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Château de Bapaume
 

Château et Ville de Bapaume

La ville de Bapaume possède une riche histoire, détaillée et importante, mais qui a subi les affres de l'histoire. La guerre de 14-18 détruira ce qui reste de Bapaume déjà fortement endommagée par les diverses guerres ( Cent-Ans, entre Charles-Quint et les Rois de France, 1870 en particulier ). L'ensemble des fortifications construites en partie par Vauban ont été détruites par le ministre de la guerre au XIXe, voulant tester l'artillerie, il existe cependant encore des ruines éparses du bastion de Brezé. Pendant les journées du patrimoine il y a la possibilité de visiter les souterrains existants.

 


Informations
  •  Adresse : Office de Tourisme, 10 place rue faidherbe, 62450 Bapaume
  •  Téléphone :  ( Office de Tourisme )  03 21 59 89 84 
  •  Heures d'ouvertures & Visites & Météo :

  • Visite des souterrains , uniquement les journées du patrimoine, se renseigner ici : 03 21 07 14 26, Lievin. Le parc du donjon est ouvert tous les jours, se renseigner à l'Office de Tourisme.

 

Historique
 sources : Bapaume au cours des siècles par Gaston Dégardin ( livre disponible à l'office de tourisme, environ 300 pages ), sources diverses, Office de Tourisme.

 

 

La première mention du nom de Bapaume est de 1066. L’origine du nom est assez originale, quoique incertaine encore aujourd’hui, qui selon les historiens locaux pourrait venir d’une légende locale assez ancienne Légende qui se manifesterait en réalité par plus  de désespoir que d’ applaudissement de joie. [ P34 ]

 

Les premières traces d’un château


La première trace d’une fortification remonte probablement à l’époque Gauloise, avec à l’origine un Tumulus, puis un Oppidum Gaulois, puis un poste Romain qui se caractérise par une motte et d’une palissade en bois. Son emplacement, quoiqu’incertain, se trouverait dans l’actuel Jardin du Donjon. Il existe aujourd’hui une autre motte, celle dite de « Bérenger » nom d’un bandit de grand chemin.

Selon les historiens locaux, le Docteur Feuchère, M. Fossier et Gaston Dégardin, les dates peuvent varier de 975 environ à 1080. D'après  le docteur Feuchère la datation est de 1075-1080 , château qui aurait été édifié par Raoul de Bapaume ( Radulphus de Badpalmas ) qui participa à la conquête de l’Angleterre avec Guillaume le Conquérant, il était donc au départ de Saint-Valery sur Somme et à la bataille de Hasting en 1066.

Mais cette version est battue en brèche par Robert Fossier qui estime plutôt la construction en 975 par le Comte de Flandre pour faire face au château de Péronne notamment et à la construction par le roi d’un castrum à Corbie. Pour autant la première mention écrite d’un château apparait en 1155 et son premier châtelain connu est Hugues de Beaumetz, vassal du Comte de Flandre, même si un rôle défensif est signalé par l’Empereur Henri IV alors  en lutte contre Robert II de Jérusalem «  l’empereur Henri entre avec une armée dans la terre de Robert, comte de Flandre, il prend et brûle le château de Bouchain, avec plusieurs autres forteresses. Robert, jaloux de la victoire de l’empereur, incendie lui-même ses petites forteresses, Inchy, Bapaume … »


Le mariage de Philippe-Auguste et d’Isabelle de Hainaut à Bapaume.


Mariage de Philippe-Auguste et d'Isabelle d'Hainaut

Conseiller par le comte de Clermont, Raoul, Philippe-Auguste eu des négociations sur le mariage à Mons pendant le carême, avec probablement le comte de Flandre. Le futur roi souhaitait notamment s’élargir de la domination de sa mère, reine, de ses oncles, des comtes de Champagne, de Blois, de Sancerre et de l’archevêque de Reims, toutes ses personnes furent donc tenu à l’écart du mariage et ne l’apprirent qu’après. Le père de la mariée le comte de Hainaut n’était pas très enchanté de marier sa fille au futur roi de France, notamment par rapport au fait qu’il avait un accord matrimonial avec le comte de Champagne Henri, mais il finit par accepter.

