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Galerie Philibert De L’Orme - Lyon
 

En 1536, Antoine Bullioud, secrétaire et notaire du roi, seigneur de Vaux en Beaujolais et général des finances de Bretagne, afin d’asseoir son autorité sociale veut moderniser son hôtel particuliers. En effet après avoir acheté deux maisons proches l’une de l’autre, donnant sur la cour actuelle du 8 rue Juiverie, il veut créer un édifice permettant de relier ses deux habitations.

Les contraintes étaient de laisser accès au puits dans la cour, indispensable à cette époque, il fallait également y mettre une porte ainsi qu’une fenêtre, tout cela sans dénaturer et empiéter sur le sol de la cour. De plus il lui a fallu créer une terrasse desservant un appartement du premier étage et au-dessous de ce passage une petite fenêtre…tout en intégrant une porte au rez-de-chaussée. La dernière contrainte était bien évidemment technique, ce qui a demandé d’importants calculs pour trouver des points d’appuis et de respecter les bâtiments environnants. Tout cela devait bien évidemment  tenir l’ensemble sans le déséquilibrer du point visuel et technique, art dans lequel Delorme deviendra un maître en la matière.

Antoine Bullioud fait appel à l’architecte lyonnais Philibert De l’Orme ( ou Delorme ) qui revient juste d’Italie. Il va s’inspirer de l’art antique et de facto devenir  le premier architecte en France à utiliser les « trompes », déjà utilisée dans les édifices religieux, dans le civil.

En l’occurrence la galerie Philibert De l’Orme est la première construction en France orné de superposition des ordres antiques : ionique et dorique. Néanmoins il va y apporter sa patte : changement des proportions de deux ordres : pilastres ioniques élancés à l’image des pilastres doriques.

C’est la première œuvre connue de l’architecte.

Il existe aujourd’hui cependant un doute sur l’architecture actuelle, en effet il est possible que Philibert de L’Orme ait réalisé plusieurs galeries, l’une sur l’autre comme les traboules de Lyon, mais qu’il n’en subsisterait aujourd’hui qu’une. Dans ses écrits, Philibert de L’Orme parle de son premier ouvrage avec plusieurs galeries et non d’une seule. Néanmoins il n’existe aucun plan d’origine ou de gravure permettant de valider cette thèse.

Il s’agit en tout cas d’une œuvre magistrale et relativement unique. Philibert Delorme a réalisé d’autres ouvrages à Lyon : probablement le porche de l’église de Saint-Nizier, le puits de la maison du Chamarier au n°37 de la rue Saint-jean et la Maison Paterine dite Henri IV au n°4 de la Juiverie.
 

 

source : panneaux sur place, Musées Gadagnes, divers

 

 

 

 


Informations
  •  Adresse :  8 rue Juiverie, Lyon
  •  Google Maps : Carte
  •  Téléphone : 
  •  Site officiel  :  
  •  Heures d'ouvertures & Visites  :  Porte ouverte de l'immeuble toute la journée à la visite, néanmoins la cour donne sur des habitations privées.


Photographies
 

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