Histoire & Visite

 

Eglise de Saint-Florentin

 

 

Historique & Histoire 
source : source sur place, documentation diverses,

L Eglise, classée en 1842 au nombre des monu­ments historiques (1), mérite, bien qu’elle n’ait jamais été achevée, l’attention des touristes dont elle reçoit journellement la visite.

Le Portail Nord, commencé en 1611 et terminé en 1613, est précédé d’un grand escalier de pierre, autrefois d’aspect très pittoresque, et au bas duquel étaient deux lions; l’un tenant l’écu de France; l’autre, les armes des Phelypeaux de la Vrillière, seigneurs de Saint-Florentin. En haut, d’un côté, Moïse avec les tables de la loi ; de l’autre, Aaron avec l’encensoir. Lors de la reconstruction de cet escalier, en 1875, Moïse et Aaron furent placés devant deux niches du portail, trop petites pour les contenir. Les deux lions, mutilés, gardent actuelle­ment l’entrée de la Caisse d’épargne.

Le Portail Sud est postérieur d’une vingtaine d’armées au portail nord : sur le contrefort de gauche on lit la date de 1637, et, sur le milieu du pignon, celle de 1639. A l’un des angles du même contrefort, on aperçoit un cadran solaire, sous lequel est gravée cette inscription : Me sol, vos umbra régit (le soleil me dirige ; l’ombre vous gouverne).

Le Transept qui relie ces deux portails, est du XVIIe siècle, tandis que Je Chœur, le Sanctuaire. Le Déambulatoire, avec ses quatre chapelles et ses fenêtres ornées de vitraux anciens du plus grand prix (1), remontent, selon les uns, au xv° siècle, et, selon les autres, au xvie siècle seulement. La Tribune des Orgues n’a été élevée qu’en 1862, après l’importante restauration de l’église (1857 à 1861).

Un Jubé, de 1600, dont la frise porte de délicieux ornements, ferme le choeur.

Au-dessus d’un petit autel, à gauche, les statues de Saint Eloi (xvic siècle) et de Saint Jean de Mat ha (xvue siècle), classées par la Société des Monuments historiques ; sur l’autel de droite, celles de Saint Honoré, d’un religieux et d’un évêque (xvi° siècle), également classées. Entre cet autel et le jubé, une statuette en marbre de Sainte Catherine (xive siècle), classée ; à l’entrée du déambulatoire, côté sud, dans une niche, un Ecee Homo (xvr° siècle), classé.

Le déambulatoire est terminé, de chaque côté, par une clôture de pierre, formée de colonnes corinthiennes et établie sur la même ligne que le jubé. En y pénétrant par l’entrée qui se trouve près de Y Ecee Homo, la première chapelle que l’on voit, est celle de Saint Nicolas ou des Fonds Baptismaux. Une Colonnade (1539) finement ouvragée et très admirée, avec porte plein cintre, la sépare du reste de l’église.Contre le mur Est, saint Nicolas est debout sur une console ornée d’un motif sculpté représentant un trait de sa vie : il jette une bourse dans la maison d’un gentilhomme pauvre et malade pour sauver ses filles du déshonneur ; aux pieds, du saint, trois enfants s’ébattent dans un baquet.

 

Autel et Choeur de l'église Saint-Florentin

Pierres Tombales

La plus grande partie- des pierres tombales, qui recouvraient les corps enterrés dans l’église avant la déclaration royale du 10 mars 1776, interdisant d’y inhumer, ont disparu lors de la réfection complète du dallage de cet édifice, en 1860. Il n’en reste plus que quelques-unes, dont voici les inscriptions :

Chapelle Saint-Joseph : Cy-gist Darne Anne Elisabeth Epaulard, très chère épouse de Michel Sallot, sieur du Hallier, conseiller du roy, receveur des tailles de Vélec­tion de Saint-Florentin, laquelle, après avoir satisfait à tous ses devoirs de religion, et pénétrée d’une charité constante envers les pauvres, est décédée le 15 février 1763, âgée de 52 ans 10 mois. — Pries; Dieu pour le repos de son âme.

