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Jeanne d'Arc au Château de Chinon
 

Jeanne d'Arc part de Vaucouleurs, entre le 11 et 13 février 1429, et elle  arrive au Château de Chinon vers le 22-23 février 1429, avant de venir à Chinon Jeanne d'Arc ,alors à Sainte-Catherine de Fierbois, envoie une lettre au roi Charles VII.  Arrivée à Chinon , elle s'entretient avec le roi puis elle est logée dans la tour de Coudray, donjon édifié par Philippe-Auguste.

 

Voir aussi. Château de Chinon - Jeanne d'Arc - Église de Sainte-Catherine-de-Fierbois

 


Informations
  •  Adresse :    
  •  Google Maps : Carte
  •  Téléphone :  02 47 93 13 45
  •  Site officiel  :  http://www.forteressechinon.fr/
  •  Heures d'ouvertures & Visites du château  :  
     
  • Ouvert toute l'année, tous les jours :
    2 janvier au 31 mars : 9h30 à 17h / 1er avril au 30 septembre : 9h à 19h / 1er octobre au 31 décembre : 9h30 à 17h. Fermé les 25 et 1er janvie.
    Pour y accéder depuis la ville, vous avez un ascenseur qui vous emmène pas très loin de l'office du tourisme de Chinon, sinon tout proche également : un petit chemin sinueux accessible uniquement à pied : rue Jeanne d'Arc. En voiture il faut prendre l'avenue  François Mitterand et s'arrêter vers le numero 45 ( pour le GPS ), vous trouverez facilement  le parking. Les caves Plouzeau sous le  château de Chinon, dans les anciennes carrières transformées par la suite en celliers géant, sont visitables sans rdv et gratuitement d'avril à septembre de 11h à 13h et 15h à 19h.
Historique
  source :

 

Château de Chinon XVe

La première rencontre, celle des doutes, des incertitudes et secrets

Les doutes


 Après être partie de Vaucouleurs, entre le 11 et 13 février 1429, Jeanne arrive à Chinon vers le 22-23 février 1429, soit probablement deux jours environ avant la première rencontre à Chinon avec le dauphin Charles.

 

vers le 23 février ou vers le  5 mars ?
Il existe deux dates de la première entrevue à Chinon, soit vers le 23 février ou début Mars, les historiens contemporains estiment que ça serait plutôt vers le 23 février, les historiens plus anciens pensaient plutôt début Mars mais ils semblent que beaucoup faisaient une confusion entre le premier rendez vous et le deuxième celui dit du "signe". La raison principale d'une date proche du 23 février est la datation avec le procès de Poitiers qui   coïnciderait difficilement avec une première rencontre en Mars. En effet le procès de Poitiers ayant duré de 4 à 6 semaines environ, qui se terminerait vers le 10 avril, rendant possible l'arrivée de Jeanne à Orléans le 29 avril 1429, date qui ne souffre pas d'imprécision. Si la date du 5 mars était prise en compte cela équivaudrait à voir Jeanne sortir du procès de Poitiers et se rendre directement à Orléans, ce qui est impossible pour diverses raisons, notamment à cause de sa présence à Tours, présence attestée, pour son armure qui n'a pas été faite en un jour....de plus il faut se référer au témoignage de Jean de Metz , du greffier de la Rochelle ( voir la page sur Vaucouleurs ) et du Hérault de Berry qui parle de la venue de Jeanne à Chinon pendant le Carême qui dure 40 jours avant Pâques, soit le 4 avril 1428 , qui annonce la nouvelle année 1429, on peut dire que son arrivée vers le 23 février est donc possible puisque le carême commence le 22 février.

