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- Catégorie : Commanderies des Templiers
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La commanderie des templiers est située à Arville, dans le département du Loir et Cher, elle est datée du XIIe siècle. C'est aujourd'hui un musée sur l'action des templiers en Terre Sainte avec des scénographies et une documentation didactique. C'est l'une des commanderies françaises les mieux conservés.
Si une partie des bâtiments ne sont pas d'origines, l'église et la grange à dîmes n'ont que très peu évoluées depuis le XIIe siècle. Elle était connue jusqu'au XIVe siècle pour la qualité de ses bovins et ses chevaux. Elle fut en querelle avec les seigneurs du château de Mondoubleau au XIIIe siècle.

Entrée de la commanderie, on remarquera les sous-bassemets en pierre de grison du XIIe siècle et les modifications ultérieures ( probablement XVe et XVIe siècle )
Informations
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- Google Maps : Carte
- Téléphone :
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- Site :
Heures d'Ouvertures, Tarifs & Visites en 2020 ( à titre indicatif, information valable lors de la mise en ligne de l'article, ne pas hésiter à vérifier sur le site officiel ou les contacter quand l'information est disponible, avant tout déplacement ) :
Historique & Histoire
XIIe,il n'y a pas de documents précis sur la fondation d’Arville, mais il semblerait que la commanderie fût fondée dans les premiers temps de l’Ordre, soit vers la mi-XIIe siècle.. En effet, au Concile de Troyes de 1128, réuni justement par saint Bernard pour régler les détails de son organisation, le pays chartrain est représenté par la présence de Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres et deThibaud le Grand, comte de Blois et de Chartres (et neveu de Hugues de Champagne, compagnon d’Hugues de Payns qui prit l’habit du Temple dès 1125).
De plus, de nombreuses chartes datant de la première moitié du XIIe siècle font allusion à Arville, dont une de Saint-Denis de Nogent le Rotrou,vers 1130 dans laquelle Robert Judas voulant partir pour la Reconquista en Espagne donne ses biens à Saint-Denis de Nogent le Rotrou, au cas où il mourrait en croisade. L’un des témoins de cet acte est Guillermus de Aridavilla. En supposant que ce Guillaume soit commandeur d’Arville, la fondation de la commanderie remonterait aux origines de l’Ordre, elle serait l’une des plus anciennes de France. (1)(2)
Elle fut édifiée sur le versant ouest d'une colline d'une hauteur de 185m, le mur d'enceinte nord épousait le petit ruisseau du Couétron.
Aridavilla, Aride-Ville et Arrevilla sont les anciens noms utilisés pour nommé Arville. (2)
1139, Bulle papale "Omne datum optimum" qui permet aux templiers d'être couvert par la papauté.
1185, première mention de la commanderie d'Arville.
1216, 30 mai, charte concernant les vicomte de Châteaudun et les Templiers d Arville. Le pape Honorius III excommunie Geoffroy IV, vicomte de Châteaudun. le condamnant des privations et vexations injustes qu'il fait subir aux Templiers. (1)
1217, Geoffroy doit payer 80 marcs pour les dommages subis.
« Nous, J. abbé et F. père supérieur de Samte-Genevieve a Paris, juges délégués par le siège apostohque aux des différents qui sont apparus, entre les frères temple d’une part, et le vicomte de Châteaudun d autre part (...) nous condamnons le vicomte à rendre deux chevaux aux Templiers, dont un a été dérobé violemment a Gilbert Roselle, d’avoir illégalement fermé les voies anciennes et chemins, par exemple le chemin qui va du lieu-dit le Temple vers Mondoubleau, et le chemin qui va du Temple à Aride-Ville et le chemin qui va du Temple a Châteaudun... et toute estimation faite... nous condamnons ledit vicomte à payer quatre-vingts marcs pour tous les susdits actes de violence » (1)
1239, le 20 juin, Albéric, évêque de Chartres écrit au maître d'Arville afin de payer une rente à l'abbaye de Saint-Avit qui aurait donnée par Renaud d'Arville en 1227.

