Château & Hôtel de Ville de Saint-Florent-sur-Cher

 

Historique & Histoire
source : source sur place, documentation diverses, site officiel de la mairie, stflorent18400.com

 

Saint-Florent-sur-Cher est une ville qui existe depuis au moins la période Gauloise (« vicus aureus », le village doré, puis Bourg-Doré), période où il existait manifestement déjà un guet. De cette époque de nombreux vestiges sont découverts surtout au XIXe ( lors de la construction du chemin de fer ):  bijoux, des vases de l’Âge de bronze, des barques monoxyles dans le lit du Cher, une tête en marbre, une urne cinéraire, une statuette de bronze, des urnes funéraires et une borne milliaire.

Puis après l’invasion de la Gaule par Jules César, le premier pont du Cher y est construit. Les Romains vont développer la ville et l’ancienne route gauloise qui devait aboutir au gué est aménagée.

Saint-Florent est sur la route qui relie Avaricum à Poitiers et Bordeaux en passant par Uxellodunum (Issoudun) et Argentomagus (Argenton) grand carrefour routier de la Gaule.

L’emplacement du pont resta le même jusqu’en 1830 environ date à laquelle un nouveau pont est construit, déplacé de quelques centaines de mètres.

Le premier monument religieux connu est l’église paroissiale au XIe. Vers 1100, Vicus Auréus est érigé en paroisse et devient Sanctus Florentius (nom d’un évèque de Bourges du milieu du VIIe siècle).

Saint-Florent est écrit par la suite : en 1398 Saint-Fleurant, 1405 Sanctus Florencius, 1500 Saint-Flourent, Saint-Florant, 1599 Saint-Florent-sur-Cher.

La seigneurie est dépendante de la mouvance de la Grosse Tour de Bourges. Elle avait haute, moyenne et basse-justice.

Jusqu’en 1380, la seigneurie de Saint-Florent s’étendait sur Saint-Florent-sur-Cher, Morthomiers, Villeneuve-sur-Cher et Saint-Caprais. Puis Villeneuve et Morthomiers sont séparées de la seigneurie par les partages.

Le château servait de centre de contrôle du travail des mariniers et des flotteurs de la Marine Royale pour lesquels deux ports furent construits de chaque côté du pont.

1200, le premier seigneur connu est Jean des Barres, seigneur de la Guerche, ce dernier est le fils de Guillaume II qui sauva le roi de France Philippe-Auguste lors de la bataille de Bouvines et échoue de peu à capturer l'empereur Othon IV de Brunswick.

Il est aussi le petit-fils de Guillaume des Barres qui a failli faire tomber Richard Cœur de Lion lors d’une joute, en 1191 à Messine. La famille des Barres compte aussi Edvard des Barres, maître des Templiers de 1149 à 1151.

1278, Jean des Barres vendit Saint-Florent [sur Cher 18] et Villeneuve à Pierre Leroy, qualifié dans les lettres de Philippe le Hardi données à Lorris au mois de juillet 1277, confirmé en 1278, de chevalier, « Petro dicto regi militi ». Pierre Leroy a  possédé ces terres et celles de Bois-Sir-Amé et Bussières d'Aillac. Guillaume, son fils, hérite de Saint-Florent et Saint- Caprais, et Thierry, frère de Guillaume, à Villeneuve en partage.

1397, Jacques Leroy ;

1400, Martin Leroy.

1410, Martin Le Roy, seigneur de Saint-Florent, maistre d'hostel de très haut et très puissant prince le duc de Berry et d'Auvergne trépassa le premier jour de l'an 1410, Jacques II le Roy qui suit.

1468, le 24 avril, Jacques II Le Roy, son fils, écuyer-tranchant du dit prince et depuis écuyer de cuisine du Roy Charles VII, 1468, avec un écusson de sable au-dessus, semé de neuf trèfles d'or, cet acte signé Bauchet ;

1491, testament original de Martin Le Roy, écuyer, seigneur de Saint-Florent-sur-Cher fait le 17 septembre.

Martin II, qui n'eut avec Saint-Florent que la moitié de Saint-Caprais (C. 236). Martin II, receveur des Finances « d'outre-Seine », a été inhumé dans l'église Notre-Dame du Fourchaud, de Bourges.

1517,de Jacques Le Roy seigneur de Saint-Florent et de Pierre Leduc seigneur de Villevaudé est nommé maitres et gouverneurs de l'hôpital du Saint-Esprit dans la ville de Paris.[i]

1527, Jacques III, contrôleur général des Finances, mort en 1527.

1528, Jacques IV fait à la duchesse de Berry le dénombrement de Saint-Florent, Saint-Caprais en partie et Morthomiers en 1528 (C. 236).

Claude Leroy, 1592-1624, mort sans postérité, laisse sa succession à Charlotte de Saint-Avit, sa sœur, à Jacques, abbé de Chaumont, Jean, prieur de Dame-Sainte, et Gabriel, ses frères, qui vendirent Saint-Florent à Henri II, prince de Condé, le 16 janvier 1625, pour 50.300 livres.