Avant d'arriver à Chinon, Jeanne d'Arc fait une halte à Sainte-Catherine-de-Fierbois et fait écrire par Colet de Vienne une lettre au « gentil Dauphin » annonçant son arrivée. Cette lettre, Jeanne en décrit le contenu lors de son procès le 27 février 1431 (6) :

« J'envoyai lettres au roi pour savoir si j'entrerais dans la ville où il était. Je lui dis que j'avais fait cent cinquante lieues pour venir vers lui. Il me semble même qu'il y avait dans ces lettres que je saurais le reconnaître entre tous les autres. »

Deux remarques sur ce qu'elle dit, tout d'abord il est assez clair qu'elle n'est pas sûre du tout d'entrer dans Chinon et qu'elle demande au Dauphin s'il accepte sa venue. La légende ou la vérité sur le fait que le roi ait tenté de se cacher au milieu de sa cour pourrait venir de là, vu qu'elle a écrit qu'elle pouvait le reconnaître entre tous les autres : c'était un bon test. Mais surtout si elle en était si sûre, c'est très probablement qu'elle savait comment il était. Sainte-Catherine-de-Fierbois n'est pas loin de Chinon, l'a-t-elle vue en portrait ou eu des descriptions suffisantes ? ou est-ce à Chinon ? Difficile à dire.

le Dauphin, futur Charles VII

 

A son arrivée, elle loge à Chinon dans une « hôstellerie » ( 6 ) en attendant la rencontre avec le Roi qui n'est pas encore certaine. La méfiance règne logiquement à son égard, on est en pleine guerre de 100 ans et rien ne permet de dire à ce moment-là qu'elle n'est pas une espionne ou toute autre personne malfaisante, voir tout simplement une folle. D'autant que la lettre de Baudricourt que celui-ci a envoyée au roi, n'arrivera peut-être que début mars 1429 (1). Il existe une incertitude sur la lettre de Baudricourt, non pas sur son existence,  mais plutôt sur la date de réception du Dauphin Charles. En effet  selon une autre source, c'est après sa réception que Charles VII accepte de la rencontrer, en tout cas la lettre a  malheureusement disparu. Il parait logique cependant que Baudricourt ait donné une lettre à Colet de Vienne pour la donner au roi comme lettre de recommandation.

Il n'est pas impossible que Colet de Vienne, qui est à la base messager du roi, ait joué un rôle prédominant dans la requête de Jeanne, d'autant qu'il a participé à la première chevauchée. Cependant aucune preuve tangible, simple déduction. En tout cas lors de son entrée dans la chambre, elle était accompagnée par deux personnes.

Témoignage non oculaire, de Mathieu Thomassin chroniqueur de Louis XI, vers 1456 [ L11 - T IV - 304 ] :

"la dite Pucelle était  de Lorraine, du lieu de Vaucouleurs ; et fut amenée à mon dit seigneur le daulphin par le chastelain du dit lieu, habillée comme un homme ; avait courts les cheveux et un chapperon de laine sur la tête, et portait petits braies comme les hommes, de bien simple manière. Et parlait peu, sinon que on parlait à elle. Son serment était : « Au nom de Dieu. » Elle appelait mon dit seigneur le dauphin,« le gentil dauphin » ; et ainsi l'appela ainsi jusques jusqu'a qu'il fut couronné." ( texte légérement modifié dans un français plus contemporain )

 

Après environ 48 heures d'attente, elle finit par être conviée au château pour rencontrer le Dauphin après le dîner (6). Une rencontre qui va se faire dans sa chambre (6) ou logis aujourd'hui quelque peu ruiné, dans une pièce au premier étage. Le terme de « chambre » n'est pas à prendre tel que nous le connaissons aujourd'hui, mais plutôt en tant que logis ou pièce où vivait le roi. Là aussi les témoignages divergent, Jeanne dans le procès dit que le roi l'a reçue le jour de son arrivée, mais un autre témoignage dit qu'il lui a fallu attendre deux jours avant qu'il accepte de la voir. Mais il n'est pas interdit de penser que ces deux jours correspondent à l'arrivée de la lettre et qu'entre temps il ait réfléchi avec ces conseillers sur la décision à prendre.

