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Eglise Saint-Roch à Paris
 

Eglise Saint-Roch à Paris

L'église de Saint-Roch est située à Paris dans la rue Saint-Honoré, l'église de Saint-Roch possède un magnifique patrimoine religieux de diverses époques.

Depuis 2015, les vitraux de l'église menacent de tomber. source 

Un nombre d'église parisienne sont pour une partie fortement dégradée, faisant partie du patrimoine de Paris, et donc de son attractivité touristique dont la mairie se vante, il est assez étonnant que la Mairie de Paris depuis Delanoë ,et donc Anne Hidalgo, ne songe absolument pas à s'en occuper, sauf à coup de communication. 

 

 


Informations
  •  Adresse : Eglise Saint-Roch
  •  Téléphone :  01 42 44 13 20
  •  Heures d'ouvertures & Visites & Météo :
  •   
  • Accueil dans l’église
    Eglise ouverte de 8 heures à 19 heures

    Accueil au fond de l’église du lundi au vendredi
    de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30.

 

Historique
   sources : documentations diverses, wikipedia (1) et Patrimoine et Histoire (2)


L’église Saint-Roch est située dans un ancien quartier qui s’appelait Gaillon, nom donné initialement à un Hôtel.

Il existait à l’emplacement de l’église une chapelle celle de « Sainte-Suzanne de Gaillon » . Cette chapelle devenue exsangue face un accroissement rapide des fidèles, la population fut contrainte de réunir une autre chapelle à quelques mètres de celle de Sainte-Suzanne de Gaillon, la chapelle des Cinq Plaies réalisé par le marchand à bestiaux Jean Dinocheau,  pour les rassembler et en faire une église plus vaste sur l’emplacement des deux chapelles.

Jeanne d'Arc tente vainement de prendre la porte Saint-Honoré alors juste en face de l'ancienne chapelle à quelques mètres, il faut dire qu'à cette époque Saint-Roch est à l'extérieure de l'enceinte médiévale.

Carte de Paris en 1615, porte Saint-Honoré, Eglise Saint-Roch et Marché aux Pourceaux ( devenu cheveaux )

1 : Eglise Saint-Roch 2 : Marché aux Chevaux ( anciennement marché aux pourceaux ) où fut blessée la pucelle 3 : Porte Saint-Honoré ( source 1615 mérian )

L’église fut dédiée à Saint-Roch car elle était située sur un ancien hôpital construit par l’espagnol Jacques Moyon, cet édifice avait comme patron Saint-Roch.

Mais l’église se trouva à nouveau  rapidement trop petite pour la population,  il fallut construire une autre qui deviendra celle que nous connaissons aujourd’hui.

C’est Lemercier qui en est l’architecte principal, le futur Louis XIV alors âgé de 14 ans, accompagné par sa mère Anne d’Autriche, posa la première pierre le 23 mars 1653, mais l’église ne sera achevée que bien plus tard au XVIIIe au point que le grand portail situé dans la rue Saint-Honoré ne fut réellement commencé qu’en 1736 par Robert de Cotte.

En effet les travaux sont stoppés faute de moyens en 1660 , en 1701 Jules Hardoin-Mansart poursuit les travaux en construisant une chapelle de la Sainte-Vierge ainsi qu’un déambulatoire.

En 1750 et 1770 le curé Jean-Baptiste Marduel fait appel à de nombreux peintres et sculpteurs : Falconet, Pierre, Vien, Doyen et Boullée qui édifie la chapelle du Calvaire sauvagement remaniée au XIXe.

A la révolution l’église est dépouillée de ses tableaux et mausolées, mais une grande partie est revenue. Elle accueillera aussi un grand nombre d’oeuvres d’arts des églises avoisinantes détruites à la révolution.

Bonaparte et les royalistes devant l'église Saint-Roch

Bonaparte à gauche et les royalistes devant l'église Saint-Roch ( source )

5 Octobre 1795, intervention de Bonaparte contre les royalistes devant l'église Saint-Roch

Gravure d'Isidore-Stanilas Helman d'après une autre gravure de Charles Monnet ( musée Carnavalet ), gravure bien plus précise que la précédente.

 

Un fait marquant va impliquer Napoléon Bonaparte, en effet le 5 octobre 1795, 13 Vendémiaire An IVn il fait face à une insurrection Royaliste ( texte de  Auguste Marseille Barthélemy,Méry, Joseph )

 

« Il était quatre heures et demie Bonaparte accompagné de Barras monte à cheval dans la cour des Tuileries et court au poste du cul-de-sac Dauphin faisant face à l’église Saint Roch. Les bataillons sectionnaires remplissaient la rue Saint Honoré et venaient aboutir jusqu’à l’entrée du cul de sac. Un de leurs meilleurs bataillons s’était posté sur les degrés de l’église Saint Roch et il était placé là d’une manière avantageuse pour tirailler sur les canonniers Conventionnels de Bonaparte qui savait apprécier la puissance des premiers coups fait sur le champ avancer ses pièces et ordonne une première décharge. Les sectionnaires répondent par un feu de mousqueterie très vif mais Bonaparte les couvrant de mitraille les obligea à se replier sur les degrés de l’église Saint Roch. Il débouche sur le champ dans la rue Saint Honoré et lance sur l’église même une troupe de patriotes qui se battaient à ses côtés avec la plus grande valeur et qui avaient de cruelles injures à venger Les sectionnaires après une vive résistance sont délogés Bonaparte tournant aussitôt ses pièces à droite et à gauche fait tirer dans toute la longueur de la rue Saint Honoré. Les assaillants fuient aussitôt de toutes parts et se retirent dans le plus grand désordre, Bonaparte laisse alors à un officier le soin de continuer le feu et d’achever la défaite. Il remonte vers le Carrousel et court aux autres postes. Partout il fait tirer à mitraille et voit partout fuir ces malheureux sectionnaires, Bonaparte place plusieurs batteries sur le quai des Tuileries qui est parallèle au quai Voltaire il fait avancer les canons placés à la tête du Pont Royal et les fait pointer de manière à enfiler le quai par lequel arrivent les assaillants. Ces mesures prises il laisse approcher les sectionnaires puis tout à coup il ordonne le feu. La mitraille part du pont et prend les sectionnaires de front, elle part du quai des Tuileries et les prend en écharpe elle porte la terreur et la mort dans les rangs. A six heures le combat commencé à quatre heures et demie était achevé. »

