L’Île-Bouchard - Prieuré Saint-Léonard

 

Abside-Choeur-prieure-Saint-Leonard

Le prieuré Saint-Léonard, sur l'Île Bouchard, fut édifié au XIe - XIIe siècle et probablement détruite en grande partie à la Révolution Française.  Elle possède la caractéristique d'avoir de très beaux chapiteaux, avec un soucis du détail peu fréquent dans une église paroissiale du XIe siècle, représentants des Chimères, la Nativité, Saint-Luc, Saint-Matthieu et des Dragons. Il fut restauré, sur la partie restante, en 1997 et acheté en 2007 par la municipalité de l'Île Bouchard.

 

Historique
source : source sur place, documentation diverses,voir bas de page.

La construction eut lieu en même temps que l’église Saint-Gilles, vers 1067. L’emplacement fut ensuite à une certaine Odila, dont ses fils Aymery, Girard et Thibault, ainsi que les filles Lizina et Umberge. Le comte Foulques de Nerra, comte d’Anjou, et Bouchard de l’île en confirmèrent la donation.

Saint-Léonard fut un prieuré habité par des religieux, il dépendant de l’Abbaye de Bourg-Dieu dans le Berry, sise à Déols, dans les faubourgs de Châteauroux. Néanmoins au niveau des tombes trouvées, il s’agirait également d’une église paroissiale, entre le XIIe et XVe siècle.

L’église est dans son état actuel depuis plus d’un siècle aujourd’hui. Si l’église fut imposante, il n’y pas à l’heure actuelle de documents qui permettent d’en connaître l’architecture globale ( nef ).

Selon Philippe Blanchard lors de fouilles en 1997 « Ainsi, les vestiges dégagés permettent de préciser que le plan de l'église du prieuré Saint-Léonard de l'Île-Bouchard est à rapprocher de ceux des églises de Fontevraud (Maine-et-Loire) et de Beaulieu-lès-Loches (Indre-et-Loire). »

Toujours selon ce dernier sur les « 33 sépultures observées, 30 ont été fouillées. Elles sont localisées au chevet de l'église et rayonnent en fonction de celui-ci en suivant une orientation approximative nord-sud (tête au nord). Deux types d'inhumations prédominent : les coffrages anthropomorphes en pierres d'appareil et les sépultures en pleine terre ».[i] Certaines tombes avaient un lit de charbon de bois tapissant le fond de la sépulture et sur lequel reposait le défunt. Le charbon fut peut-être utilisé pour mieux conserver le corps, absorber l’humidité et les mauvaises odeurs. Le charbon étant utilisé notamment pour l’inhumation des rois, comme Henri IV qui fut inhumé à la mode « italienne » par Pierre Pigray, médecin du roi. [ii]

Selon la revue « magasin pittoresque » en septembre 1846 et 1847, on y observe qu’il ne reste déjà que le déambulatoire actuel.

Le 2 avril 1562, à la faveur des Guerres de Religions, le prieuré est pillé. Néanmoins il reste en activité jusqu’au XVIIIe siècle.

1792, le 12 août eu la dernière messe dans l’église par le curée Voisin venant de Sazilly qui avait remplacé le curée Thibault démissionnaire. Puis toujours pendant la Révolution Française, les objets du culte furent vendus en décembre pour restaurer l’église Saint-Maurice.

Les prieurs-curées connus sont : Etienne Gouineau en 1652, Jean Bonneau ( principal du Collège de l’Île-Bouchard ( 1724- 1766 ), Josep-Martin Michau ( 1784 ) et enfin Nicolas le Bachelier ( 1785 – 1790 ).

L’église du prieuré et probablement d’autres bâtiments furent détruit en partie à la fin du XVIIIe siècle, soit probablement pendant la Révolution Française afin de réutiliser les pierres comme ce fut souvent le cas.

1958, le 3 novembre, Il est classé au titre des monuments historiques.

1997, il est entièrement restauré afin de conserver l’abside prioral.

2007, la municipalité de l’Île Bouchard se porte acquéreur.

 

[i] L’Île-Bouchard - Prieuré Saint-Léonard n°068540 Responsable(s) des opérations : Philippe Blanchard

[ii] Philippe Charlier dans son enquête sur « les Mystères de la Tête d’Henri IV ».

 

Photographies

 

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