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Catégorie : Vienne - 86
Mis à jour : 30 Novembre 2025
Clics : 8

Château de Monts-sur-Guesnes

e château de Monts-sur-Guesnes est une ancienne forteresse médiévale du Loudunais, aujourd’hui transformée en grand site touristique et en Historial du Poitou dédié à l’histoire médiévale régionale. Classé Monument historique, alors qu'il a faillit disparaitre car en ruine,  il a fait l’objet de vastes campagnes de restauration récentes pour accueillir un parcours scénographique immersif autour d’Aliénor d’Aquitaine et du Moyen Âge.​ Les photos sur cette page ont été prises pendant et avant sa restauration complète.

chateau de Monts sur Guesnes Visite

Présentation générale du château

Situé à Monts-sur-Guesnes, dans le département de la Vienne, le château domine un bourg ancien inscrit dans la démarche « Petites Cités de Caractère » et constitue aujourd’hui le principal pôle patrimonial de la commune. Il abrite le 6ᵉ Historial de France, un équipement culturel moderne mêlant histoire, numérique et médiation ludique autour du Moyen Âge poitevin.​

Le château est constitué de plusieurs ailes médiévales remaniées à l’époque moderne, avec un corps de logis principal et des dépendances dont l’ancienne ferme Deram qui formait la basse-cour. Les espaces intérieurs ont été adaptés pour la scénographie tout en conservant les volumes et les caractéristiques architecturales d’origine, sous le contrôle des Monuments historiques.​

Repères historiques médiévaux

Les origines de la place forte remontent au Moyen Âge central, dans un secteur stratégique du Poitou marqué par les affrontements entre royaumes francs, principautés féodales et, plus tard, conflits franco-anglais. Le château s’inscrit dans un territoire qui a vu se dérouler des épisodes majeurs comme Vouillé (507), Poitiers/Moussais (732) ou encore la bataille de Nouaillé-Maupertuis (1356) pendant la guerre de Cent Ans, ce qui nourrit le récit historique présenté sur le site.​

La figure d’Aliénor d’Aquitaine, reine de France puis d’Angleterre, joue un rôle central dans la mise en valeur du château, le lieu servant de porte d’entrée à l’histoire du Poitou médiéval et aux enjeux de pouvoir entre Capétiens et Plantagenêt. La scénographie retrace ces siècles d’histoire régionale à travers un parcours narratif mêlant personnages, batailles, jeux d’alliances et de territoires, dans lequel le château apparaît comme une pièce d’un vaste échiquier politique.​

restauratio chateau Monts sur Guesnes

Travaux de restauration, aujourd'hui terminé depuis plusieurs années ( 2022 )

Transformations modernes et restaurations

À partir des années 1990–2000, le château bénéficie d’importants travaux de restauration, notamment pour installer la mairie dans l’aile sud, ce qui permet de sauvegarder le bâti et de lui redonner une fonction publique. Une nouvelle grande campagne de travaux est engagée au début des années 2020 pour créer l’Historial du Poitou, avec reconstruction volumétrique de l’aile nord-est en ruine et aménagement de l’aile nord-ouest pour la visite.​

Le chantier, placé sous maîtrise d’œuvre d’un architecte en chef des Monuments historiques, représente plus de 3,3 M€ pour l’ensemble du projet, dont environ 1,55 M€ dédiés à la restauration du château lui‑même, largement subventionnée par la DRAC Nouvelle-Aquitaine. Les travaux concernent la consolidation des maçonneries, la restitution des volumes, l’adaptation aux normes de sécurité et d’accessibilité ainsi que l’intégration discrète des dispositifs techniques de la scénographie.​

Le château, Historial du Poitou

Ouvert au public en 2022, le château de Monts-sur-Guesnes est conçu comme un « lieu vivant » plutôt qu’un musée classique, proposant une découverte interactive et émotionnelle de mille ans d’histoire médiévale. Huit salles scénographiées, environ 800 à 2000 m² d’espaces de visite et un mapping vidéo géant sur la guerre de Cent Ans composent un parcours immersif adapté à un large public, en particulier aux familles.​

Le site déploie également un village médiéval pour les enfants, des jeux extérieurs, des engins de siège, des ateliers (tir à l’arc, taille de pierre, héraldique) et une salle de jeux inspirés des divertissements anciens, renforçant l’aspect expérientiel. L’objectif affiché est de faire du château un outil de promotion du territoire, un pôle culturel et touristique majeur entre Futuroscope et Fontevraud, au cœur d’un réseau de sites médiévaux poitevins.