 

Nef de l'église Saint-Roch

Nef de l'église Saint-Roch

Eglise Saint-Roch par Mingasson-Martinazeau en 1840, musée Carnavalet

Eglise Saint-Roch par Mingasson de Martinazeau en 1840,  ( musée Carnavalet )

 

Les personnages célèbres inhumés à Saint-Roch 



André Le Nôtre (1613-1700) inhumé à Saint-Roch comme il l’avait souhaité dans la chapelle Saint-André.

Pierre Louis Moreau de Maupertuis, né le 28 septembre 1698 à Saint-Jouan-des-Guérets et mort à Bâle le 27 juillet 1759 : philosophe, mathématicien, physicien, astronome et naturaliste français.

François Anguier, né à Eu en 1604 et mort à Paris en 1669 : sculpteur

Michel Anguier Michel Anguier, né en 1612 et mort en 1686 : sculpteur.

Marie Anne de Bourbon, dite « la première Mademoiselle de Blois », légitimée en 1667 et nommée par son mariage princesse de Conti (1680), princesse douairière de Conti (1685), princesse de Conti première douairière (1709), est née à Vincennes le 2 octobre 1666 et morte à Paris le 3 mai 1739 à 73 ans.

Charles-Jean-François Hénault d’Armorezan, surnom « le président Hénault », né le 8 février 1685 à Paris et mort le 24 novembre 1770 à Paris : écrivain et historien.

Antoinette de Lafon de Boisguérin des Houlières ou Deshoulières1, née Antoinette du Ligier de la Garde vers 1634 à Paris, décédée le 17 février 1694 :  femme de lettres française.

François-Séraphin Régnier-Desmarais, né à Paris le 13 août 1632 et mort le 6 septembre 1713 :  homme d'Église, diplomate, poète, traducteur et grammairien français.

Marie-Thérèse Rodet Geoffrin, née Rodet, à Paris le 26 juin 1699, décède à Paris le 6 octobre 1771  :  salonnière.

Denis Diderot, né le 5 octobre 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris : écrivain, philosophe et encyclopédiste.

L'abbé Gabriel Bonnot de Mably, né à Grenoble le 14 mars 1709, décède à Paris le 2 avril 1785  :  philosophe.

François Joseph Paul, marquis de Grasse Tilly, comte de Grasse, né au château des Valettes de Le Bar le 13 septembre 1722 , il meurt  le 11 janvier 1788 au château de Tilly :  marin qui sert l'Ordre de Malte et la « Royale » ( marine française ).

Henri de Lorraine, comte d’Harcourt (1601-1666) , d'Armagnac, de Brionne et vicomte de Marsan, dit Cadet la Perle, né le 20 mars 1601 et mort le 25 juillet 1666 à l'Abbaye de Royaumont, est un aristocrate et militaire français du XVIIe siècle.

Pierre Corneille (1606-1684) , c’est Louis-Philippe, alors duc d’Orléans, qui finance le monument érigé sur la proposition de Legrand.

François de Créquy (1624-1687) : Maréchal de France et Gouverneur de Lorraine

Paul-Henri d’Holbach (1723-1789) : Philosophe

Pierre Mignard (1612-1695), buste de Desjardins accompagnée de la statue de sa fille par Le Moyne.

Guillaume Dubois, appelé l'abbé Dubois, puis le cardinal Dubois, né le 6 septembre 1656 à Brive-la-Gaillarde et mort le 10 août 1723 à Versailles, est un ecclésiastique et un homme politique français qui fut le principal ministre de l'État sous la Régence de Philippe d'Orléans.

René Trouin, sieur du Gué, dit Duguay-Trouin, né le 10 juin 1673 à Saint-Malo et mort le 27 septembre 1736 à Paris est un corsaire français. Ses restes sont cependant été emmenés à Saint-Malo en 1973 dans la cathédrale Saint-Vincent.

Claude François Bidal, 1er marquis d'Asfeld, né à Paris le 2 juillet 1665 et mort à Paris le 7 mars 1743, est un militaire et aristocrate français des XVIIe et XVIIIe siècles. Il sert sous le règne de Louis XIV, pendant la Régence et sous Louis XV et termine sa carrière militaire avec la dignité de maréchal de France, Commandeur de l'Ordre de Saint-Louis et Chevalier de la Toison d'or. Spécialiste de la guerre de siège, dans l'attaque et la défense des places, il est l'émule et le successeur de Vauban.

Charles-Michel de L'Épée, appelé l'abbé de L'Épée, né Charles-Michel Lespée  le 24 novembre 1712 à Versailles et mort le 23 décembre 1789 à Paris, est un abbé français et précurseur de l’enseignement spécialisé dispensé aux sourds.


Photographies
 

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