Château d'Arboras

 

Le Château d'Arboras est une magnifique propriété viticole située dans la région du Languedoc, en France. Avec une histoire riche et une beauté naturelle à couper le souffle, il est l'un des joyaux cachés du sud de la France. Le château d'Arboras occupe une position privilégiée sur la route reliant la vallée de l'Hérault au causse du Larzac, entre Saint-Saturnin et Montpeyroux. Il est situé en contrebas du village, à l'embouchure d'un chemin de transhumance qu'il pouvait aisément surveiller. Cette position stratégique n'est pas le fruit du hasard et explique la construction très précoce d'un ouvrage fortifié à l'emplacement actuel du château.

L'histoire de Château d'Arboras remonte au XIIIe siècle, lorsque la région était sous la domination des seigneurs de Montpellier. Au fil des siècles, la propriété a changé de mains à plusieurs reprises, passant des mains des seigneurs de Montpellier à celles des seigneurs de Guillaume de Narbonne, puis à la famille Bérenger de Frédol. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le château a été acquis par la famille qui le possède toujours aujourd'hui, les d'Andoque de Sériège.

Au fil des ans, le château a été agrandi et rénové, pour devenir la belle propriété viticole qu'elle est aujourd'hui. Les vignobles qui entourent la propriété produisent certains des meilleurs vins de la région du Languedoc, avec des cépages tels que le Grenache, le Syrah et le Mourvèdre.

Le tourisme est également une partie importante de l'histoire de la région, et le château d'Arboras est une destination populaire pour les voyageurs. La région regorge de sites historiques et de musées, tels que le Musée Fabre à Montpellier, qui abrite une collection d'art européen, ainsi que la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, un chef-d'œuvre gothique du XIVe siècle.

En dehors de la ville, la région est connue pour ses paysages magnifiques, y compris les Gorges de l'Hérault, une série de canyons creusés par la rivière Hérault, ainsi que le parc national des Cévennes, qui offre une vue imprenable sur les montagnes environnantes.

En ce qui concerne le tourisme gastronomique, la région est célèbre pour sa cuisine méditerranéenne, avec des spécialités telles que la brandade de morue, une purée de morue et de pommes de terre, et la tielle sétoise, une tarte remplie de fruits de mer. La région est également connue pour ses vins, en particulier les vins rouges et rosés du Languedoc.

 

 

Historique & Histoire 

 

 

En l'an 1562, les troupes du baron de Montpeyroux ont rasé l'église paroissiale d'Arboras pour rendre impossible la pratique du culte catholique. Bien qu'Arboras ait résisté vaillamment aux assauts de l'armée catholique du duc de Joyeuse, elle a payé le prix de cette bravoure. En 1579, les états du Languedoc ont ordonné que le château, présenté comme un repaire de brigands, soit intégralement rasé, mesure qui sera appliquée en 1582. Il a fallu attendre plus d'un demi-siècle pour que les traces de ce sanglant conflit soient effacées avec la reconstruction du château et celle de l'église.

Arboras est mentionné dès le VIIIe siècle comme une "villa" dépendant de l'abbaye de Gellone, propriété des moines de Saint-Guilhem-le-Désert. Au XIIe siècle, la ville abrite un castrum qui sert de poste de surveillance en raison de sa position élevée. Cet édifice aurait été ruiné en 1384 par une armée anglaise qui venait de s'emparer de Montpeyroux et reconstruit plus tard, à une date inconnue. Le château ne réapparaît qu'au XVIIIe siècle, lorsqu'il appartient à Arnaud de Bozène.

En 1627, Jean de Palissa, héritier de la seigneurie par sa mère, Jacquette de Bozène, déclare son château en ruine. C'est son fils et successeur, Raymond de Palissa, qui entreprend la reconstruction de l'édifice tout en soutenant un long procès avec les moines de Saint-Guilhem, qui tentent vainement de priver les Palissa de leur seigneurie en invoquant d'anciens droits et restent fidèles à la Réforme.

Si Charles-Antoine de Palissa est mentionné au début du XVIIIe siècle, il semble que la famille ait ensuite déserté Arboras, peut-être victime de persécutions après la révocation de l'édit de Nantes. En 1728, la seigneurie est acquise par Jean-Jacques de Fonbon, président à la cour des Comptes, Aides et Finances de Montpellier, où il possède un hôtel rue de l'Aiguillerie. Le président obtiendra en 1770 l'érection de sa terre en baronnie. Le titre passera ensuite aux Vissec de Latude, qui sont propriétaires du château sous la Révolution.

L'édifice, pillé en 1791, appartient désormais aux Laurès qui le conservent jusqu'en 1885. À cette date, la propriété commence à se morceler, tandis que le château, divisé, fait l'objet d'aménagements qui altèrent son intégrité. En 1961, la demeure des anciens seigneurs d'Arboras est acquise par un Britannique, M. William Garrad, qui s'est attaché à la restaurer. L'édifice a été classé monument historique en 1990.

 

 

 

 

sources : fiche atlas