Château de Kintzheim

château de Kintzheim

 

Le château de Kintzheim se trouve à l'ouest du village de Kintzheim sur un éperon de basse montagne appelé Schlossberg à 260 mètres d'altitude au bord de la montagne.

Grâce à son spectacle d’aigle il permet d’accueillir 150 000 visiteurs environ par an.

Kintzheim était connu au VIe siècle sous le nom de Regis Villa. Les rois mérovingiens en avaient fait le centre d’un vaste domaine englobant la vallée de Lièpvre et les forêts du Haut-Koenigsbourg.

 

Historique
source : source sur place, documentation diverses, wikipedia, gallica

 

Avant Xe siècle

774, l’empereur Charlemagne fait don au Prieuré de Lièpvre d’une partie de ses forêts de Gunigesheim (ancien nom de Kintzheim).

775, Charlemagne, roi des Lombards, passe Noël dans le « Palatium selestatis », palais qui était peut-être situé à Kintzheim.

843, l’empereur Lothaire, petit-fils de Charlemagne, donne Kintzheim à Erchangar, comte de Nordgau et père de Richarde, future abbesse d’Andlau.

 

XIIIe siècle

village de Kintzheim

La construction du château débute vers 1250 sur ordre de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Le donjon et le rempart de protection qui fait corps avec lui sont achevés à la fin du XIIIe siècle. Les corps de logis sont édifiés aux XIVe et XVe siècles.

Le château de Kintzheim est mentionné pour la première fois en 1270 sous le nom de castrum Kunegesheim. Les fenêtres géminées du début du gothique suggèrent une édification vers 1250. Il appartenait d'abord aux seigneurs de Rathsamhausen.

1298, il est pris et brûlé par l'évêque de Strasbourg.

1341, l’empereur Louis IV, dit « le Bavarois », donne le village de « Kinsen » à la ville de Sélestat.

Après plusieurs changements de propriétaire (expansion autour de 1480 par Caspar von Mörsberg ) elle est vendue en 1492 à la ville de Sélestat  sur ordre de l’empereur Frédéric III, le landvogt d’Alsace, Gaspard de Morimont.

XVIIe

Le château, endommagé dans la guerre de Trente Ans, est revenu à la propriété privée par la vente du château pour 3 000 florins à J. G. de Gollen, ancien bourgmestre de la ville devenu ministre plénipotentiaire de l’empereur Ferdinand III de Habsbourg au congrès de Westphalie en 1648 (fin de la guerre de Trente Ans).

Entre 1650 et 1670, J. G. de Gollen restaure le corps de logis et la chapelle, néanmoins il n’y réside pas en permanence.

Entre 1760 et 1780, un ermite y réside et entretient la chapelle vouée au culte de saint Jacques.

Entretenu pendant le XVIIIe siècle par J. G. de Gollen, puis par le marquis de Broc, son héritier, le château est laissé à l’abandon au lendemain de la Révolution de 1789.

En 1740, elle était habitée par un ermite. Après la Révolution française, sa décadence a commencé.

 

XIXe et XXe

1801, le marquis de Broc met le château en vente. La ville de Sélestat tente de rentrer en sa possession.

1802, le futur baron d’Empire Mathieu Fabvier achète le château en contrebas duquel il fait construire un manoir de style directoire. Les deux édifices sont reliés par un jardin à l'anglaise, créé de 1803 à 1807, il est aujourd’hui classé « Jardin remarquable ».

1807, le baron en conflit avec la ville de Sélestat, un décret de Napoléon 1er tranche et accorde la propriété du château à Mathieu de Favier à condition de verser 2 000 marcs d’argent à la ville de Sélestat.

1830, les toits du château disparaissent.

1876, des ​​rénovations majeures ont  lieu

1945, lors de la campagne d’Alsace, le château sert d’observatoire et le donjon est atteint par des obus (on y voit quelques restes d’impacts).

1965, les ruines du château sont classées « monument historique ».

1968, la volerie des aigles s’y installe et permet de devenir un pôle d'attraction important en Alsace.

 

Le château est situé sur la route des vins.

Caractéristiques

Le château bien préservé a le plan d'un rectangle légèrement décalé de 35 x 20 mètres. Derrière un fossé profond, on trouve un mur de 15 mètres de haut et un donjon central de 27 mètres de hauteur sur le côté ouest.

En tant que caractéristique architecturale, la section de 5,5 mètres de large du mur de bouclier, qui atteint le donjon, est dirigée vers le haut, de sorte que la disposition inhabituelle d'un trou de serrure résulte pour la tour des étages supérieurs.

Sur le côté sud et est sont deux ailes résidentielles, sur le mur nord se trouve la chapelle Saint-Jacques dans un style gothique tardif.

L'extension méridionale de quatre mètres du mur de bouclier avec la casemate et la porte principale cachant la tour d'angle carrée, toutes deux de la fin du XVe siècle, sont frappantes.

 

Photographies
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