Dun-sur-Auron Village Remparts Fortifications

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source : source sur place, documentation diverses, voir bas de page.

 

Les premières structures du site dunois, édifiées dès l'Âge du fer sur un plateau de nature calcaire. La ville, à l'époque gallo-romaine est longée par la via romana qui relie Bourges / Avaricum à Lugdunum.Les premières structures du site dunois, édifiées dès l'Âge du fer sur un plateau de nature calcaire. La ville, à l'époque gallo-romaine est longée par la via romana qui relie Bourges / Avaricum à Lugdunum.  Le terme de Dunum est un lieu fortifié gaulois.

Au cours du Moyen Âge, aux Xe et XIe siècle, la cité dunoise est limitrophe du Bourbonnais. Elle fait alors partie intégrante des terres appartenant au Berry. Au cours de cette même période, Dun se présente comme étant la 3e agglomérations du territoire berrichon après Bourges et Issoudun.

Le château dit « La Salle-au-Roi » est localisé au cœur du centre-ville de Dun-sur-Auron. Les structures de l'édifice médiéval se déploient simultanément sur la « place de la Halle », la « place du Châtelet », et le « boulevard du Midi ».

Au cours de la période gallo-romaine, la cité berrichonne se part d'une schéma urbanistique de forme rectangulaire et d'un système de voirie quadrillée caractéristique des constructions romaines.Quelques vestiges de structures domestiques et d'autres de type fortifié attribués à cette époque ont été signalés sur les pourtours de la ville dunoise.  Une villa « des Tourattes » d'origine gallo-romaine fut découverte à 9 kilomètres « à vol d'oiseau » au Nord-Ouest de la commune de Thaumiers, site connu pour ses vestiges de l'époque gallo-romaine.

 

fortifications dun sur auron

 

A l'extérieur de l'enceinte de la ville se trouve le château de la Périsse ( aujourd'hui un domaine ). 

Jean Marie Heurtault, chevalier de Lammerville, l'achète en 1773. A la fin du XVIIIe siècle, il reconstruit l'ensemble des bâtiments et en particulier les bergeries en 1781. Début du XIXe siècle, sont ajoutés le logis du métayer et un bâtiment en pendant du bâtiment servant de cuisine. Le logis du métayer est agrandi et le hangar construit au cours du XIXe siècle. La grange est détruite, il ne reste que la porte charretière.

 

1019, fondation de la Collégiale Saint-Étienne par le chapitre du château de Bourges.

1101, le dernier vicomte, Eudes de Dun surnommé Arpin, vendit sa vicomté au roi de France Philippe Ier afin de financer son départ pour la croisade. Dun devint la troisième ville royale du Berry, prit le nom de Dun-le-Roi, nom qui disparait temporairement à la Révolution Française comme Dun-sur-Auron. 

1175, Louis VII, dit le jeune, accorde une charte de privilèges à la ville, elle est exemptée d'un certain nombre d'impôts et est dispensée du logement des gens de guerre. Ce qui dans cette période troublée est une faveur importante.

1183, 30 juin,  Ebbe VI défait des milliers de Contheraux et autres brigands sous les murs de Dun le Roi. (1)

1202, Philippe Auguste remet en état et renforce la maison forte de Dun, mais surtout fait construire une grosse tour probablement sur le modèle du château du Louvre à Paris. Il va aussi considérablement renforcer les fortifications de la ville, une grande partie des tours actuelles sont de cette époque, reconnaissable par leurs archères et l'important ressaut au niveau des tours caractéristiques du XIIIe.

 

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La grosse tour  fut couverte de plomb, entourée d’une palissade et d’un large fossé.  Elle faisait une hauteur de 30 mètres de haut tout comme le donjon du Louvre ( le donjon de Vincennes ou de Coucy font au moins 50 mètres de hauteur ), par contre elle était très épaisse avec une circonférence de 46.80m, des murs épais en bas de 4.20m et 3.20m sur les étages supérieurs. Ce sont des caractéristiques proches de celle du Louvre.

1223, confirmation des privilèges du roi.

1362, traité de Brétigny, le Duc de Berry, retenu comme otage en Angleterre donne en gage pour rentrer en France, les châteaux de Dun-sur-Auron et d'Ainay le Château.

Pendant quelques années le château appartient au Duc de Richemont, duc de Bretagne ( raison et date à confirmer ).

1427, février, Pierre de Giac, chevalier, seigneur de Giac, Châteaugay et Clichy, est premier chambellan du roi Charles VII. Il fut arrêté à Issoudun le 8 février 1427 pour avoir empoisonné et massacré sa femme Jeanne de Naillac alors peut-être enceinte de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Emmené à Bourges puis à Dun-le-Roi, il est condamné après un jugement sommaire et exécuté par le duc de  Richemont à Dun-le-Roi, noyé en présence de Georges de La Trémoille, ce dernier épouse la veuve de Pierre de Giac, Catherine de L'Isle Bouchard, dame de L'Isle Bouchard qu'il convoitait depuis quelques années. 

plan dun sur auron fortifications

1709,  une révolte secoue la ville. En 1708, les récoltes ont été très mauvaises, le grain manque ou devient très cher. Mourant de faim, dans un élan de désespoir afin de survivre les habitants prennent d’assaut un grenier, en proclamant qu’ils « mouraient de faim », demandant tragiquement « qu'on les pendît pour finir plus tôt leur vie ».

1793, 16 octobre, un décret de la Convention force les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune de Dun-le-Roi change de nom pour Dun-sur-Auron.

1794, le 10 juin, la Grosse Tour est détruite pendant la période de la terreur par la République Française.

Restauration, la commune reprend son nom d’Ancien Régime, Dun-le-Roy.

1880,décret de Jules Grévy,  le 29 novembre, la commune reprend son nom révolutionnaire définitivement, Dun-sur-Auron.

1944, 1er septembre,  des combats ont lieu près de Dun entre des éléments allemands de la colonne Taglischbeck, battant en retraite, et du 2e bataillon de la 33e 1/2 brigade FFI, faisant 14 victimes françaises, soldats tués au feu et civils abattus. Un monument a été élevé en 1950 à la mémoire de ces victimes de la libération de Dun.

 

sources : Moyen-Âge en Berry, Wikipédia, Site Municipal, Touring Club de France,(1) Histoire des deux villes de Saint-Amand et du château de Montrond, par M. C.-N.-Victor Mallard,

 

 

 

 

Photographies

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