Bataille d'Azincourt 1415

 Bataille d'Azincourt qui illustrait la chronique d'Enguerrand de Monstrelet. Le château est probablement celui de Tramecourt aujourd'hui détruit mais remplacé par un plus récent. La physionomie du terrain représentée n'est guère ressemblant à la réalité, les archers Anglais étaient entourés d'arbres et non de roches. source document 1 et 2

 

Lieu précis de la bataille ]

Maréchal Boucicaut

Le vendredi 25 octobre 1415 ,  l'une des défaites les plus lourdes du Royaume de France,   militairement mais aussi du point de vue sucession dans la lignée royale. Elle signe le glas d'une chevalerie toute puissante  dont l'armée française était le porte-drapeau.

C'est plus de 50000 soldats, chevaliers et arbalétriers qui feront face à seulement  12 000 hommes environ du côté anglais, Chevaliers, archers et fantassins. La ferveur, la volonté d'en découdre et l'esprit guerriers des français feront qu'ils seront en partie aveuglés par la réalité du terrain. Ils tomberont dans un sérieux guet-apens bien maitrisé sur le moment par les anglais.

Plusieurs points vont jouer en défaveurs des chevaliers :

  • Ayant subit une forte pluie toute la nuit précédente, la terre est boueuse et les chevaliers français, les plus exposés aux intempéries car placés au bas de la colline où l'eau ruisselait sans interruption, perdent en rapidité, puissance et agilité. Cela d'autant plus que les anglais étant en hauteur, la pente boueuse ne permettait pas aux chevaliers d'avancer aisément.
  • Le soleil dans les yeux, comme à Crécy, ils auront le plus grand mal à voir leurs ennemis sans être éblouis.
  • Les arbalètes ne sont pas totalement opérationnelles. Ils n'ont pas pu protéger efficacement les cordes, détendues par la pluie. Leur emplacement hasardeux (massés derrière les chevaliers, les mettant dans l'impossibilité de tirer....) trop éloigné et mal placé n'a pas pu permettre de couvrir les chevaliers. Cependant à leur décharge, la désorganisation de l'armée et l'indiscipline des chevaliers a fait qu'ils n'ont pas pu prendre part efficacement au combat.
  • Le longbow anglais, grand arc de bois d'if d'une longueur variant de 1,60 m à 1,90 m, est considéré comme la forme de l'arc la plus aboutie : d'une force de traction pouvant dépasser les 70 kgs, il avait une portée pratique de 30 m en tir tendu et une portée maximale de 270 m en tir parabolique. Les archers, entraînés dès l'enfance et rompus au combat en formation groupée, étaient capables, en début d'action, de décocher jusqu'à 6 flèches visées à la minute et 10 à 12 flèches avec une précision réduite en tir parabolique à la minute.  En clair, lorsque la quatrième flèche était tirée, la première arrivait sur les assaillants ....
  • Erreur tactique, en envoyant par vague entière les chevaliers au massacres. Poussant les moins téméraires à ce déluge de flèches,  les chevaux étaient au bout de leur forces et mettaient en péril ceux déjà tombés à terre en tombant eux-mêmes, sur le terrain rendu glissant par la boue. Par ailleurs en étant en rang serrés par vague entière , ils permettaient aux archers non seulement une meilleure précision, mais en plus lorsqu'un Chevalier tombait, il entrainait les autres dans sa chute.

En réalité les chevaliers n'ont presque pas combattu, ils  ont été laminés avant même d'avoir pu faire quoi que ce soit.  Selon certaines études ,notamment celles du CNRS, c'est presque 1 million de flèches qui auront été tirés par les 5000 archers anglais dans la première demi-heure  ( un demi millions pour la bataille de Crécy ).

 

Texte revu et corrigé par Richard PARRINELLO, merci pour son aide.

 

 


Lors de la bataille d'Azincourt, plus de 6000 français sont tués, on a seulement gardé aujourd'hui 500 noms ( principalement des nobles, chevaliers, proche de la famille royale ). Sur cette carte il y a "seulement" donc 8% des combattants tués à cette bataille. Elle permet de connaître d'où ils viennent.

 

 

 

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