Château de Saint-Ulrich ou Château de Ribeaupierre
 

Château Saint-Ulrich

 

Le château de Saint-Ulrich, anciennement plutôt appelé château de Ribeaupierre, est un château d'Alsace situé au coeur des Vosges, il s'élève sur une  assise de rochers à 528 mètres de hauteur mais presque égale hauteur du château du Girsperg qui lui fait face, une troisième édification est réalisée en hauteur. Le château de Saint-Ulrich fut édifié sur une période commençant du XIIe jusqu'au XVe siècle pour la chapelle. Signe de puissance de la famille de Ribeaupierre il fut longtemps utilisé comme lieu d'habitation de cette famille.

 

Historique
  source : source sur place, site officiel, livres 1 et 2

 
Le château de Ribeaupierre est signalé parfois comme un Castrum inferius pour sa position moins élevée que les deux autres ou de Castrum majus pour sa taille nettement plus imposante. Il eut également d'autres noms comme Grosse-Burg, Nieder-Burg, GrotseWesie Rappolitein.

Le château doit son premier nom de château de Ribeaupierre à la puissante famille de Ribeaupierre qui en possédait les lieux et qui y habita régulièrement jusqu'à la prise du château par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans.

Néanmoins les châteaux réussirent à tenir tête à deux sièges, le premier en 1287 par Rodolphe de Habsbourg roi d'Allemagne et une nouvelle fois en 1293 contre Adolphe de Habsbourg successeur du précédent.

En 1507 le château fut notamment utilisé comme une prison en enfermant Cunégonde de Hungerstein qui y fut enfermée, dans le donjon, et tenta de s'en échapper cette année là avec l'aide du guetteur.

Il doit son nom actuel de Saint-Ulrich à une chapelle dédiée à ce saint selon Mr de Golbery. C'est le plus beau des trois châteaux de Rappolstein ( ou Ribeaupierre ) et le plus intéressant. Sa façade, du côté de Ribeauvillé, offre quelques baies en plein cintre, elles donnent sur la grande salle si souvent prise comme la chapelle. Il paraît le moins militaire et défensif que les autres deux autres châteaux, plus accessible également, mais surtout plus visible de l'extérieur pour symboliser la puissance de la famille alors que deux autres se fondent dans la masse de forêt qui n'était pas cependant aussi développée au Moyen-Âge qu'aujourd'hui.

II resta habité longtemps après l'abandon des deux autres châteaux, abandon qui eut lieu dès la deuxième moitié du seizième siècle, tandis que le château de Saint-Ulrich était encore la demeure habituelle du chef de la maison de Rappolstein lorsqu'il fut pris par les Suédois.

Le donjon est l'ouvrage le plus ancien puisqu'il date probablement du XIe ou début  XIIe comme le logis avec sa cheminée, le logis et sa salle des chevaliers est plus tardif du XIIIe siècle tout comme la chapelle du XVe attenante à la salle, la barbacane et son enceinte extérieure semble dater du XIVe.

 

 

Les légendes des châteaux de Ribeauvillé source

Une autre légende ou souvenir plus moderne de l'histoire de cette famille féodale, se rapporte à l'époque où la seigneurie passa à la maison de Deux-Ponts, et est rappelée dans un roman récemment publié.
 
Le comte Jacques de Ribeaupierre, dernier rejeton mâle d'Egenolff d'Urselingen, n'a que deux filles : Anne et Hélène. Cette dernière épouse le comte Palatin de Birckcnfeld. Anne est recherchée en mariage par Ferdinand de Schœneck et par un baron de Bernhold. Elle donne la préférence à Ferdinand de Schœneck. Les noces ont lieu au château de Saint-Ulrich , mais pendant la nuit des noces et pendant le bal que le châtelain donne à cette occasion , des danseurs masqués se présentent, attirent le jeune époux hors de la chambre nuptiale , le tuent, mettent un masque sur son visage et le portent dans la salle du bal. Pendant qu'on s'empresse autour de ce cadavre qu'on prend pour un mannequin, les meurtriers parviennent facilement à s'enfuir, mais bientôt Anne de Ribeaupierre, effrayée de l'absence prolongée du nouveau marie , rentre dans le bal et, conduite par un pressentiment fatal, court au mannequin prétendu , enlève le masque et reconnaît son bien-aimé. Aussitôt, mettant sa douleur au pied de la croix, elle prend le voile de religieuse, et abandonne ainsi tout l'héritage de Ribeaupierre à sa sœur Hélène, comtesse de Birckenfeld. Quant à l'assassin de Ferdinand de Schœneck, à l'infâme Bernhold, il a le temps de vendre ses biens, de quitter l'Allemagne, et de se faire renégat au service du Grand-Turc.
 
Une troisième tradition veut que les deux frères, Wipold et Ortolff de Rappolstein, se soient tués à coups de flèches, l'un étant à une fenêtre du château de Girsberg ou de Stein , l'autre à une fenêtre du château de Saint-Ulrich. Mais cette légende est commune à plusieurs autres châteaux d'Alsace et des bords du Rhin.



 

Photographies
 
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