Prisonniers de la Bastille
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Lors de la prise de la bastille du 14 juillet 1789,  seulement 7 prisionniers furent libérés, le 8ième fut totalement inventé...
 
 

Hugues Aubriot, intendant des finances et prévôt de Paris sous Charles V. Voir création de la Bastille pour plus de détail.

Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, condamné à mort pour récidive de trahison envers le roi. Enfermé à la Bastille dans une cage de fer, à la demande de Louis XI ( voir donjon de Loches ), vers 1477, il est rapidement jugé et sa tête sera tranché le 23 août 1477 sur place publique aux Halles de Paris. Sa femme Louise d'Anjou serait morte de chagrin le jour de sa condamnation le 4 août 1477 par le Parlement de Paris. [vi]

Aymar de Rançonnet, second président au Parlement de Paris, enfermé en 1557 et mort en 1559 à la Bastille. Il était accusé ,par la famille des Guises, d'inceste envers sa fille. Tragédie familiale, la fille en question va mourir sur un fumier ( sic ), son fils est exécuté et sa femme est foudroyée par un orage. [vi]

Charles de Gontaut, duc de Biron, né en 1562 à Saint-Blancard, et exécuté le 31 ( ou 13 ) juillet 1602 à la Bastille, est un militaire français. Maréchal de France, il est célèbre pour l'amitié que lui portait Henri IV, qu'il a pourtant trahi. Il était le seigneur du château de Biron.

Antoine de Lage, Seigneur de Puy-Laurens ( appelé aussi Duché-Pairie d'Aiguillon situé dans l'actuelle Aquitaine ), favori de Monsieur ( frère du roi ) il est enfermé par Richelieu à la Bastille en 1635 et y décède le 1 juillet 1635 ( soit à la Bastille soit au Donjon de Vincennes ).

Nicolas Fontaine : Arrêté en 1666, il est emprisonné à la Bastille pendant deux ans. Ecrivain.[vi]

Jean Le Noir, est un théologien et canoniste français, célèbre écrivain de son temps. Enfermé en 1683 à la bastille pour son opposition à la nomination de l'archevêque de Paris ( il l'accuse d'hérésie ), condamné le 24 avril 1684 à faire amende honorable et à la galère à perpétuité.[vi] Il meurt dans la prison du château de Nantes le 22 avril 1692.

Roger Bussy Rabutin

 

Roger de RabutinComte de Bussy-Rabutin, Lieutenant Général des Armées du Roi. Embastillé une première fois pour libertinage et comportement scandaleux, il écrit un livre à sa maîtresse " une histoire amoureuse de France" qui le renvoi à la Bastille en 1665.

 

 

Robert François Damien exécuté à Paris en Place de Grève le 28 mars 1757. Condamné pour tentative de régicide sur Louis XV, il subira le même sort que Ravaillac : il est écartelé par quatre chevaux dans un supplice de plus de deux heures sur la place publique. La longueur et la dureté de l'exécution va choquer la population, il est le dernier écartelé sur place publique.

Robert François Damien, tenu du prisonnier et ses couteaux, Bibliothèque de l'ArsenalExécution de Robert François Damien sur la place de Grève le 26 mars 1757

Habits de Robert François Damien et gravure de son éxécution sur la place de Grève le 26 mars 1757, Bibliothèque de l'Arsenal

Paul Pellisson : Fervent défenseur de Nicolas Fouquet, premier commis du ministre, il est également emprisonné pendant 4 ans. Libéré il aura cependant une carrière plutôt brillante devenant membre de l'académie française en 1653 et devient historiographe du roi en 1668. [iv]

Jean-François Marmontel, disciple de Voltaire

 

Jean-François Marmontel, disciple de Voltaire, il n'est pas embastillé en 1759 pour ses écrits ou ses idées mais pour avoir refusé de donner le nom de l'auteur d'une satire sur le Duc d'Aumont.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Maréchal-Duc de Richelieu