Aujourd'hui la plupart des personnes sont surprises qu'un Dauphin accueille Jeannette, une fille venue de si loin. En réalité de la part du roi ce n'était pas rare, il lui arrivait fréquemment de recevoir des "messagers" de Dieu sans forcément y prêter attention, c'est l'époque qui dicte ses mystères. 

Aujourd'hui encore, sans vouloir faire de rapprochement hasardeux, les Présidents français ne reçoivent-ils pas parfois des astrologues dont par exemple Mitterrand était friand ? Possible que dans quelques siècles, on sera étonné de voir un président de notre époque recevoir des astrologues pour décider de l'avenir d'un pays, surtout pour le ruiner.... Chaque époque à sa « Mme soleil ». La différence notoire avec Jeanne d'Arc, c'est que non seulement elle avait un don de prophétie, mais son charisme, sa force de conviction, son courage, son intelligence et son honnêteté spirituelle et intellectuelle ont sûrement très largement contribué à sa réussite.

Chambre du Dauphin

"chambre" du logis où a eu lieu la rencontre entre Jeanne la Pucelle et le Dauphin Charles. La cheminée supérieure est le "témoin" du secret entre Jeanne et Charles.

 

Incertitudes 


Il existe deux versions de la rencontre avec Jeanne, au sujet de la tentative de tester Jeanne. La plus connue, celle utilisée par Luc Besson qui dans ce cas est magistralement réussie, où Jeanne doit chercher le Dauphin qui tente de se cacher parmi les personnes présentes. Elle le reconnaîtra assez facilement et viendra directement à lui. L'autre version est qu'elle rencontre Charles directement, mais il va désigner une autre personne ( son conseiller le comte de Clermont ) en disant « vela le roi » pour le faire passer pour le roi, mais Jeanne dans les deux situations ne va pas se démonter et flaire la supercherie. Il semble que cette dernière soit la plus reconnue historiquement... même si cette histoire a été relatée bien après l'évènement et qu'il n'y a pas forcément de crédibilité historique.

Cette reconnaissance directe du Dauphin par Jeanne va beaucoup l'aider dans sa démarche. En effet ne l'ayant jamais vu, c'est une surprise pour les personnes qui entourent le Dauphin. Pour autant il n'y a point de miracle vraiment à ce niveau. Jeanne est à Chinon depuis quelques jours déjà il n'est pas impossible, voire très fort probable, qu'elle ait aperçu le visage de Charles dans la ville ou ailleurs soit en dessin, peinture, médaillon, statue ou une description d'un des habitants. De plus la salle est petite, comme on peut le voir sur la photo et le comité très restreint ( tout au plus quelques dizaines de personnes ) qui entoure le Dauphin, facilite la tâche de Jeanne... puis elle est plutôt intelligente, franchement peut-on penser une seule seconde que Charles aussi bien entouré de sa garde rapprochée, même « incognito » au milieu de sa cour, ne pourrait être facilement reconnu ? C'est plutôt à mon sens son étonnante certitude et assurance qui peut surprendre.

Elle lui dit ces premiers mots :

« Gentil dauphin, j'ai nom Jeanne la Pucelle, et vous mande le roi des cieux par moi que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims et vous serez lieutenant du roi des cieux qui est roi de France »

Cette phrase est somme toute assez étonnante, car elle détermine déjà, ce qui lui sera fatal plus tard, le fait que son roi est Dieu et qu'il n'est qu'à son service ( « Dieu premier servi » comme elle le dit si bien ), qu'elle doit en son nom aider Charles à devenir Roi de France. Elle distingue donc parfaitement les fonctions de chacun et détermine ses actes uniquement par rapport au Roi des cieux. On note aussi qu'elle se désigne en étant Jeanne la Pucelle et non pas Jeanne d'Arc, mais il faut bien prendre en compte qu'à l'époque les noms de famille n'avaient pas le même usage qu'aujourd'hui, car beaucoup moins usités et surtout très fluctuants et sans réelle liaison officielle avec aucun papier, sauf peut-être pour les nobles ou sujets de la famille royale. Les fervents défenseurs de la conspiration sur la prétendue filiation de Jeanne et du Dauphin utilisent souvent ce stratagème pour édicter leur vérité, mais elle part non seulement d'un mauvais sentiment, mais surtout d'une très mauvaise analyse historique accompagnée par ailleurs d'une réelle volonté de nuire à l'Histoire de France plus que la recherche simple de la vérité historique.