Le 28 avril 1180 est scellé le mariage entre Philippe-Auguste ( 15 ans ) et Isabelle de Hainaut ( 10 ans ), fille de Baudouin V de Hainaut mais elle est aussi la nièce de Philippe d’Alsace comte de Flandre et une descendante de l’empereur Charlemagne. La rencontre entre Isabelle et Philippe-Auguste eu lieu au Tronc-Berenger proche de l’ancienne Abbaye Saint-Nicolas d’Arrouaise, détruite à la révolution, le jour du mariage.
Ce mariage eut lieu, avec une certaine discrétion voir même dans une certaine clandestinité, dans l’église de Saint-Nicolas de Bapaume par Roger l’évêque de Laon et non par l’archevêque de Reims.
Le mariage donnait en dot une partie de la Flandre, notamment  : Arras, Bapaume, Hesdin, Saint-Omer, Lens, Aire, avec les hommages de Boulogne, Saint-Pol, Lilliers, Ardres, Richebourg et les autres places en deçà du Neuf-Fossé, l’Artois est donc avec ce mariage séparé de la Flandre. [Source P52]

  • 1214, 23 juillet, Philippe-Auguste passe par le Château de Péronne, puis bat, le 27 juillet 1214, la coalition Anglo-Allemande dirigée par l’infâme Jean sans Terre roi d’Angleterre,  Othon IV empereur d’Allemagne et Ferrand comte de Flandre. Mais la victoire de Bouvines permet à Philippe-Auguste de reprendre le dessus. Après la bataille et un passage à Douai, l’armée passe le  mardi 29 juillet à Bapaume. Lors de ce passage plusieurs officiers de cette coalition seront enfermés au château de Bapaume : Ferrand de Flandre, Renaud de Boulogne, Guillaume de Salisbury et une vingtaine de Baron. La plupart seront libérés plus tard, probablement en payant une rançon, excepté Renaud de Boulogne qui est enfermé pendant 13 ans au château de Péronne avant de se suicider.
  • 1221, Bapaume, comme beaucoup d’autres villages, est touchée par la peste. Il est construit alors trois léproseries ou maladreries, deux en ville et une autre à l’extérieur.
  • 1237, Robert, frère de Saint-Louis reçoit par lettres-patentes la ville de Bapaume, Lens et Hesdin qui appartenait alors à Blanche de Castille, en échange elle reçoit Dourdan, Corbeil, Etampes, Melun et Pontoise.
  • 1248, Robert Ier confirme les avantages concédés notamment en 1209, dont la possibilité de faire justice contre les malfaiteurs.
  • 1248, Robert Ier part avec Saint-Louis en croisade et décède à la bataille de Mansourah le 9 février 1249. La comtesse de Mahaut, Mathilde de Brabant,  se remaria avec Guy de Châtillon, dont elle eut trois fils : Hugues, Guy et Jacques. [ source P76 ]. Elle devint la régente jusqu’à que Robert II soit en âge de gouverner.
  • 1273, mars, Robert II confirme les privilèges de Bapaume.
  • 1274, mars, il concède à la ville les compétences nécessaires aux jugements pour les délits contre les Bourgeois.
  • 1283, janvier, il autorise les mayeurs et échevins de poursuivre et faire arrêter, hors de la ville, les meurtriers des Bourgeois, sans attendre la présence des baillis, prévôts et sergents. Il leur accorde aussi le prélèvement d’une nouvelle taxe sur les blés, vins et autres denrées pendant une période de 7 ans.
  • 1267, Saint-Louis fait venir ses barons à Paris pour les enjoindre à partir en terre sainte pour la libérer du joug Musulman. Robert II malgré sa volonté n’arrivera pas à trouver le financement nécessaire malgré la vente par le bailli de Bapaume de plusieurs terres. Les échevins et les habitants de la ville n’étaient pas favorables à payer plus, jusqu’à qu’une lettre de Saint-Louis de Juillet en 1268 les empressent de subvenir au besoin du Comte en insistant qu’il s’agissait d’une mission divine. Robert II parti donc d’Aigues Mortes en 1270, mais la croisade fut terminée dès le 25 août 1270 à la mort de Saint-Louis.
  • 1291, le 24 mars, Philippe le Bel confirme les privilèges précédents.
  • 1297, des malfaiteurs réussissent à forcer la porte de la ville, ils sont arrêtés et jugés.

