Innocent III approuve la garde du prieuré et la procuration ou pension due par le prieuré de La Charité au comte de Nevers »4 Les comtes de Nevers: «  de fort grande anciénné avoient droit de garde & protection de plufieurs Abbayes, Prieurez & Églises, tant pour en être Fondateurs, comme en vertu des convenances faites avec juftes caufes, homologuées, ou par prefcription de tems immemorial...: le Prieuré de La Charité au Diocefe d'Auxerre... Quant à la garde du Prieuré de La Charité fe trouve Jugement arbitral de l'Évêque de Senlis, Guarin, Chancellier de France, par lequel les religieux reconnoiffent le Bourg de La Charité & appartenance, êtes de la garde du comte eft tenu de faire amender les torts qui auroient été faits aufdits Religieux en ce qui eft de Juridiction feculiere....Jugement homologué par Louis qui témoigne que le compromis fut fait en fa prefence en date de l'an 1224»Le prieuré de La Charité essaime en Angleterre (après la conquête par Guillaume le Conquérant), au Portugal, près de Constantinople, occupant une position éminente parmi les dépendances de Cluny et justifiant son surnom de fille aînée de Cluny .


Une crise va éclater au début du XIIIe siècle entre la maison mère et le prieuré qui va connaître des problèmes financiers, ainsi que des conflits politiques. Puis viennent les guerres des XIVe siècle et XVIe siècle, qui détruisent les bâtiments. Sans oublier l'incendie de juillet 1559 qu ravage église et bâtiments conventuels. N'ayant pas les moyens de remettre l'ensemble des bâtiments en état, les travaux de premières nécessités furent réalisés en ce temps de Guerres de religions. Pendant deux siècles du xviie au xviiie plusieurs tentatives de réforme seront envisagées sans succès.

Le prieuré retrouvera son faste sous le prieurat du cardinal de Bernis (1757-1790 )

La Révolution laissera son empreinte sur le monastère qui est fermé en 1791. L'église devient paroissiale, les bâtiments sont vendus, et pendant les XIXe siècle et XXe siècle s'installeront successivement : faïencerie, fabrique de chaussures, négoce de vin, qui certes subirent des transformations néfastes, mais furent épargnés de la destruction.

1840 Prosper Mérimée sauva l'édifice d'une destruction programmée par le passage de la route royale de Nevers à Paris entre le chœur et la tour de façade.

 

Photographies
 
  • La-Charite-sur-Loire
  • chevet-notre-dame
  • clocher-notre-dame
  • detail-chevet
  • nef-notre-dame
  • notre-dame-charite-sur-loire-panorama
  • notre-dame-vu-chateau-charite-sur-loire
  • pont-de-loire
  • transept