1561, testament de Jacques Leroy, sieur de Saint-Florent, Saint-Caprais et le Tremblay, par lequel, après avoir réglé ses funérailles, il lègue à son parent, Adam Leroy, 200 écus d'or soleil ; à Antoine Corbelel, son serviteur, 50 livres, pour lui aider à apprendre un métier ; à Jean Geoffroy, prêtre à son château, 20 livres tournois en dehors de ses gages ; il assure à son fils ainé Jacques, naguère homme d'armes de la compagnie du Dauphin, la propriété des terres de Saint-Florent et Saint-Caprais, avec tous les droits et privilèges en dépendant, à Jà charge de payer à sa sœur Andrée une dot de 3,500 livres tournois et la fournir d'habits nuptiaux lors de son mariage ; plus une rente annuelle de 13 livres au curé de l'église de la Fourchaut, à Bourges, pour fondation de services; plus le soin d'amortir la moitié des dettes qui pourraient avoir été contractées par le testateur depuis son mariage; plus 500 livres à sa nièce Françoise de La Marche, pour accroître sa dot ; le frère du testateur François, sieur du Bois-sir-Amé est institué exécuteur testamentaire." [ii]

1548, Jean de la Marche, Seigneur de Buxières d'Aillac, fils de feu Berangon de la Marche et de Marguerite de Saint-Georges, accordé le 26 février 1548 avec damoiselle Marie Le Roy, fille de noble homme Jacques Le Roy, seigneur de Saint-Florent et de Françoise Lallemant, lesquels donnent à leur fille 3.500 livres tournois moyennant quoi elle renonce à leur succession au profit de ses frères, etc. ;

1562, le château est pillé. Le château appartient à Henri II, prince de Condé, ennemi déclaré de Concini et de Marie de Médicis. Il achète Saint-Florent, Baugy, Orval, Culan, Saint-Amand-Montrond, Sancerre et reçoit une pension d’un million et demi de livres par la cour pour se tenir tranquille.

Devenu le Prince tout puissant du Berry, il est même nommé gouverneur. Mais quand Richelieu prend le pouvoir, Henri II cesse sa révolte. Sous Louis II de Condé, chef de la Fronde des Princes, le château reçoit une garnison importante et pendant cinq ans, la ville est désolée par la guerre civile et pillée par les troupes royales.

1590, les Huguenots prennent le château et l’occupe, avant d’être délogé par le Lieutenant de La Châtre.

1634, la seigneurie se compose de Saint-Florent, de Quatre Cents hectares de bois, d’une huilerie à roue hydraulique, des fours et moulins banaux, d’une hôtellerie des Trois-Maures, d’une métairie du château, du manoir seigneurial de Saint-Caprais et d’autres bien principalement immobiliers. Ses terres étaient gérées par des fermiers généraux : 1595 : Paul Agard, 1636, Aupic sieur de Jarrien, 1668-

1677 : Aupic Silvain et François, 1677 : François et Pierre Aupic puis 1775-1784 : Robert Peyroulx et Louis Fontaine.

1686 : Le Grand Condé meurt et son fils hérite des biens, mais atteint d’une folie singulière, (il se croyait mort), il ne vivra que jusqu’en 1709.

1729 : Sa fille Louise épouse le comte de Vermandois, Louis de Bourbon. Ils vendent le château à François Thabaud de la Terrée.

1779 : La fille de François Thabaud de la Terrée épouse Pierre de l’Éstang, conseiller du Roi et lieutenant au Bailliage du Berry. Ils vendent le Château à Charles-Joseph Patissier, Marquis de Bussy, lieutenant général des armées du Roi qui se couvre de gloire aux Indes et y meurt en 1785.

1789, la seigneurie était réduite au 2/3 de Saint-Florent et à la paroisse de Saint-Caprais, comprenant en tout environ 1000 habitants.

1793, Saint-Florent-sur-Cher devient Marat-sur-Cher ; Il s’agit de supprimer le mot Saint, lié à l’église bête noire des « républicains » de l’époque, et pour prouver le patriotisme de la ville et de ses habitants, le nom de Marat est repris, le village sera donc quelques temps «  Marat-sur-Cher ».

1825 : La nièce du Marquis de Bussy, héritère, obtient le divorce (son mari Marquis de Folleville, émigré en 1792, termine comme colporteur en Espagne). Elle vend la terre de Saint-Florent au Marquis de Travenet et au beau-frère de celui-ci M. Longchampy.

1835 : M. Carpentier, roturier, ancien négociant à la Charité-sur-Loire s’offre cette demeure. Sa fille unique épouse M. Brunet, un industriel d’Orléans.

1845 : La mort de M. Carpentier, laisse M. Brunet propriétaire du château qui le transforme de fond en comble en lui donnant l’aspect d’aujourd’hui.

Des liens avec les villages voisins se créent grâce à la création d’une route entre Bourges et Saint-Florent en 1803, d’un nouveau pont en 1832, d’un viaduc en 1892 et l'arrivée du chemin de fer en 1893.

1888-1890 : Mr Brunet et son épouse meurent sans enfants. Leurs héritiers vendent le château au comte de Courcelles.

1899 : Revente à M. Renevey, industriel, qui en fera héritier son gendre M. Malapert.

1936 : La municipalité communiste rachète à M. Malapert le château et les 13 hectares de parc pour 500 000 F. Il est acquis grâce à un emprunt local avec des actions au porteur et plus de la moitié de la somme avec les économies des habitants. Les grandes fortunes ont boycotté l’emprunt qui est refusé par le gouvernement. Les premiers habitants hébergés par la municipalité sont des réfugiés politiques Espagnols. Le 20 septembre 1936, une grande fête populaire est organisée, devant une foule considérable, les élus du Front Populaire, prennent la parole sur l’escalier d’honneur pour fêter la prise de possession du nouvel hôtel de ville.

 

 

[i] in Inventaire-sommaire des Archives hospitalières antérieures à 1790 (1886)

[ii] in Inventaire sommaire des archives départementales du Cher antérieures à 1790 t III - Archives Civiles série E (1893)

Photographies

 

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