Montoire-sur-le-Loire, Histoire, Patrimoine

 

 

 

 

Historique & Histoire 

 

 

Montoire (Loir-et-Cher), chef-lieu de canton, 2.908 habitant, 18 km. de Vendôme, 16 km. de Pont-de-Braye,' 50 km. de Blois, 50 km. de Tours, 200 km. de Paris. Gares : Vendôme, Pont-de-Braye, Savigny-sur-Braye. La gare de Montoire assure le trafic marchandises ; lignes d’autocars : Montoire-Le Mans, Tours-Montoire-Ven-dôme ; Blois-Vendôme-Montoire ; Blois-Saint-Amand-de-Vendôme-Montoire ; Montoire-Pont-de-Braye. 

Bref historique de Montoire

L’origine de Montoire remonte à une époque où la légende se mêle à l’histoire. Childebert, 3e fils de Clovis, s’était fait construire à Mat-Val (aujourd’hui Bonne-veau, proche de Montoire) une demeure princière.

En 525, comme il poursuivait un cerf au cours d’une partie de chasse, la bête traquée se réfugia auprès du saint ermite Carilefus, qui lui sauva la vie. D’abord furieux, Childebert, subissant l’influence de son épouse, la reine Ultrogothe, protégea Carilefus et lui promit, pour fonder une abbaye, autant de terre que son âne pourrait en enclore en marchant toute une journée. C’est ainsi que l’humble ermite se vit concéder 25.000 hectares et construisit l’abbaye d’Anille, qui prit après sa mort le nom de son fondateur, Sanctus Carilefus, dont on fit Saint-Calais.

L’emplacement de Montoire se trouvait dans ce vaste territoire qui était alors couvert d’une épaisse forêt, la forêt de Gastines. Les abbés de Saint-Calais fondaient à une journée de  marche de l’abbaye des prieurés où se trouvaient un prieur et deux ou trois moines, qui construisaient quelques habitations, une chapelle, une grange, dirigeaient le défrichement, cultivaient le blé et la vigne, soignaient les malades et hébergeaient les pèlerins.

La tradition rapporte qu’en l’an 800, Charlemagne se rendant à Tours pour faire ses dévotions au tombeau de saint Martin et visiter son ami Alcuin, fit halte au prieuré de Montoire. Après la mort de l’empereur, les Normands ravagèrent cette région et ce n’est qu’au xie siècle que Montoire devint un petit centre partagé entre l’autorité temporelle des comtes de Vendôme et l’autorité spirituelle des évêques du Mans. Entre ces deux autorités adverses, un forestier nommé Nihard qui représentait à Montoire le comte de Vendôme dans les premières années du XIe siècle, manœuvra assez habilement pour se faire baron et devenir seigneur héréditaire de Montoire.marche de l’abbaye des prieurés où se trouvaient un prieur et deux ou trois moines, qui construisaient quelques habitations, une chapelle, une grange, dirigeaient le défrichement, cultivaient le blé et la vigne, soignaient les malades et hébergeaient les pèlerins.

.La filiation du « perfide Nihard » se continua si bien que par héritages et mariages, ses descendants deviendront comtes de Vendôme et finiront par s’allier à la famille royale : c’est ainsi que, depuis Henri IV jusqu’à Louis XV, les rois de France portèrent entre autres lé titre de « Seigneur de Montoire ».

1718 le Régent acheta pour la couronne Belle-Ile-en-Mer, propriété de Louis Fouquet, fils du surintendant protecteur de La Fontaine. Il lui donnait en échange, entre autres terres, Montoire, qui devint alors duché. Louis Fouquet ne tarda pas à vendre son fief à un pittoresque parvenu, ancien laquais enrichi par le système de Law, Amédée Delorme, qui devint le comte Desnoyers de Lorme.

Quand Montoire devient Querhoent !

Le dernier acquéreur fut le marquis de Querhoent ; Montoire prit alors le nom de son seigneur mais la population ne s’y habitua jamais et la ville ne fut appelée Querhoent que sur les actes officiels. Le dernier marquis de Querhoent fut dépossédé de ses droits féodaux par la Révolution et son épouse fut guillotinée à Paris sous la Terreur.Après la Révolution, Montoire vécut d’une vie paisible jusqu’en 1870 où le génie fit sauter le pont de pierre, que l’on venait de construire sur le Loir, pour retarder la marche des Allemands vers Tours.

Entrevue de Montoire

Le 24 octobre 1940, Hitler rencontre Pétain à Montoire, dans le Loir-et-Cher. La collaboration est en marche depuis son message du 11 octobre 1940, date à laquelle il entérine la collaboration active avec l'occupant.

entrevue montoire petain hitler

Adolf Hitler rencontre  le chef d’Etat Français le maréchal Henri Philippe Pétain à Montoire-sur-le-Loir. Au milieu,  l’interprète, le Dr Paul Schmidt. A droite, le ministre des Affaires étrangères du Reich Joachim von Ribbentrop. De cette rencontre, Pétain dira le 30 octobre dans son discours :

" J'ai rencontré jeudi dernier le chancelier du reich,... c'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Fuher, une collaboration a été envisagée entre nos deux pays, j'en ai accepté le principe... cette politique est la mienne, c'est moi seul que l'histoire jugera, suivez-moi"

 

 

Libération de Montoire

Montoire fut libéré le 11 août 1944 par l’armée américaine après avoir subi quelques dégâts du fait de l’explosion d’un wagon chargé de munitions et de bombes à courte distance de la ville, de quelques bombardements aériens sur la gare et de la destruction par les Allemands de la salle des fêtes. Les Montoiriens s’empressèrent d’ailleurs de reconstruire une salle plus belle et plus vaste que l’ancienne.

Entre le  et le , plus de 3 100 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant Franco, arrivent en Loir-et-Cher. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (les haras de Selles-sur-Cher sont notamment utilisés), 47 villages sont mis à contribution, dont Montoire-sur-le-Loir. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés à Bois-Brûlé (commune de Boisseau). ( wikipedia )

 

 

sources : 

 

Photographies & Photos