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Saint-Pierre-le-Moutier
 

 

Saint-Pierre-le-Moutier est une petite ville de Bourgogne dans l'ancien Berry. Elle est connue aujourd'hui principalement pour sa libération par Jeanne d'Arc et par le circuit de course de  la ville de Magny-Cours dont elle partage l'Office de Tourisme. Elle possède cependant encore quelques tours des fortifications et des maisons du XVe dont l'ancien hôtel Sévigné, un "ancien Manoir" et de maisons à fenêtres gêminé. Le centre-ville a gardé quelques caractéristiques de son époque médiévale avec des rues étroites. L'église construite à partir du XIIe siècle possède des chapiteaux intéressants, elle est classée monument historique.

 

Historique
  source : source sur place, documentation diverses, Pierre Baudiu ( curé ), Jeanne d'Arc Histoire et Dictionnaire



VIe siècle, la reine Brunehaut séjourne régulièrement en Bourgogne, notamment dans le château de Buy situé entre Saint-Pierre-le-Moutier et Saint Parize le Châtel. Elle fait don à des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun d'importantes terres dans le Pagus Gentilicus.

La ville de Saint-Pierre-le-Moutier prend donc racine autour du couvent et doit son nom à cette communauté religieuse.

1161, la ville est désignée comme Prioratus de Monasterio

1222, un baillage royal et une sénéchaussée sont mis en place dans la ville par Philippe-Auguste, en  même temps que d'autres villes comme Sens et Maçon. La ville pouvait donc prêter justice dans les affaires du rois et privilèges sur le Berry, le Bourbonnais, le Nivernais et plus lointain sur l'Auvergne.

1287, la ville devient le cheflieu d'un archiprête qui comptait trente et une paroisses, et le chef-lieu d'un district comprenant les cantons de Saint-Pierre, Magny et Saint-Germain en Viry.

1316, la ville est rentrée dans le domaine royal par l'acquisition du Berry, le bailliage est alors transféré à Bourges. Il sera rétablit plus tard mais avec moins de pouvoir.

1320, Sanctus Petrus a Monasterio

1382, en plein Guerre de Cent-Ans, Charles VI accorde le droit de réunion sous la présidence du Bailli ou du prévôte, il s'agit d'une franchise municipale. C'était une façon pour le roi de garder l'assurance du soutient de la population dans une période difficile sachant qu'on était à la frontière avec la Bourgogne.

1422, le 4 novembre, le bailliage de Saint-Pierre rendit une sentence, contraignant les habitants de la terre de Poussery au finage de Montaron à assurer le guet et garde au Château de Poussery, comme le demande le seigneur des lieux: Gaucher de Couvol. Ce bailliage rendit au fils de ce dernier: Philibert de Courvol, une autre sentence le 25 mars 1451, l'autorisant à faire passer le ruisseau des Ruaux, dans son pré de Chaulgy.

1423, le comte de Clermont prend la ville ainsi que celle de Rosemont.

1429, Perrinet Gressart prend la ville au plus tard en Juin 1429 ,avec celle de Rosemont, qui étaient sous l'emprise du Comte de Clermont alors sous la coupe du duc de Bretagne Richemont. Le comte de Clermont qui avait tenté de prendre Bourges avait délaissé les deux villes laissant l'opportunité à Perrinet Gressart basé à la Charité-sur-Loire d'être maître de la ville.

1429, après un siège d'une semaine environ, le 4 novembre la ville est libérée par Jeanne d'Arc et Charles II d'Albret.

 

Fortifications de la ville de Saint-Pierre le Moutier, une partie cependant a du être détruite mais on a peu près ce qui était présent comme fortifications lors de la prise de la ville par Jeanne d'Arc.



1431, le 14 mai Perrinet Gressard s'empare à nouveau de Saint-Pierre-le-Moutier.

1432 – 1433, entre cette période la ville revient dans la couronne royale et c'est Jacques de Montmorin qui en devient le bailli.

1469, Saint-Pierre-le-Moustier, dont une inscription se retrouve sur l'une des cloches de l'église.

1551, Henri II y met un Présidial afin de renforcer son système judiciaire. Saint-Pierre-le-Moutier dépend directement du Parlement de Paris. Saint-Pierre-le-Moutier va donc être le chef-lieu judiciaire des villes suivantes : Sancoins, Dun-le-Roi en Berry, le comté de Château-Chinon, le baillage de la Charité-sur-loire, les justices de l'Evêché et du chapitre, bourg Saint-Etienne de Nevers, celle de Pouilly.

1590, la ville est occupée par les Ligueurs, ils sont chassés par les partisans d'Henri IV.

1606, trois Soeurs ( religieuses ) de la Congrégation de Nevers y installe un établissement pour soigner les malades.

1623, Louis XIII autorise la ville à choisir ses administrateurs, au nombre de douze dont six religieux, pour nommer le maire, les deux échevins et un procureur de fait commun.

1647, établissement d'un couvent des Ursulines sur la demande des officiers du Présidial, c'est l'actuel Hôpital-Hospice.

1722, le Conseil d'État fait interdire la pêche dans l'étang par les habitants, suite à la réclamation de l'Abbé de Clermont. source

1778, le 3 juillet,  un arrêté du Parlement de Paris, interdit à toute personne en âge et capacité de travailler de glaner pendant la période des moissons. source
 

1789, les religieuses sont chassées par les révolutionnaires, leur établissement transformé en prison.

1790, la ville devient l'un des 19 chefs-lieux de districts du département de la Nièvre.

1791, Maître Sautereau, avocat, est élu député. Il semble qu'il n'y ait pas eu d'exécution sommaire dans la ville.

1793, la ville est renommée par les révolutionnaires comme «  Brutus le Magnanime »…

1804, le pape PIE VII se rendant au sacre de Napoléon y passe le 21 décembre.

1814, mars, Napoléon Ier s'y arrête.

1880, les religieuses reviennent et fonde une école pour fille.

XIXe siècle, le maire décide de vendre les archives et chartes de la ville pour en faire de la pâte à papier (sic) !

1910, les bâtiments claustraux du couvent sont détruits.





 

Photographies
 

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