✓ Informations pratiques

Adresse :
Château de Monts-sur-Guesnes
2 rue du château
86420 Monts-sur-Guesnes, France
Site officiel :
www.historial-poitou.fr
Téléphone :
+33 (0)5 49 98 40 00
Horaires : Toujours vérifier sur le site officiel avant tout déplacement, informations à jour lors de la mise en ligne.
Ouvert toute l'année (sauf fermetures ponctuelles)
Été (avril-septembre) : 10h-19h
Hiver (octobre-mars) : 10h-17h
Tarifs 2025:
Adulte : 14,50 € | Enfant (4-11 ans) : 8,50 €
Gratuit : moins de 4 ans
Visite guidée sur demande
Accès :
Parking gratuit sur place
Accessibilité PMR partielle
À 25 km de Loudun, 35 km de Futuroscope
Services :
Boutique • Aire de pique-nique
Ateliers et animations (tir à l'arc, héraldique)
Visite en famille et groupesr-gradient
 

Essor seigneurial aux XVe‑XVIe siècles

Le véritable essor du château de Monts‑sur‑Guesnes s’enracine dans l’action des familles Odart et Brilhac, qui, aux XVe et XVIe siècles, transforment une place forte médiévale en un centre seigneurial de premier plan. C’est à cette époque que Monts acquiert le statut de châtellenie, ce qui en fait un pôle administratif et judiciaire local, capable d’attirer à lui une noblesse de cour en quête de relais d’influence en Poitou.​

Sous l’impulsion de ces lignages, le château se dote de bâtiments plus confortables, d’espaces d’apparat et d’une organisation interne marquant le passage de la forteresse défensive à la résidence de prestige. L’implantation de cette châtellenie s’accompagne d’un maillage plus dense du bourg, dont l’essor profite directement à la puissance des seigneurs de Monts.​

escalier XVe

Bel escalier du château.

Séjours royaux et prestige politique

La venue de Louis XI en 1481 inscrit Monts‑sur‑Guesnes dans la géographie politique du royaume, le château devenant ponctuellement une résidence de voyage pour la monarchie capétienne tardive. Au‑delà de l’anecdote, ce séjour signifie que le site offre à la fois sûreté, confort et réseau d’alliés locaux suffisants pour accueillir le souverain et sa suite.​

Quelques décennies plus tard, c’est le futur Henri IV qui y fait halte, après les déchirements des guerres de Religion, ce qui montre que Monts reste un point d’équilibre stratégique entre pouvoirs royaux, grandes familles et notables du Poitou. Le château apparaît alors comme un lieu d’observation privilégié des recompositions politiques du royaume à la fin du XVIe siècle.​

L’apogée des Frézeau de la Frézelière

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la seigneurie passe à la famille de Frézeau de la Frézelière, dont l’un des membres officie comme précepteur de Louis XIV, signe d’un très haut degré de confiance accordé par la monarchie. Cette proximité avec le roi place les seigneurs de Monts dans l’orbite directe de la cour, et rejaillit sur le statut symbolique du château.​

Profitant de cette position, la famille engage un vaste mouvement d’embellissement : réorganisation des façades, mise en valeur des volumes nobles, adaptation des intérieurs aux standards de confort et de représentation de l’Ancien Régime. C’est cette phase d’intervention, étalée sur plusieurs générations, qui donne au château sa pleine splendeur classique et fixe en grande partie son image actuelle.​

Du symbole nobiliaire au patrimoine

chateau de Monts sur Guesnes restauration

En résumé, Monts‑sur‑Guesnes passe, entre les XVe et XVIIIe siècles, d’une place forte régionale à une résidence seigneuriale de haut rang, fréquentée par des rois et portée par des lignages intimement liés au pouvoir royal. Cette stratification des usages – militaire, administratif, résidentiel puis patrimonial – explique la richesse historique du site et la pertinence de son choix comme écrin de l’Historial du Poitou aujourd’hui.

 

Histoire du château de Monts-sur-Guesnes

Aux alentours de 1110, Grimaul(t) de Monts (de Montibus), après avoir usurpé certains domaines, en fit don au couvent de Guesnes. Au XIIIe siècle, la seigneurie passa à une branche cadette des Odart de Verrières. Gui Odart, seigneur de Monts et de Baslou, se distingua lors des guerres contre les Sarrasins d’Espagne, d’où il rapporta une fiole d’huile sainte, longtemps conservée dans l’église de Saint-Vincent. Son tombeau, le représentant en chevalier, demeura dans cette église jusqu’aux guerres de Religion. Ses descendants, portant tous le prénom Gui, prirent sa succession : l’un d’eux reconnut en 1306 la suzeraineté du seigneur de Bauçay pour Monts.

En 1313, un chevalier Odart fut poursuivi par le bailli de Touraine pour avoir revendiqué la haute justice sur Monts, droit finalement reconnu au roi à la suite d’une enquête officielle. Le 17 août 1330, Gui Odart, seigneur de Monts, avec son épouse Guillemette de la Touche, fonda la chapelle Notre-Dame de la Chambaudière. Leur fils Hugues tomba à Poitiers en 1356, laissant François Odart, seigneur de Curçay, et Gui Odart, héritier de Monts. En 1369, face aux incursions anglo-saxonnes, le roi Charles V accorda à Gui des lettres de guet et de garde pour le château, stratégiquement situé à une lieue et demie de Purnon, alors tenue par l’ennemi.

