Château de Chârost

 

 

Château de Chârost

 

Château de Charost, situé dans le Cher en Centre-Val-de-Loire, sur les bords de l’Arnon. Le premier château serait du XIe siècle et avait comme suzerain la seigneurie d’Issoudun. Il possède encore son donjon du XIe ou début XIIe siècle. Le corps de logis serait du XVe siècle ou début XVIe siècle. Il porte les armes de la famille de Rochechouart et probablement lié à Guy de Rochechouart ( 1496 – 1501 ). 

 

Historique & Histoire de Charost
source : source sur place, documentation diverses,

 

L'origine du nom : du latin quadrivium signifiant carrefour. Le village est situé sur la voie antique secondaire allant de Châteaumeillant à Vierzon.

La ville de Charôst, appelée autrefois Charroz, Charost et même Charroux (4), en latin : Carophium, Karophium, Karofium, etc. C’était une ancienne châtellenie en possession de tous les droits attachés à cet ordre de seigneuries, tels que ceux de haute, moyenne et basse justice, de scel à contrats, de tabellionnage, de bourgeoisie, de guet, de garde, de fours et moulins banaux, de maîtrise des eaux et forêts, etc. Sa mouvance féodale s'étendait sur les fiefs de Font-Moreau et de Milandres-sur-Arnon, depuis réunis au fief dominant ; du Carroy du Gué, de la Berge, de Dames-Saintes, de la Roche, de Crosses, de Clois, de Bois-l'Abbé, partie de Breuil-Amenon (Castelnau), de Moulin-Neuf, de Galifard, de Bourré, partie de Plotard, l'aumônerie de Brives, etc.[i]

La ville était entourée de murailles avec deux portes, l'une dans la direction de Bourges, l'autre dans celle d'Issoudun.

Aimon Ier de Charost ( Aimo Carofiensis  1030 – 1105 ) est le premier seigneur connu, il fonda en partie l’abbaye de Chezal-Benoit en 1093 pas très loin de Bommiers.

Aymond II de Charost est qualifié de «  strenuissimus et nobilissimus ».

Gauthier Ier apparaît dans une charte qu'il a promulguée en faveur du prieuré d'Orsan en 1114, une autre au bénéfice de l'abbaye d'Issoudun en 1134 et dans un acte adressé à Léthéric abbé de Notre Dame d'Issoudun.

Aymond III épouse Isabelle de Courtenay , née  avant 1183 et morte après 1194.

Gauthier Il donne une charte d'affranchissement à la ville de Chârost en 1194.

 

Donjon du château de Charost

La base du donjon aux angles chanfreinés , c'est assez rare  sur un donjon , on en trouve aussi en général sur des tours comme au château de Conches-en-Ouche. Cette technique de construction provient probablement des évolutions architecturales pendant les croisades.  Robert de Courtenay, seigneur de Conches-en-Ouche, est le frère d'Isabelle de Courtenay, pas impossible qu'il y ait un lien sur ce type d'architecture car les époques de constructions sont très proches.

 

En décembre 1195, Gauthier II est présent avec son suzerain Eudes III d'Issoudun à la rencontre entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion au Gué d'Amour, entre Issoudun et Chârost, au cours de laquelle se sont engagés les pourparlers pour le mariage entre son fils, le futur Louis VIII (1187-1226), et la nièce de Richard, Blanche de Castille (1188-1252). Ce mariage n'a été conclu qu'en 1200 par un traité entre Philippe Auguste et Jean-sans-Terre.

1208, Guillaume de Chauvigny, seigneur de Châteauroux et d'Issoudun, prêtant foi et hommage lige au même prince, en 1208 , s'engageait à consentir, dans le cas où il se départirait de ses devoirs de fidèle sujet envers lui, à ce que ce souverain mît en sa main tous les fiefs qu'Hervé de Vierzon, Renaud de Montfaucon, Renaud (Robert) de Bomez, et le seigneur de Chârost tenaient dudit de Chauvigny et de Mahaud, dame d'Issoudun, sa femme, et à ce que ces fiefs demeurassent au roi à perpétuité. (La Thaumass., Histoire de Berry, p. 547).[ii]

1217, le roi Philippe-Auguste, au mois de mai, des hommages de cette dernière ville, et qui attribua à ce prince ceux des seigneurs de Chârost, de Linières et de Bomiers, l'hommage de Vierzon demeurant à Etienne de St-Palais et à Hélie de Gulant, par moitié. Depuis, à la suite d'événements encore ignorés, le château et place de Bomiers et ses dépendances relevèrent directement de l'abbaye de Saint(1) V. Paul Jove et Guichardin.

Isabelle de Charost épouse vers 1370, Eudes le Baron de Culant.

Il passe dans plusieurs familles, dont les Vendôme, les Bracet, les Mortemart-Rochechouart et les Chabot après l’achat par Mme de Longwy veuve de l’amiral de Chabot-Brion.

1589, octobre, les soldats du maréchal des camps puis maréchal de France, gouverneur des duchés de Berry et d'Orléans, Claude III de La Châtre, saccagent la ville.

1591, décembre, une nouvelle fois la ville est mise à sac cette fois-ci par celles du sieur François de La Grange d'Arquian.

1608, François Chabot cède à Philippe Béthune (père du futur ministre Sully) la seigneurie.

1672, Armand de Béthune a obtenu son érection en duché-pairie, sous le nom de Béthune-Charost.

Le comte de Guebriant restaura le château en partie au XIXe siècle. Il est des descendants de la branche de famille des Béthune-Charost.

 

[i] Mémoires de la Commission historique du Cher : Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher. 1860

[ii] idem

 

 

Photographies
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