Célèbre pour ses exploits guerriers mais aussi pour ses aventures amoureuses et ses duels, le maréchal de Richelieu ( 1796-1788 ) a été trois fois embastillé : d'abord en 1711, encore jeune duc de Fronsac, à la demande de son père, pour avoir délaissé sa femme, comme le raconte Saint-Simon, puis en 1716 pour duel, et enfin en 1719, compromis dans la conspiration de Cellamare. Ses mémoires apocryphes ont beaucoup contribué à l'image de la Bastille comme prison de luxe pour grands seigneurs. [iv]

 

Marquis de Pelleport

Embastillé pendant 4 ans, de Juillet 1784 à Octobre 1788, pour avoir écrit " le Diable dans un bénitier" en 1783. Adepte des pamphlets orduriers et de livret pornographique, il écrira à la bastille une autre oeuvre " les bohémiens". Livre qui par ailleurs obtiendra une retentissante indifférence générale. Il est littéralement massacré par les révolutionnaires le 14 juillet 1789 pour avoir défendu le Major de Losme qui faisait parti de la Bastille lors de sa prise, il s'écria pour le défendre " Arrêtez, Vous allez immoler le meilleur des hommes, j'ai été prisonnier cinq ans ( notons qu'il exagère là son passage ) à la bastille, où il fut mon consolateur". [VIII]

 

Cagliostro

Célèbre aventurier, Joseph Balsamo, dit de le comte de Cagliostro, né en 1743 à Palerme, après avoir fuit l'Italie, où il était recherché pour escroquerie, arriva en France en 1780. Il y bénéficia de l'appui du Cardinal de Rohan, mais aussi des Françs-maçons, et rencontra un grand succès de mage et de thaumaturge. Mis en cause dans l'affaire du Collier de la Reine, il fut incarcéré à la Bastille avec sa femme Serafina, puis expulsé en 1786. Après un séjour à Londres, il rentra en Italie où il fut arrêté et détenu à perpétuité au château de San Leo, où il mourra en 1795. Il écrivit une lettre de dénonciation de la Bastille et des lettres de cachet. Publiée à Londres en 1789. Il doit beaucoup se célébrité posthume à Alexande Dumas, Goethe et Gérard de Nerval. [iv]

Mlle Bonafon « la vie privée de Louis XV »

Marie-Madeleine Bonafon était la femme de chambre de la Princesse de Montaubon. Elle aurait participer par ses écrits dont une série de romans avec intrigues et secret qu'il fallait déchiffré comme un puzzle , à la révélation des ébats sexuels dans la cour du roi , ainsi que de Louis XV vers 1740. Le déchiffrage de ses intrigues, édité pour le premier comme un conte de fée allégorique à Rouen dans un total secret en 1745, révéleraient les relations incestueuses de Louis XV.

Elle sera embastillé en 1745 pour le roman satirique " Tanastès", elle y sera enfermée seize mois avant d'être envoyée pendant douze ans au couvent des Bernardins dans le Bourbonnais.

Ces rumeurs d'incestes du roi vont contribuer au fil du temps à une érosion de la légitimité du roi dans le temps. Pour autant Mlle Bonafon lors de ses interrogatoires par le Commissaire Rochebrune , demandera pardon pour sa " faute d'imagination" et en exprimant sa fidélité au roi. Le délit qui lui sera reproché est de parjure et de sacrilège pour avoir pris comme sujet le roi en le réduisant à des ébats sexuels les plus sordides avec ses filles. [IX]

Il est difficile pour autant d'accréditer la véracité de ses propos tout d'abord parce qu'elle même s'est excusée et puis c'était des romans . Même si c'est une époque de libertinage outrageante , parfois exagéré et romancé, ces rumeurs d'incestes étaient fréquentes dans toutes les couches de la noblesse. Même Marie-Antoinette est accusée d'inceste avec son fils ....