Pierre de Ronsard

 Il fut le poète officiel d’Henri II, François II, Charles IX et enfin Henri III. Il fut aussi le page des enfants de François Ier à partir de 1536.

 

pierre ronsard

Statue de Pierre Ronsard à Vendôme, détruite en 1942 par les allemands ( comme celle de Rochambeau ). Une autre fut remise en place en 2012.

 

Historique & Histoire 
source : source sur place, documentation diverses,

 

 

Né en 1524 au château de la Possonnière, en Vendômois, d’une famille d’ancienne noblesse, Pierre de Ronsard passe ses onze premières années au con­tact des sources et des forêts. Son père, qui a fait les campagnes d’Italie, en a ramené le goût des arts. D’abord page à la cour où il est attaché aux enfants de France, Pierre accompagne Lazare de Baïf en Allemagne et Langey au Pié­mont.

 

manoir de la possonniere

C'est dans ce beau manoir que Pierre de Ronsard est né et a vécu une partie de son enfance. Il faut noter que le manoir n'était pas aussi confortable à sa naissance, il avait un aspect plus médiéval et défensif.

Baudouin de Ronsard ou Rossart a été le fondateur de branche de la maison, et a fait sa marque dans les premiers stades de la guerre de Cent-Ans. Le père du poète était Louis de Ronsard, et sa mère était Jeanne de Chaudrier, d’une famille à la fois noble et bien connectée. Pierre était le plus jeune fils. Louis de Ronsard était maître d’hôtel du roi à François Ier,dont la captivité après Pavie venait d’être adoucie par traité, et il dut quitter sa maison peu de temps après la naissance de Pierre.

Il fut le poète officiel d’Henri II, François II, Charles IX et enfin Henri III. Il fut aussi le page des enfants de François Ier à partir de 1536.

A 13 ans, Pierre accompagne Madeleine de France en Ecosse, elle est la fille de François Ier et devient reine d’Ecosse en épousant Jacques V. Mais elle meurt rapidement, il revient juste après.

A 18 ans, il est frappé d’une surdité presque complète ; la carrière des armes lui est donc fermée.

Il a pu voyagé aussi en Flandre, en Hollande, et encore une fois, en Écosse, en mission diplomatique sous Claude d’Humières, seigneur de Lassigny, jusqu’à ce qu’il soit attaché comme secrétaire à la suite de Lazare de Baïf, le père de son futur collègue dans la Pléiade et son compagnon à cette occasion, Antoine de Baïf, au régime de Speyer. Par la suite, il est attaché de la même manière à la suite du cardinal du Bellay-Langey, et sa querelle mythique avec François Rabelais date de cette période.

Sa carrière diplomatique apparemment prometteuse fut cependant écourtée par une attaque de surdité à la suite d’une visite en 1540, dans le cadre de la légation en Alsace, qu’aucun médecin ne pouvait guérir ; il déterminera par la suite de se consacrer à l’étude.

L’institution qu’il a choisie pour le but parmi les nombreuses écoles et collèges de Paris était le Collège Coqueret, dont le directeur était Jean Daurat - ensuite l’étoile noire (comme il a été appelé de son silence dans Français) de la Pléiade, et déjà une connaissance de Ronsard d’avoir occupé le bureau de tuteur dans la maison Baïf. Antoine de Baïf, l’élève de Daurat, accompagna Ronsard; Belleau suivit peu de temps; Joachim du Bellay, le deuxième des sept, rejoint pas beaucoup plus tard. Muretus (Marc Antoine de Muret), un grand érudit et à l’aide de ses pièces latines une grande influence dans la création de Français tragédie, était également un étudiant ici.

La période d’étude de Ronsard a occupé sept ans, et le premier manifeste du nouveau mouvement littéraire, qui devait s’appliquer à la langue vernaculaire les principes de la critique et de l’érudition appris des classiques, ne venait pas de lui, mais de Du Bellay. La Défense et l’illustration de la langue française de ce dernier sont apparues en 1549, et la Pléiade (ou Brigade, comme on l’appelait d’abord) aurait alors été lancée. Il se composait, comme son nom l’indique, de sept écrivains dont les noms sont parfois énumérés différemment, bien que le canon orthodoxe soit sans aucun doute composé de Ronsard, Du Bellay, Baïf, Rémy Belleau, Pontus de Tyard (un homme de rang et de position qui avait illustré les principes des amis plus tôt), Jodelle le dramaturge, et Daurat. Le travail de Ronsard est venu un peu plus tard, et une histoire plutôt oisive est racontée d’un truc de Du Bellay qui a finalement déterminé à publier. Quelques pièces simples et mineures, un épithalamium sur Antoine de Bourbon et Jeanne de Navarre (1550), un Hymne de la France(1549), une " Ode à laPaix« , précède la publication en 1550 des quatre premiers livres ( » première " caractéristique et remarquable) des Odes de Pierre de Ronsard.

