Collégiale de Saint-Martin de Champeaux

Collégiale de Saint-Martin de Champeaux

 

La collégiale de Saint-Martin-de-Champeaux est située en Seine-et-Marne à environ 50km au Sud-Est de Paris, pas très loin du château de Blandy-les-Tours, 13km de Melun,  25km de Fontainebleau, et bien sûr le château de Vaux-le-Vicomte. Elle fut édifié entre 1160 et 1315 sur l'emplacement d'une église dédiée à Saint-Martin. Elle est longue de 65m en intérieur, large de 20m et son clocher culmine à 28m. Elle possède de très belle stalles de la renaissance, des dalles funéraires et une architecture du XIIe siècle, XIIIe et XIVe siècle.

Historique
source : source sur place, documentation diverses, La collégiale de Saint-Martin de Champeaux par Marcel Lacroix ( disponible en vente pour 2€ dans la collégiale )

 

Champeaux-en-Brie est mentionnée une première fois au VIIe siècle

634, Sainte Fare donne  des terres situées à Champeaux à l'abbaye de Faremoutiers, dont elle est la fondatrice. Son père, Hagnéric, comte de Meaux et maire du palais, avait possédé l'ensemble des terres de Champeaux. À sa mort, il les avait laissé à ses enfants : Fare, saint Faron, évêque de Meaux, et saint Valbert, abbé de Luxeuil.

697 - 700, Saint Merry, atteint d'une maladie lorsqu'il se rendit à Paris, s'est peut-être réfugié dans le monastère de Champeaux. Il meurt quelques temps plus tard à Paris.

886 - 911, le roi Charles le Simple fait une donation à Anschéric, évêque de Paris de 886 à 911, en compensation des désagréments subis lors des invasions normandes.

1133,  Un acte de concession d'une prébende à l'abbaye Saint-Victor de Paris nouvellement fondée mentionne un prévôt et un chapitre pour Champeaux.

1138, Une bulle pontificale d'Innocent II évoque les prébendes de Champeaux, ce qui va également dans le sens d'une collégiale, les prébendes individuelles n'existant pas dans les abbayes. En cette même année, l'abbaye Saint-Victor veut faire du chapitre sa filiale, ce qui implique le remplacement des chanoines séculiers par des Chanoines réguliers de saint Augustin envoyés par l'abbaye parisienne. Malgré l'accord du roi Louis VII,  le chapitre de Paris et son évêque s'y opposent.

1138, Champeaux fonde deux filiales : Fouju et Andrezel. Plus tard une septième paroisse est fondée, par le démembrement d'Andrezel, appelée L'Étang-de-Vernouillet. Le chapitre est seigneur de Champeaux et y exerce la justice seigneuriale. L'ensemble forme un doyenné rural avec comme siège le village de Champeaux.

1160, début de la construction de l'actuelle collégiale, elle est relativement grande puisqu'elle mesure 65m de longueur soit l'une des plus grandes de l'Île de France du XIIe siècle. La collégiale remplace une église abbatiale plus ancienne qui aurait été fondée par Saint-Fare, où un chapitre de douze chanoines séculiers s'était substitué aux religieux au début du XIIe siècle. Le chapitre était placé sous la protection de l'évêque de Paris.

Nef de la Collégiale de Champeaux



1162,  Louis VII accorde l'affranchissement des serfs sur le territoire du chapitre. Les chanoines sont au nombre de douze à cette époque

1220 – 1270, les travaux sont arrêtés, probablement par manque de financement au vu de la tâche à accomplir. Malgré des travaux stoppés, la cohérence de l'édifice est respecté avec des points de ressemblances avec Notre-Dame de Paris et la cathédrale de Sens, tout comme d'ailleurs l'église Saint-Étienne de Brie-Comte-Robert.

1276, le chanoine Dreux de Saint-Merry fonde à la collégiale le Pain du Chapitre, et donne pour cela sa ferme d'Aulnay.

1308, le roi Philippe IV de France prend le chapitre sous sa protection. Le nouveau chœur est alors très avancé. Un cloître est accolé à la collégiale au sud, et l'église paroissiale la jouxte au nord. Son curé est nommé par l'évêque, mais il prête serment au chapitre. Aucun fait important ponctue l'histoire du chapitre jusqu'à la fin du Moyen Âge, mais sous la protection de son prévôt, Champeaux se développe en un bourg prospère.

1338, une foire est accordée tous les 6 novembre par Philippe VI.

1352, une léproserie est fondée.

1405, le village est fortifiée par Charles VI. Elle n'empêchera pas son pillage par les Anglais et plus tard par les Armagnacs.

1457, fin de la guerre de Cent-Ans, un hôtel-dieu est construit.

1544, François Ier autorise une nouvelle foire le lundi après l'Assomption. Il renforce les fortifications face à la menace de Charles-Quint.

1578, 30 mai, Henri III fait entouré le bourg d'un fossé avec le rajout de trois portes avec pont-levis ( Porte de Saint-Leonard, de Courtenay et de la Varvanne ).

1594, le chapitre se voit contraint de réduire son nombre de chanoines par l'évêque de Paris, nous sommes alors en pleine  Guerres de religion.



1652, la collégiale de Champeaux est pillée par trois régiments dont un du prince Louis II de Bourbon-Condé,l'autre du prince Armand de Bourbon-Conti et le troisième étant d'orgine Germanique. Les archives, ainsi que divers mobiliers sont détruits.

1680, le chapitre obtient la permission pour supprimer plusieurs autels, qui encombraient les arcades et surchargeaient l'intérieur de la collégiale.

1683, 23 novembre,  l'évêque François Harlay de Champvallon émet un règlement au sujet de la discipline et de la gestion du temporel.

Pendant la révolution française , le chapitre de Champeaux est supprimé en 1790, il gérait alors les seigneuries de  Bordes d'Andy, des Hauts-Champs à La Chapelle-Gauthier, de Fleury à Courpalay, de Beauregard et de Mont-Saint-Martin à Crisenoy, de Fouju, de Quiers et de Saint-Méry.

L'église paroissiale édifiée en 1242 est détruite au profit de la collégiale qui est donc sauvegardée. La disparition du chapitre et de la prévôté de Champeaux enlèvent au bourg sa fonction de lieu central, et réduisent considérablement son activité.

1817, la sacristie du bas-côté droit est détruite. La collégiale est dans un état de décrépitude avancée.

1825, la mairie s'installe temporairement dans la première travée du bas-côté sud.

1840, elle est classée Monument Historique.

1844, le chemin de ronde de la façade est reconstruit en partie en brique...

1851, le porche est démoli.

1946, fondation de l'association des amis de la collégiale Saint-Martin de Champeaux fondée pr Marcel Lacroix.

À partir de 1973, d'importante restaurations sont réalisées jusqu'en 2008-2009 avec notamment la restauration des dalles funéraires et des toitures.
 

Photographies
 
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