Le fait qu'elle se désigne en tant que Pucelle permet aussi de démontrer qu'elle était en effet jeune puisque Pucelle veut dire " Jeune fille".

Charles lui pose quelques questions et s'ensuit un épisode mystérieux.

Le Secret


L'un des grands secrets, se présente quand Charles prend à part Jeanne et se rapproche de la cheminée pour être seul avec elle. C'est ici donc qu'elle va lui faire des révélations qu'eux seuls garderont secrètes. Une discussion qui va durer pas loin de deux heures ( L10).

Il est aujourd'hui impossible d'en connaître avec certitude la teneur, mais Simon Charles, l'un des témoins de la scène, déclare au procès de réhabilitation « après l'avoir entendue, il paraissait radieux » ( scène magnifiquement réalisée malgré quelques inexactitudes par Luc Besson )

Selon Pierre Sala, un proche de Louis XI, il tient l'information suivante par Guillaume Gouffier Chambellan et confident de Charles : Jeanne ,selon Gouffier, aurait dévoilée la prière qu'a faite Charles au château de Loches lors de la Toussaint de 1428. Cette prière était connue uniquement du Dauphin. Certains prétendent, sans aucune preuve, qu'elle lui aurait apporté la certitude qu'il est bien le fils de Charles VI ; d'une certaine manière cela a une importance capitale dans le sens qu'il avait toujours eu un doute sur sa filiation avec son père.

Une autre suggestion, sans aucune preuve cependant, est que Jeanne lui aurait révélé que Dieu avait pardonné à Charles le meurtre de Jean-sans-Peur sur le pont de Montereau en 1419. Une théorie difficile à accepter car  Charles a toujours nié l'avoir fait tué.

D'autres un peu plus imaginatifs et farfelus, sans aucune preuve bien sûr, juste des suppositions grotesques, soutiennent qu'elle lui aurait révélé qu'elle était sa demi-sœur ... thèse des complots sur la prétendue lignée de Jeanne avec Charles. Mais en réfléchissant quelques secondes, comment Charles qui avait déjà perdu ses deux frères aînés, qui a des doutes forts sur sa filiation d'un père devenu fou, aurait-il pu être aussi « radieux » après une telle nouvelle qui l'aurait très probablement encore plus enfoncé dans le néant ? Imaginez qu'une inconnue vienne vous dire qu'elle est votre demi-sœur,  que par déduction votre père connu n'est peut-être pas le vôtre et qu'en plus vous risquez de perdre toute légitimité de futur roi de France, légitimité déjà fortement mise en doute par vos ennemis anglais, quelle serait votre réaction ? il est fort peu probable que vous soyez « radieux » ...