Au-dessous de l’inscription,011 aperçoit les vestiges d’un écusson martelé ; à droite et à gauche sont deux anges assis.

Tambour du portail Nord : Trois pierres funéraires, une seule a conservé une inscription lisible : Cy-gist, Edme Leclerc, escuyer, seigneur de la Chesnault et des Varennes, conseiller secrétaire du roy, maison, couronne de France et de ses finances, élu en l’élection de Saint-Florentin, et procureur du roy au grenier à sel, décédé le 23 septembre 1721, âgé de 61 ans. — Sit in pace locus et habitatio ejus in Sion.

Cette inscription est encadrée de deux filets, entre lesquels on a gravé d'élégants rinceaux ; les deux dernières lignes sont tirées du psaume LXXV, v. 2. Au-dessous de l’épitaphe, on remarque les armoiries de la famille Leclerc, indéchiffrables aujourd’hui.

Devant et sous le Jubé. — Deux pierres funéraires ; la première a, seule, une inscription encore lisible : Cy-git Dame Marie Marthe Defeu, épouse de Edme Defeu, écuyer, seigneur de Lignières, conseiller du roy, receveur ancien des tailles de l’élection de Saint-Florentin, laquelle, après s’être fait riche en bonnes œuvres, ets’être acquis un trésor et un fondement solide, ...est décédée le 6 décembre 1721, à l’âge de 30 ans. — Vrie\ Dieu pour le repos de son âme.

Chapelle Saint-Charles ; fragment de pierre servant de seuil,: Cy-gist Robert Defeu, écuyer, avocat en la Cour....

Dans cette même Chapelle : "Cy-git Dame Anne Leclerc, très chère épouse de M' Christophe Billebault, avocat au Parlement, conseiller du roy, maire perpétuel de la ville de Saint-Florentin, décédée le <j mars i68<j, âgée de 43 ans. — Hic quoque jacet domina Joanna Dyonisia Billebault, vidua Edmundi Leclerc, equitis Domini de Lachainault et des Varennes. — Fpitaphium : Catholicam amavit ecclesiam, pietate enituit, religionem coluit, egenis opem affiictispræsidium præstitit, plttrimà in adversis pa tient iœ, in pros péris œquau imitatis. in dubiis pruden.tiœ monstravit exempta, virluti ita addicla fuit ut cttm famorum integritas nasci crescere et perfici visa filerit cunctis flebilis nato flebilior occidit I V° jdus julii anno MDCCXXX VTI œtatis... tnense Vl° die //a. Vale mater vit a amabilior nunquam ego te aspiciam posthac et certe semper amabo, hoc pietatis amoris et gratitudinis monumentum charissimce matriponi curavit Edmundus Parcevalis Leclerc, eques, dominus de la Chainault et des Varennes.

2° Cy-gist Jean Baptiste de Villeroi, écuyer piqueur au deuxe vol pour milan de la grande fauconnerie du roy, décédé le 22 février 1743, ^gé de 5/ ans.— Prie\ Dieu pour luy.

3° Cy-gist Me Jacques Rogelin, procureur au bailliage, élection et grenier à sel de Saint-Florentin, fis de Me Edme Rogelin, procureur auxdites juridictions, aussy y gisant, décédé le 8 octobre 1720, âgé de 67 ans. — Cy-gist aussi Demoiselle Jeanne Jeanneau, sa veuve, décédée le 8 juin 1734, âgée de 74 ans.

Tambour du portail Sud : Deux pierres tombales dont les inscriptions sont complètement effacées.

 

Source texte : Saint-Florentin (Yonne), son aspect, ses rues, son église : guide du touriste , par Camille Hermelin, BNF GALLICA

 

 

 

 

Photographies & Photos

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