Château de Biron
 

 

Le château de Biron est situé dans le département de la Dordogne dans l'actuelle région Aquitaine, future région qui deviendra l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. En pleine vallée de la Lède, dans le Périgord pourpre, il était le siège de l'une des quatre baronnies du Périgord, avec celles de  Beynac, Bourdeilles et Mareuil.

 

Historique
  sources : source sur place, documentation diverses, Aquitaine Online, Wikipédia, SudOuest.



 

Le donjon est du XIIe siècle, probablement édifié après l'acquisition par alliance de la Baronnie de Biron par la famille de Gontaut-Biron.

XIIIe, le château est pris par les Albigeaois en 1211

1212, Simon IV de Montfort prend la place et fait éxécuter son seigneur.

Guerre de Cent-Ans, le château est pris par les Anglais dès le XIVe siècle.

1515, une chapelle à double étage est édifiée, elle a conservé les tombeaux de Pons de Gontaut, baron de Biron, mort en 1524, et de son frère Armand, évêque de Sarlat, mort en 1531; les têtes des gisants ont été martelées probablement à la Révolution Française ;

1598, la Baronnie est érigée en Duché-Prairie.

1602, Charles de Gontaut, duc de Biron, est jugé pour conspiration contre Henri IV en s'alliant avec  la Savoie et l’Espagne contre la France. Il est jugé coupable de haute trahison et fut décapité dans la cour de la Bastille à Paris le 13 juillet. Son orgueil et son suicidaire entêtement à ne pas reconnaître devant Henri IV son ultime trahison aurait inspiré l'expression populaire "Con comme Biron".

1793, Armand-Louis de Gontaut Biron, comte de Biron à sa naissance, marquis de Gontaut (1758), puis duc de Lauzun (1766), puis duc de Biron et Pair de France (1788), marquis de Châtel et de Caraman, baron de Lesquelen, est un militaire français né à Paris le 13 avril 1747 et guillotiné à Paris le 31 décembre 1793, il est le neveu de Louis Antoine de Gontaut-Biron. Il combattit , lors de la Guerre d'indépendance américaine. Le 1er septembre 1778, il obtint le commandement du Corps des volontaires étrangers de la Marine, fort à l'origine de 8 légions. Il fut alors chargé de commander l'expédition de conquête du Sénégal (1778-1779).
 
 

façade château de Biron



Fin XIXe siècle la chapelle castrale comptait deux œuvres d'art, des groupes sculptés, le Christ mort sur les genoux de la Vierge, "dressé en retable au-dessus de l'autel", l'autre, une Descente de Croix - dont un surmoulage en terre cuite est mentionné dans une chapelle de Verdelais. Le château est dépouillée de ces deux oeuvres et l'une est aujourd'hui au Metropolitan Museum de New-York.

1883 à 1939 la demeure appartint par héritage au grand collectionneur Guillaume de Gontaut (1859-1939), marquis de Biron et de Saint-Blancard (branche cadette de la famille) et dernier du nom propriétaire du château. Il posséda, entre autres, un ensemble de dessins de Tiepolo, vendus depuis à un musée américain mais malgré la légende, il n'a pas donné son nom au prestigieux marché d'antiquités des "Puces" de Paris. Ruiné il est dans l'obligation de se séparer du château.

1959 y fut tourné en partie le Capitan un film d'André Hunebelle avec Jean Marais et Bourvil.

1969, la série TV Jacquou le Croquant de Stellio Lorenzi est en partie tournée au château.

1978 , le département en devient propriétaire dans le but de le restaurer.

1980, création d'une association pour le château de Biron. Béatrice Gonzalez de Andia, arrière-petite-fille de Marie de Gontaut-Biron et d'Archambaud de Talleyrand-Périgord,  déléguée générale à l'Action Artistique de la Ville de Paris, s'impliqua dans le projet de restauration du château.

1981, après l'élection de François Mitterand,  Jack Lang alors ministre de la Culture accepte rapidement de débloquer des crédits dans le but de restaurer le manoir.

En 1994 y fut tourné le film " La Fille de d'Artagnan" avec Sophie Marceau et Philippe Noiret par Bertrand Tavernier.

2001, «Pacte des Loups» de Christophe Gans est tourné en partie dans le château.

2011, il est labellisé site majeur d'Aquitaine.

En 2012 ont commencé des travaux de rénovation de la charpente de l'aile des Maréchaux, prévus pour une durée de deux ans et un coût de 2,3 millions d'euros. Les travaux ont pris fin en 2015, la "salles des États" a été entièrement restaurée, des travaux de sécurisation notamment pour les assurances furent terminés.



 

Photographies
 
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