Jean Odart, sans doute fils du précédent, fut chambellan de Charles VI ; il eut deux enfants, Jean, seigneur de Monts, et Jeanne, mariée à Jean de Brillac, seigneur d’Argy. En 1410, Odart reçut de Charles VI le droit de guet pour Monts sur plusieurs paroisses alentour.  Par lettres accordées par le roi Charles VI, le seigneur de Monts jouissait de droits féodaux importants : il pouvait nommer un bailli, un prévôt, un sénéchal et un tabellion. Il détenait aussi le droit de tenir un marché le samedi et six foires annuelles, ainsi que les droits de hallage, péage, minage, billettes et four banal — autant de privilèges caractéristiques du pouvoir seigneurial médiéval.

À sa mort sans héritier direct avant 1429, les biens passèrent à Jean de Brillac.

Son fils Pierre de Brillac prêta hommage en 1449 pour ses terres, puis le château reçut la visite de Louis XI en mars 1480 : à cette occasion, un valet de la cuisine royale fut récompensé pour avoir veillé toute la nuit au maintien du feu dans la chambre du roi. En reconnaissance, Louis XI donna à Pierre de Brillac des lettres patentes confirmant ses droits sur la châtellenie et la haute justice de Monts et de ses dépendances.

Par la suite, la seigneurie échut à Charles, Jacques puis René de Brillac. Vers 1589, René céda Monts à Louise de Savonnières, mariée à Martin du Bellay, prince d’Yvetot. Une anecdote relevée par Tallemant des Réaux rapporte que leur fils, élevé au château, fut rendu bossu à la suite d’un accident de plancher effondré.

En 1651, Charles du Bellay transmit la terre à Magdeleine de Savonnières, veuve d’Isaac Frézeau de la Frézelière. La terre fut érigée en marquisat en sa faveur en novembre 1655, et leur fille Charlotte-Marie épousa François Frézeau de la Frézelière, son cousin.

Le marquisat de Monts entra dans la famille Doublet par le mariage de Marie-Madeleine-Anne Frézeau avec Anne-Nicolas Doublet. Confisqué lors de la Révolution française, le château fut vendu le 7 octobre 1791 à Jean-Pierre Gravier, bourgeois de Paris. Le domaine servit alors d'hôtel particulier avant ses récentes transformations.

Les Cordelières de Monts

Une communauté de Cordelières (filles de Saint-François) s'établit à Monts en 1671. Vers 1769, cette communauté fut réunie à leur maison mère de Poitiers, marquant la fin de cette présence religieuse locale.

Architecture et caractéristiques du château

Le château de Monts-sur-Guesnes mérite l'intérêt pour ses qualités architecturales remarquables. L'arc en accolade répété au-dessus de chaque fenêtre indique une construction du XVe siècle. À l'exception de la chapelle et de la galerie d'entrée, édifiées au XVIe siècle, l'ensemble du château a été construit d'un seul jet, ce qui explique son harmonie architecturale.

La tour d'angle constitue un élément particulièrement intéressant : elle illustre parfaitement comment, après le XIVe siècle, les créneaux des hourds couverts ont été conçus pour permettre l'usage simultané de l'arbalète et des bouches à feu — une transition architecturale significative de l'évolution militaire.

Bien que les intérieurs aient subi des altérations au fil des siècles (enduits et badigeons masquant les distributions primitives), le château conserve grande allure grâce à son plan épuré. Les charpentes demeurent particulièrement intéressantes, bien que les couvertures aient été modifiées par des réparations peu intelligentes qui ont affaibli les contours des toitures et dissimulé certains éléments défensifs.

Saint-Vincent-de-l'Oratoire, ancien hameau dépendant

L'ancienne paroisse de Saint-Vincent-de-l'Oratoire (ou du Loroux), dont dépendait le fief de Monts, est mentionnée dès 1054 dans les cartulaires de l'abbaye de Cormery. Une aumônerie (Maison-Dieu) dédiée à saint Avertin avait été fondée par les seigneurs de Monts, offrant un unique lit équipé de deux linceuls.

En 1569, ce bâtiment fut pillé et incendié par le régiment protestant de Dillon. L'incendie se propagea dans toute la rue Saint-Vincent, s'étendant jusqu'à l'allée des Ormeaux-de-Brouville, où se situent aujourd'hui le presbytère et la gendarmerie. Aujourd'hui, Saint-Vincent n'est plus qu'un petit hameau de la commune de Monts-sur-Guesnes.

 

 

Sources : Gallica, La Nouvelle République

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