Histoire & Visite

 

Hospices de Beaune  Hôtel-Dieu Musée

 

Edifié à partir de  1443 par Nicolas Rolin, Chancelier du Duc de Bourgogne Philippe III le Bon, et son épouse Guigone de Salins fondent le 4 août les Hospices de Beaune, hôpital pour les pauvres. Viollet le Duc dira de l'Hôtel Dieu dont il aura la charge de restaurer " cet hôpital donne envie de tomber malade". C'est aujourd'hui un musée ouvert au public.

 

 

Historique & Histoire 
source : source sur place, documentation diverses, Dijon et la Côte Viticole de Jean-François Bazin (1), defunes.org (2), hospices de Beaune.com(3) 

 

1443, fondation des Hospices de Beaune par Nicolas Rolin et sa femme Guigone de Salins. Ils hésitèrent entre Autun et Beaune pour finir par choisir cette dernière, Dijon fut probablement écartée pour ne pas faire de l'ombre au duc de Bourgogne. Le bâtiment s'inspire de l'Hôpital Saint-Jacques de Valenciennes qui fut édifié une dizaine d'année plus tôt, son architecte supposé serait Jacques Wiscere  (1)  et les autres personnages cités sont Jean Rateau, maître-maçon et Guillaume La Rathe, maître-charpentier, auteur de la flèche.

La "Grande Salle" ou " Chambre des Pôvres", longue de 72m sur 14m,  comporte des similitudes avec la Grande Salle des Povres à Tonnerre édifiée en 1295. On pouvait y mettre initialement jusqu'à 30 lits (  40 environ pour la Grande Salle de Tonnerre ), mais les lits étaient souvent occupées par deux personnes.

1946, dernière année d'occupation des malades dans la "grande salle des povres."

1451, achèvement des travaux de constructions, le corps de bâtiment s'étend alors sur 80m de longueur. La bouzaize , rivière souterraine de Beaune, traversait en souterrain la cour. La galerie a la particularité de faire le tour du bâtiment.

1452, inauguration de la la Grande Salle des Pôvres a conservé ses dimensions d'origine (50 m de long, 14 m de large, 16 m de haut ). Le mobilier d'inspiration médiévale fut reconstitué au XIXe siècle, lors de la restauration de la salle opérée à partir de 1875, par Maurice Ouradou, gendre de Viollet-le-Duc.

1661, édifiée par de Louis Bétault, la salle Saint-Louis fut construite à la place d'une grange qui fermait la cour de l'Hôtel-Dieu et servait aussi de cuverie.

1966, tournage de la Grande Vadrouille dans la cour des Hospices de Beaune et dans la chambre des Povres (2)

1968, les soeurs se défont de la grande coiffe d'origine flamande.

1971, l'hôpital de Beaune déménage, les Hospices de Beaune perd donc sa vocation première. Néanmoins les soeurs hospitalières sont cependant restées.

2009, restauration de la toiture en ardoise ainsi que les épis de faîtage dorés à la feuille. L’entrée, signalée par la flèche s’élevant à près de 50 m du sol, est protégée par un auvent remarquablement décoré.

 

"Salle des Povres"

Salle des Pauvres, Médieval

Inaugurée en 1452, elle a conservé ses dimensions d'origine (50 m de long, 14 m de large, 16 m de haut ). Le mobilier d'inspiration médiévale fut reconstitué au XIXe siècle, lors de la restauration de la salle opérée à partir de 1875, par Maurice Ouradou, gendre de Viollet-le-Duc.
Elle possède un ornement soigné avec des poutres polychromes uniques au monde. Les dragons multicolores qui "crachent" les poutres traversières évoquent les monstres de l'enfer, thème que l'on retrouve régulièrement au Moyen-Âge.

On y trouve par endroit sur le carrelage, quelques vitraux et autres décors muraux le monograme de  Nicolas Rolin et Guigone de Salins. La devise «Seulle*», qui fut l'objet de multiple discussions d'historiens, semble signifier que Guigone était la seule dame des pensées de son mari, d'autres pensent qu'elle fait allusion à l'étoile du matin, seule dans le ciel de son époux.

Au dessus de la grande porte se trouve un Christ aux Liens datant de la fin du XVème siècle et sculpté dans un seul et même fût de chêne.

L'ancien réfectoire sert aujourd'hui de salle d'accueil.

 

La Chapelle

C'est dans cette salle que ce trouvail le polyptyque de Rogier van der Weyden, sous une plaque fut inhumée Guigone de Salins.