Eglise des Templiers, construite au XIIe siècle.
Commandeurs de l'Ordre du Temple d'Arville
Guillaume d'Arville (supposition, témoin dans une charte) c.1303
frère Gohier c.1176
P. de Béville c.1190
Robert d'Avelin 1208
Hugues Maistre ou Marcq 1209
Geoffroy d'Arville (supposition, témoin) 1218
frère Renaud d'Arville (supposition) 1227
Arrestation des Templiers
1307, par le mandement du 14 septembre 1307, les sénéchaux et baillis, reçoivent ordre de procéder à la saisie de tous les biens mobiliers et immobiliers des templiers ainsi qu'à leur arrestation massive en France au cours d'une même journée, le vendredi 13 octobre 1307. La commanderie d'Arville devient une possession de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Jean le Tort 1380
Emery d'Amboise 1478, frère du cardinal-premier ministre de Louis XII qui devint en 1503, le 40e grand-maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
De la commanderie d'Arville dépendaient de nombreuses possessions parmi lesquelles on peut citer (3) :
la maison de la Foucadière à Arville ;
la Provenderie ;
la Colasière ;
le Bordage de l'Ouche de la Pierre ;
la maison de Saint-Mexant à Arville ;
l’hôpital de Melleray ;
la Gravasière au Gault ;
la Chedanerie à Oigny ;
la Chesnais des Étilleux ;
le petit Croc aux Étilleux ;
la Pinterie ou le manoir à Chapelle-Guillaume.
sources : (1) textes dans le musée, (2) Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, (3) wikipedia
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La commanderie possède une Chapelle qui fut longtemps, pendant plusieurs décennies, jusqu'au milieu du XXe siècle, appelée la Ferme de l'Hôpital. Elle fut fondée vers 1173 sur les terres de Montbillard données par Thibaut II, comte de Champagne et de Brie. La commanderie fut construite sur ou à côté des ruines d'un ancien château détruit en 978.
Voir aussi. Chapelles des Templiers - Commanderies des Templiers
La commanderie des Templiers de Coulommiers est située sur dans la ville de Coulommiers, sur les hauteurs de la ville. Elle reflète la puissance, la richesse et le souci d’organisation des Templiers. La commanderie est l'une des trois rescapées sur les 12 connues situées en Seine-et-Marne. C’est celle qui a eu le moins de modifications; et surtout qui est restée la plus complète dans le département parmis les trois restantes : Commanderie de Chevru et la commanderie de Saint-Martin des Champs à la Ferté-Gaucher.
Informations
- Adresse : Commanderie des Templiers - Avenue Foch - 77120 Coulommiers
- Google Maps : Carte
- Téléphone : 06 23 58 56 11
- Email : ampcoulommiers
gmail.com
- Sites : http://www.coulommiers.fr/
- Heures d'ouvertures & Visites :
- Tarifs (2014) : 4€ adultes / 3€ enfants (- 14 ans) - Visite guidée sur RV : 6€ adultes/ 5€ enfants (- 14 ans)
- Visites libres toute l'année : le samedi de 11h30 à 17h - les autres jours de la semaine sur RDV, les visites guidées pour les groupes se font sur réservation.
Fondée en 1173, sous le maître de l’époque Eudes de Saint-Amand ( cependant retenu prisonnier ), elle avait pour but d’asseoir la puissance des Templiers, mais surtout d’apporter une rente régulière permettant aux Templiers d’avoir un revenu important. Cet argent permettait donc de financer les missions entreprises par les Templiers en Terre Sainte. Elle permettait aussi une certaine indépendance financière face à tout royaume de l'époque, malgré des attachements idéologiques et des intérêts partagés avec ces derniers.
La commanderie est située sur les terres du Montbillard, sur un ancien château, données par Thibaud II Comte de Champagne et de Brie. Il faut rappeler que les Templiers vivaient beaucoup d'offrandes faites par de multiples donateurs. Les premières terres sont relativement éparpillées et les Templiers seront contraints dans leur début à les rassembler pour fournir un territoire suffisant pour leur assurer une rentabilité suffisante.
La commanderie est un excellent exemple de la puissance financière. Si on peut relever que la taille globale de l’ensemble est de taille modeste, il en est autrement du terrain immense. Cependant les fouilles archéologiques n’ont pas permis pour l’instant d’apporter des réponses plus concrètes sur l’état et la taille de la commanderie sous les Templiers.