Elle fut suivie en 1552 par la publication de ses Amours de Cassandre avec le cinquième livre d’Odes, dédié à Cassandre Salviati, 15 ans, qu’il avait rencontré à Blois et suivi du Château de Talcy de son père. Ces livres ont excité une violente querelle littéraire. Marot était mort, mais il laissa de nombreux adeptes, dont certains voyaient dans la critique littéraire plus stricte de la Pléiade, dans son mépris franc des formes purement vernaculaires et médiévales, dans ses conseils énergiques pour Français la poésie à « suivre les anciens », et ainsi de suite, une insulte à l’auteur de l’Adolescence Clémentine et à son école. [3]

Il publia ses Hymnes,dédiés à Margaret de Valois, en 1555; la conclusion des Amours, adressée à une autre héroïne, en 1556; et puis une collection d’Œuvres complète, dit être due à l’invitation de Marie Stuart, reine de François II, en 1560; avec Elégies, mascarades et bergeries en 1565. A cette même année appartient son plus important et intéressant Abrigé de l’art poétique français.

 

Pierre Ronsard portrait du XVIIIe

Le changement rapide des souverains n’a pas fait de mal à Ronsard, ce qui en général est souvent le cas pour un artiste.

Charles IX, roi de France, qui succéda à son frère après un temps très court, était encore mieux enclin à lui qu’Henri et François. Il lui donna des chambres dans le palais; il lui accorda diverses abbaties et priorités; et il l’appelait et le considérait constamment comme son maître de poésie.

 Charles IX n’était pas non plus un mauvais poète. Ce patronage royal, cependant, avait son côté désagréable. Il excité aversion violente à Ronsard de la part des huguenots, qui a écrit pasquinades constantes contre lui, s’efforçant (par une exagération ridicule du festival Dionysiaque d’Arcueil, dans lequel les amis s’étaient livrés pour célébrer le succès de la première tragédie Français, Cléopâtrede Jodelle) pour le représenter comme un libertin et un athée, et (qui semble l’avoir ennuyé plus que toute autre chose) a mis en place son suiveur Du Bartas comme son rival.

Selon certains de ses propres mots, ils n’étaient pas satisfaits de cette variété d’arguments, mais ont tenté de le faire assassiner. Au cours de cette période, Ronsard a commencé à écrire le poème épique la Franciade (1572), une œuvre qui n’a jamais été terminée et est généralement considéré comme un échec en raison de sa versification- un mètre décasyllabique de plaques de rimes qui correspond mal avec le genre de poésie épique, ainsi que la proposition du poème que Charles IX (et la Français nation) était un descendant de « Francus », un fils soi-disant jusqu’ici inconnu du prince Hector de Troie qui a été construit entièrement à partir de l’imagination de Ronsard. Le mètre (la décasylle)ne pouvait que contraster défavorablement avec les magnifiques alexandrines que Du Bartas et Agrippa d’Aubigné devaient bientôt produire; Le poème n’aurait jamais pu avoir un succès durable, mais à son apparence, il a eu la malchance singulière presque pour coïncider avec le massacre de Saint-Barthélemy, qui avait eu lieu environ une quinzaine de jours avant sa publication. Une partie dans l’état étaient certaine de regarder froidement sur le travail d’un sbire de la cour à un tel moment, l’autre avait autre chose à penser.

La mort de Charles IX ne fit guère de différence dans la faveur de la cour dont Ronsard jouissait, mais, combinée à ses infirmités croissantes, il semble l’avoir déterminé à quitter la vie judiciaire. Au cours de ses derniers jours, il vécut principalement dans une maison qu’il possédait à Vendôme, capitale de sa province natale, dans son abbaye de Croix-Val dans le même quartier, ou bien à Paris, où il était habituellement l’invité de Jean Galland, bien connu comme érudit, au Collège de Boncourt.

Il semble aussi qu’il avait sa propre maison de ville dans le Faubourg Saint-Marcel. En tout cas, ses préférences l’ont rendu dans des circonstances parfaitement faciles, et il ne semble ni n’avoir tiré ni souhaité de profit de ses livres. Une suggestion à moitié jovial que ses éditeurs devraient lui donner de l’argent pour acheter "du bois pour se chauffer" en échange de sa dernière révision de ses œuvres complètes est la seule trace de n’importe quel désir du genre. D’autre part, il a reçu non seulement des dons et des dotations de son propre souverain, mais des cadeaux de beaucoup d’autres, y compris Elizabeth I d’Angleterre. Marie, reine d’Écosse s’adressa à lui de sa prison, et Tasso le consulta sur le Jérusalem.

Malgré sa maladie ,cela n’a pas nui à la qualité de son œuvre littéraire ; il était rarement oisif, et certains de ses vers finaux est parmi ses meilleurs. Mais il s’est livré à la tentation de modifier son travail à plusieurs reprises, et beaucoup de ses modifications ultérieures ne sont pas des améliorations. Vers la fin de 1585, sa santé se détériorait, et il semble s’être déplacé sans relâche d’une de ses maisons à une autre pendant quelques mois.

Six mois avant s mort, Ronsard est malade et souffre beaucoup, il fait faire le 3 mai 1585 par Michel Charron, un nouveau carrosse plus confortable. Il meurt au prieuré de Saint-Cosme en Touraine, et il fut enterré dans l’église de ce nom le vendredi 27 décembre 1585.

 

Photographies & Photos