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Collégiale d'Écouis
 

La Collégiale d'Écouis fut construite en trois ans entre 1310 et  1313, par Enguerrand de Martigny. Condamné par Louis X, il fut pendu en 1315. La collégiale garde aujourd'hui une certaine sobriété mais surtout un ensemble homogène du XIVe siècle car n'ayant pas subit d'importantes modifications ultérieures, exceptés les destructions des Révolutionnaires.


 


Informations
  •  Adresse : Place du Cloître 27440 Écouis
  •  Google Maps : Carte
  •  Téléphone :  
  •  Site officiel  :  
  •  Heures d'ouvertures  : ouverte régulièrement
Historique
  source : source sur place, site officiel.

 

Écouis est un petit village situé alors une voie de communication et de commerce importante. Avec plusieurs foires et un marché, le bourg est globalement une cité prospère. L’église de Saint-Aubin est sous le patronage de l’Abbaye du Bec-Hellouin.

Enguerrand de Marigny, ministre des Finances de Philippe dit « le Bel », né à Lyons la Forêt, est seigneur de Mainneville et du Plessis. Il a fait construire un hôpital, aujourd’hui en partie une maison de retraite aujourd’hui, et entreprend de construire une collégiale pour remplacer l’ancienne de Saint-Aubin. Elle est édifiée dans un délai très court entre 1310 et 1313, le 9 septembre elle est consacrée à Notre Dame de l’Assomption.

1315, , Enguerrand de Marigny est arrêté par Louis X, fils de Philippe le Bel, à la demande de Charles de Valois avec quarante et un chefs d’accusation. Alors sans preuve la peine est alors  initialement le bannissement sur l’île de Chypre, mais Charles de Valois présente une autre accusation : la sorcellerie, très souvent utilisée pour éliminer quelqu'un de gênant.

Le tribunal est dirigé par le demi-frère d’Enguerrand, Jean de Marigny évêque de Beauvais...

Le 30 avril 1315 , Enguerrand est pendu au gibet de Montfaucon. Son corps reste exposé pendant deux ans selon la demande de Louis X dit « le Hutin » .

Philippe V le Long fit un procès de réhabilitation et le disculpa des méfaits qu'on lui imputait et réhabilita sa mémoire. Ses restes furent alors inhumés dans l’église des Chartreux de Vauvert, puis transférés en 1325 ou 1326 dans la collégiale d’Écouis.

L’un de ses chanoines fut saint Vincent de Paul en 1615.

Révolution Française, Notre Dame d’Écouis subit d’importante dégradation, le gisant d’Enguerrand de Marigny est détruit et pillé. Elle devient le lieu de réunion du  Conseil Municipal puis convertie en Temple de la Raison en 1794. Elle sert d’atelier de production de salpêtre ( pour la poudre ) et de magasin de fourrage jusqu'en 1797.

Elle est rendue au culte au court du XIXe siècle.

1913, l'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 13 juin.

2008, en remplacement de l’orgue de tribune, il est installé un orgue numérique ALLEN Elite Opus II crée pour l’église et inauguré le 18 mai.

 

Photographies
 

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