 

Salle Saint-Hugues

Salle Saint-Hugues

 

Salle dédiée au malades qui fut rajoutée en 1645 par le  Maître Hugues Bétault, cette pièce est révélatrice du rôle qu'a pu jouer un bienfaiteur dans l'histoire de l'Hôtel-Dieu. 

Les tablettes au-dessus des lits étaient destinées à recevoir leurs objets personnels. Une cordelette leur permettait de se relever du lit plus facilement.

 

Peintures murales

Réalisées par le  peintre parisien Isaac Moillon en 1641, neuf des onze peintures illustrent des miracles du Christ. Les deux autres sont consacrées à Saint-Hugues en évêque et en costume de chartreux alors que le  retable de l'autel évoque le miracle de Saint-Hugues ressuscitant deux enfants morts de la peste. Au plafond on y voit le  «miracle de la piscine de Bethzaïda».

 

Salle Saint-Nicolas

Plus petite, elle contenait que 12 lits mixtes, Louis XIV y fit un don après sa visite en 1658.Il établit donc une rente de 500 livres à l'Hôtel-Dieu afin que l'on puisse faire de nouveaux aménagements séparant les hommes des femmes. Elle n'a pris ses dimensions actuelles qu'à partir de la seconde moitié du XVIIIème siècle.

Elle abrite actuellement une exposition permanente dont la fameuse maquette en paille réalisée par un malade au XVIIIe siècle. Recouverte d'une vitre et éclairée, une excavation dans le sol permet de voir couler la Bouzaise. Ce cours d'eau assurait l'évacuation des déchets en aval, preuve du souci d'hygiène qui a présidé à la conception des bâtiments.

 

Cuisine

 

La cuisine fut utilisée jusqu'en 1985, pour des pensionnaires de retraite. Aujourd'hui elle a retrouvé son apparence du XXe siècle. On peut y voir : un grand fourneau muni de deux robinets d’eau chaude appelés « cols de cygne », une vaste cheminée gothique,un tourne-broche de 1698 en acier brossé, animé par un petit automate, «Messire Bertrand». Celui-ci est en costume traditionnel: grandes bottes molles haut-de-chausses blancs, justaucorps rouge à boutons dorés et bonnet blanc au bord relevé. Il semble tourner la manivelle en veillant sans cesse aux activités de la cuisine.

 

Pharmacie

Pharmacie

C'est le lieu de création des mixtures pour les malades réalisées par des sœurs apothicaires. Sur le fourneau, situé à l’origine dans « le laboratoire », deux imposants alambics en cuivre permettait d’extraire les substances actives des plantes dont certaines étaient issues du jardin « des simples » à l’arrière de cette pièce. On y voit aussi un mortier en bronze, daté 1760, de l'apothicaire Beaunois Claude Morelot. L'arc accroché au pilon permettait d'alléger son poids et de cette manière facilitait le travail des sœurs apothicaires lors de la préparation des remèdes, un tableau peint par Michel Charles Coquelet Souville en 1751, présente les différentes tâches effectuées dans l'apothicairerie de Claude Morelot au XVIIIème siècle: réduction en poudre de plantes séchées, utilisation du mortier, distillation dans l'alambic et cuisson d'une préparation médicamenteuse.

Dans la seconde salle de la pharmacie ou officine, les étagères présentent une collection de 130 pots de faïence datés de 1782, dans lesquels étaient conservés les onguents, huiles, pilules ou sirops... Les pots de verre contiennent encore des « spécifiques » dont certains laissent rêveur : poudre de cloportes, yeux d'écrevisses, poudre de noix vomiques, élixir de propriété... (3)

 

Retable n'était ouvert à la vue des malades que les dimanches et jours de fête.

Retable n'était ouvert à la vue des malades que les dimanches et jours de fête.

Le retable fermé

Nicolas Rolin et Guigone de Salins, agenouillés en prière, se font face, tandis que sont représentés en trompe-l’œil : l'Annonciation, saint Sébastien (patron de chevalerie du Chancelier) et saint Antoine (patron de l'Hôtel-Dieu et de Guigone de Salins) suivi de son cochon.

Le retable ouvert

Le Christ, Juge Suprême, majestueux dans sa robe pourpre, sa main droite levée, fait signe aux élus «Venez à moi les bénis de mon Père…» A l'inverse, sa main gauche est abaissée en signe de désapprobation : «Ecartez-vous de moi, maudits dans le feu éternel…»
Aux pieds du Christ : les quatre anges annonciateurs du Jugement Dernier entourent l'Archange saint Michel. Resplendissant dans le contraste de sa robe blanche et de son manteau écarlate, le visage impassible, il pèse les ressuscités.

Tapisseries

 

 

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