Charles fait loger Jeanne dans le donjon du Coudray, avant de décider dès le lendemain de partir rapidement pour Poitiers. Le donjon de Coudray a la particularité d'avoir été une des prisons de Jacques de Molay, le dernier maître Templier. Certains fantaisistes radotent que si elle a été invitée au donjon de Coudray, c'est grâce à sa supposée lignée royale. Une aberration de plus, il s'agissait pour le roi non seulement de la protéger, mais aussi de mieux la surveiller... car s'il est difficile d'y rentrer, il est tout autant difficile d'en sortir ! Puis n'oublions pas qu'elle est la messagère de Dieu. Le donjon servait surtout de prison et de repli militaire pour le roi en cas d'invasion ou attaque, il n'y vivait pas en général, car le confort y était sommaire. De plus le roi décide très rapidement de l'envoyer à Poitiers, il était donc bien plus simple de la loger au château. Par ailleurs, on ne connaît pas les conditions dans lesquelles elle fut mise au donjon et à quel étage, cela est d'autant plus vrai que la partie du château de Chinon où loge Jeanne d'Arc, est la partie la moins aménagée du point de vue du confort et principalement construite au XIIIe. En effet la plupart des bâtiments pour y vivre sont construits au XIVe et XVe  et principalement aménagés au centre du château là où loge le Dauphin.

Pendant ces quelques jours avant de partir pour Poitiers, elle va subir de la part de Jeanne de Mortimer ( femme de Robert le Maçon dite la Dame de Trèves ) et de Jeanne de Preuilly ( épouse de Raoult de Gaucourt ), une inspection physique pour voir si elle est bien vierge. Le fait que ça soit Jeanne de Mortimer ( ou Mortemer ) l'épouse de Robert de Maçon, seigneur du château de Trèves, qui est choisie, ne doit rien au hasard, puisque c'est ce dernier qui le 26 mai 1428 sauve le Dauphin des Bourguignons en lui donnant son cheval. Dès qu'elle est logée au château de Chinon, elle est vivement interrogée avant de partir pour Poitiers où une partie de l'université de Paris fidèle au roi siège.

Le Dauphin prudent veut s'assurer que Jeanne est bien celle qu'elle dit être et pour cela il va la faire interroger par l'Eglise. L'objectif est double, tout d'abord vérifier si ce n'est pas une supercherie, mais surtout, c'est à mon avis le point essentiel, il veut que l'Eglise lui donne son aval. En effet qu'adviendrait-il si Jeanne le faisait couronner Roi alors que l'Eglise la considère comme sorcière par exemple ? En la mettant devant un interrogatoire ecclésiastique, si les prélats lui donnent l'aval, alors rien ne pourra lui être reproché par la suite, il s'agit donc d'une prudence très politique. Cauchon et les Anglais l'ont très bien compris après la capture de Jeanne, d'où la nécessité pour ces derniers de la faire condamner par l'Eglise et non par les Anglais, même si ces derniers tirent les ficelles du procès, preuve encore que l'Eglise est d'une importance capitale.

Deuxième rencontre, « l'entrevue du signe »

C'est la deuxième rencontre avec le roi. Cette entrevue, après l'interrogatoire à Poitiers pendant plusieurs semaines.

 

Conclusion

En résumé la rencontre avec le Roi n'est aujourd'hui pas très claire , sur le jour de la rencontre qui peut varier  et ce qui a été dit et fait. C'est d'autant plus vrai que Jeanne, lors de son procès ( le 22 février 1431), estime qu'elle a été reçue le jour même par le roi lors de son arrivée  à Chinon après le dîner " J’arrivai sans empêchement auprès de mon roi. Étant au village de Sainte-Catherine de Fierbois, je commençai par envoyer au château de Chinon, où était le roi. J’y fus’ à midi et me logeai dans une hôtellerie. Après le dîner, j’allai vers le roi, qui était dans le château .."

Par contre les témoignages contemporains estiment que la rencontre fut acquise quelques jours après l'arrivée de Jeanne, il n'est pas exclu qu'il y ait un méli-mélo sur la date d'arrivée de Jeanne. Comme nous ne connaissons pas les questions exactes posées au procès, on n'est pas franchement sûr des évènements dans l'ordre chronologique. Il n'est pas impossible que les témoignages parlent d'avant son arrivée à Chinon, en estimant qu'il  y a discussion sur la rencontre à partir de Sainte-Catherine de Fierbois qui est à quelques Km de Chinon et que lors de son arrivée à Chinon la rencontre eût lieu le jour même.

Photographies
 

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