Plan de la Commanderie des Templiers, d'après un document de l'ATAGRIF.
On remarquera cependant que la commanderie est assez loin de la ville, qu’elle est relativement compacte avec peu d’ouvertures sur l’extérieur, les bâtiments faisant office de protections.
Le Vendredi 13 octobre 1307 ( anecdote : la superstition du vendredi 13 vient de cette date … ), après la fin des Templiers orchestrée par Philippe le bel, la commanderie est confisquée et elle passa sous la gestion de Gillon Barillat, prévôt de Coulommiers.
Les Templiers de Coulommiers furent condamnés et torturés.
Du 15ème siècle à 1789, les Hospitaliers ( nommé aussi Orde de Malte ) récupèrent le domaine.
De 1789 à 1790 : Saisie par l’Etat elle fut vendue à Pierre r5xdse.
De 1790 à 1964 : Plusieurs propriétaires se succédèrent utilisant pour la plupart l’ensemble comme ferme.
En 1964, la ferme est vendue à la commune. Daniel Tourneur alors maire de Coulommiers cherche alors à la détruire pour construire les diverses cités qui entourent aujourd’hui la commanderie. Ces cités sont évidemment une entaille et amputent fortement le visuel de l’environnement naturel. Si il ne réussit pas à faire raser la commanderie, l'église de Saint-Denys à Coulommiers n'eut pas cette chance, par décision municipale elle fut rasée :
Eglise du XIe siècle rasée par la mairie de Coulommiers, le maire étant à l'époque Daniel Tourneur.
Une association se battra corps et âme pour entreprendre bénévolement la restauration du lieu….qui continue encore aujourd’hui. L’action entreprise par l’association permettra de sauver le lieu. En 1994 la commanderie deviendra cependant Patrimoine Historique et échappe du moins pour l’instant à toute velléité communale.
Les bâtiments
La salle du chapitre, telle qu'elle est baptisée actuellement, date du XIIème siècle à en juger par sa voûte d'arêtes et ses murs aveugles de style roman. Elle était certainement plus grande à l'origine et s'étendait sur tout le bâtiment. On trouve encore un montant de l'ancienne porte d'accès dans la maçonnerie à proximité de la tour du pigeonnier. Nous supposons que cette salle servait à la réunion hebdomadaire de la communauté des Templiers de la commanderie, réunion durant laquelle étaient jugées les affaires concernant la communauté ou les fautes des frères.

Nef de la chapelle templière du XIIIe siècle.
La chapelle est postérieure et de style gothique. Mais il se peut qu'elle fut construite tout d'abord au XIIème siècle de style roman puis reconstruite au XIIIème siècle de style gothique, peut-être suite à un incendie d'après le récit d'historiens locaux. La chapelle est rectangulaire, avec un chevet plat et une décoration très simple, comportant cependant des fresques à vocation spirituelle.
Ce style très dépouillé correspond à la conception religieuse de l'Ordre du Temple qui privilégiait la prière à l'embellissement de ses lieux de culte. La décoration fut entièrement refaite à l'époque hospitalière, mais nous n'en avons conservé que très peu de traces sinon une description détaillée en 1850 par un érudit Columérien : Anatole Dauvergne.
Le logis du Commandeur

Le logis fut construit à l'époque templière mais son état actuel est issu de nombreuses transformations au fil des siècles. La maçonnerie en pierre meulière ainsi que des traces d'anciennes portes et fenêtres nous donnent une idée de son état d'origine. Le logis d'origine devait être deux fois plus grand et s'étendait vers le Nord. L'ancien conduit de cheminée, encore bien visible sur la façade, se trouvait alors au centre du bâtiment. L'accès aux étages se faisait par un ou deux escaliers dont nous avons encore la trace à l'angle Sud-est.
Les portes et les fenêtres étaient en arc brisé et se disposaient sur les façades Est et Ouest. Nous n'avons aucune trace de la structure interne d'origine. Cependant, la disposition des anciennes portes nous laisse supposer que la façade principale du logis était à l'Est à l'époque templière.
La cave