 

Le château faisait 80m de long sur 70m de large environ, agrémenté de 8 tours et d’un donjon. Au centre ce trouve très probablement un logis seigneurial sur au moins un étage et une chapelle castrale probablement fortifiée pour protéger l’entrée. Il ressemble étrangement au château de Dourdan ou celui de Nesles, excepté que le donjon n’est pas désolidarisé de l’ensemble par un fossé indépendant, il est en tout cas dans la lignée des châteaux dit Philippiens. Ce qui pourrait amener la construction de ce château au XIIIe siècle,  mais aucun élément ne permet de l’affirmer avec certitude. Le château de Dourdan a été construit vers 1220-1222, celui de Nesles en 1226 par Robert III de Dreux une personne proche de Blanche de Castille. Sachant que Blanche de Castille posséda Bapaume jusqu’à que Robert en 1237, le frère de Saint-Louis, obtienne l’Artois dans sa totalité, il n’est pas impossible de penser que le château dont on est certain de son existence au XIVe ait été construit au XIIIe soit par Blanche de Castille, qui obtient notamment le château de Dourdan en remplacement de Bapaume, ou par Robert le comte d’Artois.  Le guet cependant de la ville se faisait pendant la guerre de Cent-Ans du clocher de Notre-Dame. ( source P103 ) La similitude entre Dourdan, Nesles et Bapaume n’est probablement pas un hasard et la date construction entre ces trois châteaux doit être assez proche.


La comtesse de Mahaut fait aménager le château et  construire  au début du XIVe des écuries, une salle sur deux étages que l’on voit au centre du plan. C’est le Bailli d’Arras Thomas Brandon qui conclut un accord de construction du «  castel Madame » avec Jean de Lohes en 1311.

  • 1327 des hourds sont installés sur le donjon, peut-être en remplacement de plus anciens ( ? )

Les tours ont eu des noms différents : la tour d’Augimont Nord-Est, la Tour Plomée ( Sud-Est ), la Tour du Colombier ( Nord-Ouest ) et l’une des tours de l’entrée Tour du Guet, pour autant aucune preuve matériel ne peut attester de la véracité de ces noms.

  • 1335, le comte de Flandre, Louis de Nevers,  entreprend et fait construire une enceinte autour de la ville avec 5 portes : la porte d’Arras, la porte de Péronne, la porte d’Helluin, la porte de Beugnâtre et de Saint-Albin.

Ce renforcement des fortifications du château et de la ville donna le nom à Bapaume de « clef de l’Artois ».

  • 1338, le comte de Flandre et de Nevers, fait renforcer la défense avec de l’artillerie. Pour financer ce coût important il renonce à une partie des prélèvements qui lui sont dus.

 Château de Bapaume, XIVe

Château de Bapaume au XIVe, on remarquera la ressemblance frappante avec Dourdan et Nesles, excepté le donjon intégré à l'enceinte.

 

 

La guerre de Cent-Ans

Edouard III débarque en 1339 en Flandre. Le Cambrésis est ravagé, Cambrai assiégé en vain. Edouard et jette son armée sur Péronne, Bapaume et Saint-Quentin.
Le Bailli de Bapaume est ruiné, pillé à plusieurs reprises, mais la ville de Bapaume ne semble pas avoir été attaquée par Edouard.

