Donjon et Château de Vic sur Aisne 

 

 

Donjon et Château de Vic sur Aisne

 

Il est situé dans le département de l'Aisne, dans un village qui fut à l'époque romaine un point stratégique important sur la rivière de l'Aisne. Le donjon est du XIIIe mais, les châteaux médiévaux ayant perdu leur usage militaire au fil du temps, il a été transformé en lui donnant un cachet du XVIIe. Entouré de douves, à quelques mètres de là un autre château beaucoup plus récent sera édifié au XVIIe.

Château intéressant par son donjon assez évolué pour le XIIe  selon Jean Mesqui :  "une tour carrée, flanquée de deux tours circulaires à contreforts, dont l'une abrite une chapelle; cette tour maîtresse figure parmi les plus sophistiquées de XII siècle" .

 

Historique
source : 

 
841, première mention connue de Vic, date à  laquelle le roi Charles le Chauve fait don du domaine à l'Abbaye Saint-Médard de Soissons.

IXe, Eudes, comte de Paris, fait bâtir un donjon et une enceinte de terre et de bois afin de protéger le domaine des invasions Normandes.

XIe, siècle, jusqu'à cette période les moines de Saint-Médard sont soumis aux pressions des comtes de Soissons et des sires de Coucy, ils se mettent alors sous la protection des seigneurs de Pierrefonds.

1196, les reliques de Sainte Léocadie, martyre espagnole, sont transférées dans la chapelle du château afin de les protéger des invasions arabo-musulmanes. Un prieuré est alors fondé à Vic, le premier prieur est Gautier de Coincy, connu aussi pour ses poésies.

Il est en effet connu pour son recueuil, Miracles de Notre Dame, écrit vers 1218, comptant 30 000 vers qui célèbre le culte de la Vierge.

 chateau vic sur asine

XIIIe, les seigneurs de Pierrefonds font reconstruire l'enceinte du château et un nouveau donjon, que nous voyons encore aujourd'hui en partie.

1536, François Ier autorise au cardinal de Ferrare, abbé de Saint-Médard, de faire tenir à Vic un marché hebdomaide et deux foires par an.

1567, prise du château par les protestants du prince de Condé.

1590, il est occupé par les Ligueurs, puis attaqué par l'armée Royale qui pille le village.

1600, l'Abbé Hotman, restaure le donjon  et le prieuré de Léocadie. Il fait aussi construire deux corps de logis en équerre qui vont servir de résidence aux abbés. Il n'y a initialement qu'un seul rez-de-chaussée donnant vers le Sud, encadrée de deux tours, une carrée, l'autre ronde, qui sont des vestiges de l'ancien château médiéval.

Mazarin, successeur de l'Abbé Hotman, poursui les aménagements du château.

1643, le marché qui était fait une fois par semaine devient mensuel à la demande de Mazarin.

Puis c'est Henri Charles Arnauld de Pomponne, fils du secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de Louis XIV, qui prend la suite de Philippe de Savoie en 1693. l'Abbé de Pomponne fait agrandir le logis, met un toit à la Mansard avec lucarnes, amènage les jardins et fait édifier le pavillon du concierge, des écuries et des remises.

Puis vint le cardinal de Bernis, mais il  ne reste que  six ans, néanmoins il garde l'usage du domaine jusqu'à la Révolution.

1791, le domaine est vendu comme Bien National. Il est acheté par Clouet, régisseur des poudres et salpêtres. Il fait surélevé le logis d'un étage, les remparts et la tour nord du château sont arrasées, le prieuré et la chapelle alors en ruine sont détruits, les jardins à la française sont remplacés par un parc paysagé.

1899, le domaine est vendu au vicomte de Reiset, qui entreprend une restauration du château, il rajouste un fronton aux armes de Reiset et Cambourg.

Première Guerre Mondiale, le château est  endommagé, il est utilisé comme quartier général à Franchet d'Esperey. Après la guerre il fait l'objet d'importantes restaurations, dont le rajout de lucarnes côtés cour, les fenêtres du rez de chaussée du corps principal de clefs scuptés et la tour nord est reconstruite.

La famille Reiset garde le domaine jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale puis change de propriétaires à plusieurs reprises jusqu'en 1960, date à laquelle la famille Peiffer achète le château.

 

Donjon de Vic sur Aisne

 

donjon

 

Haut de 25 mètres, cantonné de tourelles à contreforts dont l'une abrite un escalier à vis, fut fortement modifié au XVIIe et XVIIIe par le rajout de fenêtres, seule la façade sud-ouest à conservée son aspect médiévale.

Il était couronné d'un chemin de ronde sur mâchicoulis, il a été ensuite, après les guerres de religions, couvert d'un toit en ardoise chevauché par des lucarnes classiques à frontons triangulaires.

 

 

 

 

source : edition atlas



 
 

 
 

Photographies

Recherche dans le site