De l'époque templière, la commanderie conserve également une cave dont il reste deux salles.Celle du fond est une salle voûtée datant vraisemblablement du XIIème siècle.
Le fond est totalement effondré mais la cave devait certainement se prolonger, voire être utilisée comme un souterrain de refuge ou d'évacuation, débouchant juste derrière la commanderie, en cas d'attaque du lieu. Une opération archéologique permettrait de répondre à ces questions.
Beaucoup de légendes ont entouré ce souterrain comme tant d'autres souterrains de bâtiments médiévaux. La légende locale raconte que le souterrain partait de la chapelle pour déboucher sur la place du marché de la ville basse de Coulommiers. Même si ces histoires sont souvent sans fondement, le fait de disposer d'une issue de secours dans un château ou un monastère était très courant au Moyen Age
Le patrimoine hospitalier
En arrivant sur les lieux en plein cœur de la Renaissance et au moment d'une aisance foncière et économique de la commanderie, l'ordre de l'Hôpital ou ordre de Malte contribue de façon importante à l'agrandissement et à l'embellissement du site.
Les façades et l'intérieur du logis.

Ce sont de loin les travaux de rénovation les plus importants sur le site pour cette époque, certainement effectués pour réparer les dégâts causés sur le logis par la Guerre de Cent ans. L'aspect extérieur est profondément modifié par l'apposition de fenêtres à meneaux et le rajout de la tour sur la façade Ouest. De même, les planchers, les cloisons ainsi que la charpente ont été refaits au XVIème siècle sous le commandeur hospitalier Bertrand de Cluys.
Les travaux effectués furent très vastes. On perça de grandes brèches dans les façades pour refaire les fenêtres et la maçonnerie en briques et pierres de tailles. La tour fut construite pour accueillir un large escalier pour remplacer celui de l'époque templière qui était beaucoup trop étroit et mal situé. Enfin, la structure interne fut composée de cloisons formées par un assemblage de poutres et de briques enduites au plâtre. Mais ces transformations ambitieuses, tout en étant fonctionnelles, posèrent à la longue un sérieux problème de stabilité à l'édifice dont les façades commencèrent à bouger. Cet état alarmant du lieu de vie même de la communauté hospitalière semble certainement à l'origine du déménagement de l'ordre vers un autre chef-lieu, la commanderie de Maisonneuve.
Le pigeonnier
Le pigeonnier fut inséré dans le mur Nord du bâtiment du chapitre vers la fin du 16e Siècle. Il comporte 393 nichoirs en plâtre destinés à accueillir les pigeons du domaine de la commanderie. L'établissement d'un pigeonnier marque surtout une période d'aisance économique de la commanderie, puisque tout pigeonnier possède autant de nichoirs que le domaine dispose d'arpents de terres, ce qui correspond pour la commanderie à un domaine d'environ 400 arpents, soit 200 hectares. Un pigeonnier reste surtout une marque de prestige que les Hospitaliers ont placée ici afin de démontrer l'importance acquise par leur commanderie.
Ayant été posé à l'emplacement de l'ancienne porte d'accès Templière, au milieu de la façade du bâtiment, le pigeonnier semble être à l'origine de la division de la salle du chapitre en deux pièces désormais distinctes.
La grange aux dîmes
Construite au 16e siècle, peut être sur une ancienne grange plus ancienne. Elle permettait d’y stocker la taxe ( 1/10 ième des récoltes ).
Les Granges et la porcherie : Appelée aujourd’hui porcherie, elle ne reflète en rien l’activité des templiers puisqu’elle à été construite au 19e siècle. Probablement en lieu et place d’un autre bâtiment hospitaliers ou templiers.
Le jardin Médiéval

Le jardin actuel, crée en 1993, ne permet en rien de supposer ou de connaître la composition d’un ancien jardin médiéval. La recherche de reconstitution actuelle, proche de la vérité en termes de semences et diversités, d’un jardin médiéval, permet cependant d’avoir une idée assez juste des herbes de l’époque. A noter que le jardin a été détruit en 1984, ce qui laisse supposer une certaine volonté des mairies de l’époque de tout détruire.
Source principale : les cahiers de la commanderie Edition avril 1998, en vente à 4€











































