Vieux Château de Courgivaux

Château de Courgivaux

 

Il est situé dans la Marne sur le long de la N4 en direction de la Lorraine et de l’Alsace, il est proche du château de Nogentel et du château d’Esternay. Il était initialement flanqué de quatre tours d’angle, mais il n’en reste plus que deux. La tourelle d’escalier à l’intérieur fut probablement réalisée au XVe ou XVe siècle.

Le château fut probablement édifié au XIIe siècle, son architecture semble être de cette époque. Il était probablement entouré de douves, il s’apparente plus à un manoir seigneurial fortifié qu’un château important. Sa situation sur la route historique, que reprend en partie la N4, laisse à penser que le château fut probablement un lieu de taxe de passage.

 

Historique
source : source sur place, documentation diverses,

 

L’étymologie viendrait de Curia ( cour, château ) et de Givoti ou Givaldi fondateur de la seigneurie, les anciens registres écrivent : Courgivot. Il est le seul village de France à porter ce nom. Sous l'époque Gallo-Romaine Courgivaux se situe à quelques km de la Voie Romaine de Troyes à Meaux et probablement soit sur la route ( ou quelques km ) de celle de Chailly-enBrie ( Calagum ) et Morains ( Bibe )

1149, Gurgivolt est écrit sur le cartulaire de Troyes au sujet de l’abbaye de Paraclet ( située à Nogent-sur-Seine ).[i]

 On note la présence d’un curé à Courgivaux en 1255 puisqu’une transaction eut lieu entre l’abbesse Marie I, sœur de l’archevêque de Rouen Odon [ii], au sujet de la dîme.

1440 – 1668, la seigneurie de Courgivaux appartient à la famille De Culant, elle n’a cependant rien à voir avec la famille de Culant dans le Berry[iii] malgré qu’elle utilise plus tard les armes de la maison de Culant en Berry.[iv]

1789, Courgivaux était compris dans l’élection de Sézanne et suivait la coutume de Meaux. Son église paroissiale dédiée à Saint-Maur, était liée au diocèse de Troyes, doyenné de Sézanne, l’évêque de Troyes en était collateur.

1793, le château est malheureusement acheté pour une somme dérisoire par un macabre personnage, notaire royal a Courgivaux et prévôts de la justice de Courgivaux, nommé Maulnoir[v] . Il est donc probable que le château appartenait avant la révolution à un seigneur, à priori un baron, vu qu’il fut probablement vendu comme « bien national ».

Le notaire, véritable adepte des périodes de la terreur de Robespierre, détruisit tous les documents du château ce qui fait qu’il y a aujourd’hui un grand vide historique. Il ne s’occupa pas seulement de détruire tous les documents de son château mais aussi de tous les autres seigneuries voisines dont il a pu mettre la main.

Il prit le titre de baron des Ronces, forme de pied de nez à l’ancien régime. Il n’hésita pas à piller les églises, notamment celle de Courgivaux et transporta son butin dans le district de Sézanne dont il faisait partie du Club.

Il ira même à dénoncer son frère, Etienne-François Maulnoir, âgé de 50 ans, qui fut jugé pour conspiration, qui était juge de paix à Coulommiers et lorsqu’il apprit qu’il fut guillotiné le 31 janvier [vi], il fit une fête au village pour célébrer sa mort…[vii]

Il finit ruiner, au point qu’il se chauffait avec le bois du château. Il dû mettre en vente viagère son château pour la somme de 300fr puis il dut donner cette rente à l’hospice de Sézanne où il mourut en 1827.[viii]

Pendant la bataille de la Marne, lors de la Première Guerre Mondiale, le village fut l’objet d’intense combat. Une nécropole militaire nationale aujourd’hui s’y trouve.

 

Photographies
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