Eglise Saint-Gilles

 

L'Eglise Saint-Gilles est située à Montoire-sur-le-Loir, cet ancien prieuré possède de belles fresques romanes. Elle a eu comme prieur le poète Pierre de Ronsard , 1566 à 1585., qui est vécu en partie sa jeunesse à quelques Km au manoir de la Possonnière.

L'intérêt de cette petite chapelle, ou église, romane sont ses jolies fresques romanes réalisées au début du XIIe siècle environ. Elles furent découvertes en 1860.  

L'histoire de l'édifice du prieuré bénédictin Saint-Gilles remonte à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. Cette chapelle, située sur la route de pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, dépendait autrefois de l'Abbaye de Saint-Calais.

Vendu comme bien national pendant la Révolution, l'édifice est acheté en 1856 par la famille Gérard qui en assure la conservation avec l'aide des Monuments historiques. La chapelle présentait à l'origine un plan en croix latine, composée d'une nef à quatre travées (aujourd'hui disparue), d'un transept et d'un chœur. L'édifice possède trois absides égales, une située dans le chœur et deux dans chaque bras du transept, formées à l'extérieur par des murs droits.

La voûte de chacune de ces trois absides est décorée d'un grand Christ en majesté, dont deux sont représentés ici : ceux de l'Abside est et de l'Abside sud.

chapelle saint gilles montoire sur le loir

 

Saint-Gilles au musée de l'Architecture à Paris 

 

En février de l'année 1939, Paul Pradel, conservateur adjoint de Paul Doschamps, confie à Paul Refoulé l'exécution de la copie de l'abside sud, qui commence en avril de la même année et s'achève en septembre. Mais après la déclaration de guerre, Paul Refoulé doit se rendre sur le front et sera par la suite fait prisonnier. Paul Doschamps, directeur du musée, essaie alors d'intervenir personnellement auprès du directeur des Musées de Franco afin d'obtenir la libération du peintre fresquiste en 1940.eglise saint gilles musee architecture

Marc Thibout, conservateur au musée des Monuments français, se voit contraint de confier la réalisation de l'abside est à un autre peintre fresquiste, Henri Régnault. Très attaché au principe d'homogénéité dans l'exécution des peintures, Marc Thibout témoigne alors de sa satisfaction quant au travail exécuté : « Régnault s'est comporté en véritable copiste. Il a fait abstraction de sa personnalité pour se concentrer sur le travail à accomplir. La qualité de la technique d'exécution est à souligner ».

Le marouflage des doux couvres sera réalisé par l'entreprise Cheuffrey. Les derniers raccords seront effectués deux mois avant l'ouverture officielle du département des peintures romanes en juin 1965. Les deux peintures en volume ont fait l'objet d'une restauration par l'entreprise Arcoa en 2007, avant la réouverture du musée.

Dans l'abside est, le Christ imberbe, dont le nimbe crucifère semble démesuré, est assis sur un coussin de forme oblongue. Drapé d'un manteau rejeté sur son bras gauche, il bénit de la main droite et, de l'autre, tient le Livre. Le Christ est inscrit dans une mandorle double : une amande pour la partie supérieure et circulaire pour la partie inférieure.

 

 

sources : art roman, musée de l'architecture à Paris

 

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