Château de l'Ebaupinay

 

 

Situé dans les Deux-Sèvres, à Breuil-sous-Argenton, le château gothique tardif fut probablement édifié du XIVe au XVe siècle. Malgré des éléments de conforts non négligeables pour l'époque comme les cheminées et fenêtres assez nombreuses, il garde néanmoins un aspect assez rude et rustique. L’origine du nom proviendrait de « aubépine », c’était un lieu recouvert d’épines. En 2018 il fut racheté dans le cadre d'un financement collectif pour 650 000€. Il bénéficie depuis d'une campagne de visite et de projets de restaurations.

 chateau ebaupinay

 

Historique & Histoire 

 

 

 chateau medieval ebaupinay

Situé sur une terre plane, le château marque par son aspect massif.

1364, première mention des terres dans un acte issu du cartulaire de Chambon, le propriétaire était un certain Robert de Vendel.

1369, Hurtaut de l'Ebaupinay lui succède.(3)

1393, André de Vandel

Vers 1436, Perrot de Vendel, Seigneur de l'Ebaupinaye, bienfaiteur de l'abbaye de Thouars, fut inhumé dans l'église de l’abbaye de Saint Laon de Thouars. Son père est probablement Guillaume de Vendel Maître d'hôtel d'Arthur, Comte de Richemont, Seigneur de Parthenay.

Guillaume de Vendel était maître d'hôtel d'Artur, comte de Richemont, seigneur de Parthenay, connétable de France, et de Marguerite de Bourgogne, duchesse de Guyenne, sa femme. Il est fréquemment question de ce personnage, entre les années 1427 et 1442, dans la Chronique d'Artur de Richemont par Guillaume Gruel (édit, de M. Le Yavasseur pour la Société de l'hist. de France) et dans la récente biographie du connétable par M. E. Cosneau. Peut-être était-il le père de ce François de Vendel, seigneur de l'Ebaupinaye (aujourd'hui village de la commune du Breuil-sous-Argenton), dont nous n'avons point trouvé d'autre mention. Hardoin de Vendel, aussi seigneur de l'Ebaupinaye, sans doute fils de François, épousa Marie Chabot, fille cadette de Perceval Chabot, seigneur de la Turmelière et de Liré, et de Jeanne de risle-Bouchard. (Th. Courtaux, Hist. généal. de la maison de l'Esperoitnière, in-8°, p. 128, et Beauchet-Filleau, Dict. des familles du Poitou, 2e édit., t. II, p. 192.) On trouve encore Olivier de Vendel qui, le 28 mars 1481, rendit au vicomte de Thouars l'aveude la Ménardière, paroisse de Luché, fief relevant de Thouars à hommage plein, à cause d'Hérisson réuni à ladite vicomté. (Cf. Les fiefs de la vicomté de Thouars, par le duc de La Trémoïlle et II. Clouzot, in-4°, p. 151.) On voit dans cet ouvrage que les Vendel possédaient, à la fin du XVe et au XVIe siècles, plusieurs autres fiefs dans le Thouarsais. [1]

1439, François de Vendel devient seigneur de l'Ebaupinay.

1458, la fin de de la guerre de Cent-Ans permet d’entrevoir des modifications majeures dans les fortifications, néanmoins c’est cette année que le chevalier François de Vendel reçoit l'autorisation du roi Charles VII de fortifier son hôtel de l'Ebaupinay. Cette fortification existait cependant bien avant cette autorisation, il s'agit donc plus d'un écrit validant la construction qu'une autorisation de "permis de construire", probablement qu'il a apporté des modifications à la forteresse d'origine rendant nécessaire son autorisation par Charles VII, ce qui était vital à l'époque pour éviter une condamnation, voir se voir détruire ou se faire exproprier de sa terre. 

 

chambre

Les différentes salles du château, on remarquera les cheminées et la chape de béton et de parpaing mettant hors d'eau l'ensemble des intérieurs.

1491, Antoine de Vendel.

Hardouin de Vendel fut capitaine du puissant château d'Argenton, un des hommes de confiance de Philippe de Commines entre 1480 et 1498. (3) Il épousa Marie Chabot, fille cadette de Perceval Chabot, seigneur de la Turmelière et de Liré, et de Jeanne de risle-Bouchard.

XVIe siècle, ses terres restent dans cette famille jusqu'au XVIème siècle où elles passent à la famille Tusseau par mariage.

1565, le château est vendu à Charles de Hillerin.

1692 la famille d’Hillerin revendit l’Ebaupinaye à Claude de Chatillon, baron d'Argenton

1796, les colonnes infernales du général Turreau ravagent la Vendée, une des colonnes dirigée par le général Louis Grignon aurait incendié le château. Il reste néanmoins un doute sur cet évènement, même si la colonne du général est bien passé à proximité en incendiant à autre château.

Après la révolution française, il est vendu comme Bien National à la famille Corbière, famille qui garde le château jusqu’en 2018.

1898, éléments protégés MH : les ruines du château : classement par arrêté du 8 janvier 1898. C’est après cette inscription que Mr Corbière réussi à installer une chape de béton afin de le mettre hors d’eau, il fait aussi reconstruire l’escalier en colimaçon afin d’atteindre les machicoulis et son chemin de ronde. (4)

2016, mise en vente du château pour la somme de 750 000€.

2018, il est racheté grâce à un financement collectif lancé sur internet pour la somme de 650 000€. On compte plus de 11 800 co-propriétaires.

 

chapelle tour chateau ebaupinay

Située dans la tour Est, la Chapelle est pourvue de voûtes en briques, reposant sur une croisée d’ogives dont les moulures des six arcs reposent sur des culots sculptés. Ces derniers sont reliés entre eux par des arcs gothiques pris dans les murs. Si les ogives sont constituées de pierres calcaires, les culots au contraire sont en granit. Au XIXe, il était signalé que les croisées d'ogives comportait les armoiries des Vendel, aujourd'hui c'est devenu invérifiable. ( 5)

 

 

 

sources : 

 [2]source : Nicolas Delahaye et Pierre-Marie Gaborit, Les 12 Colonnes infernales de Turreau, p. 104 

[1] Source : https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=en&p=guillaume&n=de+vendel

 3)  Paysages et monuments du Poitou / photographiés par Jules Robuchon .... [Tome VIII], [Deux-Sèvres] Auteur  :  Ledain, Bélisaire

4) Source : Le Courrier de l'Ouest du 19/08/2016

5) Facebook du château

 

 

 

Photographies & Photos

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