- Détails
- Catégorie : Manche - 50 - Églises
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Eglise Notre-Dame de Pontorson
Édifiée au XIe siècle à la demande Guillaume le Conquérant, à partir de 1050, l'église est dans un style Roman mais avec une transition gothique du XIIIe et XVe siècle. Elle conserve un magnifique portail roman, elle fut édifiée par les mêmes bâtisseurs que l'abbaye du Mont-Saint-Michel qui se trouve à une dizaine de km. Elle possède une belle entrée romane flanquée de deux tourelles avec sculptures variées, elle serait unique en Europe.

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Informations
- Adresse : rue Notre-Dame 50 170 PONTORSON
- Google Maps : Carte
- Téléphone : office de tourisme Tél. 02 33 60 20 65.
- Email :
- Site : pontorson.fr
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Heures d'Ouvertures & Visites en 2020 ( à titre indicatif, changement d'horaire possible, toujours se référer au site officiel avant tout déplacement ) : Ouverte tous les jours, Visites commentées en juillet et août tous les vendredis à 15h (3 € par personne, 5 € par couple) - Renseignements et départ à l'office de tourisme Tél. 02 33 60 20 65.
Historique & Histoire
Selon la légende, Guillaume le Conquérant, alors encore duc de Normandie, fit construire l'église après avoir échappé de peu à la mort après être tombé, lui et sa troupe, dans des sables mouvants entre Pontorson et le Mont-Saint-Michel. Il fut en effet sauvé par Harold qui réussi à l'extraire de justesse. Cette scène se trouve dans la tapisserie de Bayeux.

Un portail roman aux belles proportions.
1050 - 1120, construction du chœur, des croisillons et des bases de la tour.
1120 - 1150, c'est ensuite la Nef avec ses demi-colonnes engagées dans les murs, ses travées carrées et croisées d’ogives à la voûte auxquelles se rattachent les pignons de l’Ouest et les trois portails.
1171, le château de Pontorson est détruit par un incendie, il reste une incertitude sur les dégats sur l'église.
1220, mise en place de l'autel, il serait de la même époque que le cloître gothique du Mont-Saint-Michel.
1381 - 1418, en plein guerre de Cent-Ans, des travaux sont réalisés : percement d'une grande fenêtre dans le chœur ainsi que dans les croisillions Nord et Sud.
Une acquisition par "gage" financier Initialement, Olivier de Clisson n'était pas le seigneur héréditaire de Pontorson. C'est le roi de France qui lui a remis la ville et le château « par manière de gage » (en caution) pour garantir des dettes de l'État,.
Le 2 mars 1380, le roi signa une obligation promettant le paiement de sommes dues pour les gages des soldats de Clisson. En attendant ce paiement, il lui donna la garde et les revenus de la seigneurie de Pontorson,.
La couronne devait en effet des sommes énormes au connétable (environ 80 000 livres à une certaine époque) pour les troupes qu'il avait payées de ses propres deniers,.
Transformation en possession durable Ce qui n'était d'abord qu'une garantie temporaire s'est transformé en une possession quasi définitive : Le roi lui céda plus tard la seigneurie par un « engagement indéfini ».
Le 7 mars 1390, pour couvrir de nouvelles avances financières faites par Clisson au Trésor royal, on lui donna formellement la châtellenie de Pontorson, dont il percevait déjà les revenus.
Même après sa disgrâce suivant l'attentat de Pierre de Craon en 1392, lors de sa réhabilitation, le roi Charles VI lui restitua officiellement la garde de « la ville et chastel de Pontorson »
Une importance stratégique La possession de Pontorson était vitale pour Olivier de Clisson pour plusieurs raisons :
Sécurité politique : La forteresse était située aux confins de la Bretagne, mais en dehors de la juridiction du duc Jean IV, avec qui Clisson était souvent en conflit. Cela lui offrait un refuge sûr et une base d'opération indépendante de son suzerain breton,.
Symbolique : C'est à Pontorson qu'avait eu lieu un événement fondateur de sa carrière : le serment d'alliance fraternelle bu dans une coupe de sang mêlé avec Bertrand du Guesclin en 1370,. Clisson possédait d'ailleurs ce château avant même de devenir connétable, l'ayant acheté ou reçu en garde après qu'il eut été restauré par Charles V
Vers 1400, construction de la chapelle Saint-Jean, qui se situe parallèlement au chœur.

Retable du XVe siècle, fortement endommagé lors des guerres de Religions et de la Révolution Française, il fut appelé un temps le "retable des Saint Cassés", toutes les saints ont été décapités sauf un !
1402, Robert Monflard, seigneur de Pontorson, et son épouse, font faire un retable qui retrace en 22 compartiments " la passion du Christ et sa résurrection".Il fait construire la chapelle Saint-Jean qui communique avec le sanctuaire.
Il est fortement endommagé lors des guerres de religions et la Révolution Française, au point qu'il fut appelé par les habitants " le retable des Saint Cassés".
1627, un beffroi gothique est rajouté, clocher à " bâtière" que l'on trouve fréquemment en Normandie, puis sont rajoutés deux chapelles ogivales qui flanquent la nef au Nord et au Sud.
1853, rajout d'un lutrin à aigle impérial, en bois sculpté et doré.
Révolution Française, une vierge en bois du XVIIIe est sauvée de la destruction par sa transformation temporaire en "Marianne" avec un bonnet phrygien, idée d'un bourgeois de la ville.
1974, restauration intérieure de l'église, achevée en mai 1976.
sources : La Normandie monumentale et pittoresque, édifices publics, églises, hâteaux, manoirs, etc.. Manche 1re [-2e] partie. Partie 2 / Héliogravures de P. Dujardin ; d'après les photographies de E. Durand, D. Freuler et A. Thiébaut - site officiel.