  • 1350, Enguerrand d’Hesdin est chargé par le roi de France de tenir la cité, mais il n’obtient pas de renforts comme les villes d’Amiens, de Corbie ou Saint-Quentin. Galehaut de Ribeumont de Tournai est sollicité. Vers 1350, Le Duc de Lancastre tente de prendre Bapaume mais n’y parvient pas grâce à Oudard de Renti,  Enguerrand d’Hesdin et à la population.
  • 1351, la peste ravage l’Artois, la ville est décimée de sa population.
  • 1369, les environs sont ravagés par les Anglais.
  • 1370, nouveau ravage Anglais
  • 1372, la comtesse de Flandre, Marguerite, fait condamner les personnes cherchant à se défiscaliser des impôts exceptionnels dans le but de renforcer les défenses.
  • 1373, toujours sous les ordres de Knolle et de Lancastre, les environs d’Arras et Bapaume sont à nouveau ravagés.Des muches sont construites. Très courant en Picardie et dans le Bailli de Bapaume, les muches sont des souterrains permettant aux habitants, éventuellement les animaux, de s’y réfugier lors des attaques des Anglais.
  • 1379, Maître Etienne, maçon à l’Abbaye de Saint-Vaast et maître Jean de Wailly, maçon de la comtesse d’Artois, viennent à Bapaume pour «  aviser, conseiller et ordonner l’ouvrage qu’il loist faire à une grande fonture à la grosse tour de Bappalmes » ( Citation page 93 )
  • 1381, la comtesse d’Artois fonde une chapelle au Château de Bapaume de six chapellenies et une clergie.
  • 1382, Louis de Male se réfugie à Bapaume après sa défaite contre les Gantois. Après avoir quitté Bapaume pour trouver les Gantois à Oudenarde, il revient trouver le Duc de Bourgogne à Bapaume. Il demande l’aide de Philippe le Hardi, Duc de Bourgogne, et du roi Charles VI. Les deux acceptent de l’aide et reprennent avec Louis de Male la possession de l’Artois dont il avait perdu une grande partie fasse à la rébellion des Gantois.
  • 1384, Louis de Male décède et l’héritage revient au Duc de Bourgogne qui entre en possession de la Flandre, de Rethel, de Nevers, des seigneuries de Malines et de Salins.
  • 1384 à 1493, Bapaume est sous le règne des Duc de Bourgogne.
  • 1407, novembre, après l’assassinat du Duc d’Orléans ( frère du roi Charles VI et père du Comte de Dunois ), le 23 novembre 1407, le Duc de Bourgogne Jean sans Peur voulant éviter la foule parisienne aux aguets depuis le meurtre du Duc, décide de se réfugier à Bapaume où il s’écria «  c’est l’heure de mon salut ». En effet, Clignet de Brabant ainsi qu’environ 120 chevaliers au service de la maison d’Orléans avaient pris en chasse Jean sans Peur mais ne purent le rattraper, notamment par le fait que le pont de Pont-Sainte-Maxence fut mis hors d’usage.
  • 1411, environ 6000 hommes des Armagnacs entrent dans l’Artois et tentent de prendre Bapaume. La garnison est tenue par le seigneur de Heilly, Enguerrand de Bournonville, Huc de Busse, le seigneur Ancuelle, ils tentent une contre-attaque pour casser le siège. Les Armagnacs, après de lourde perte de part et d’autres, reculent se dirige vers le Château de Ham et font sur leur passage d’importants méfaits : meurtres, viols, etc… les Bourguignons ne seront pas en  reste. image & source P97
  • 1409, Jean sans Peur fait une halte au Château de Bapaume avec le Duc de Penthièvre. Il reprend la route avec Guillaume le Comte de Hainaut, le compte de Saint-Pol et le Comte de Vaudémont.
  • 1411, Clignet de Brabant marche vers le château de Coucy et celui de Ham. Le duc de Bourgogne envoi son armée Enguerrand de Bournonville, seigneur d’Heilly, défendre Bapaume.
  • 1413, 26 Août, Jean sans Peur séjourne à Bapaume et réunit les officiers de son armée.
  • 1414, 30 janvier, Jean sans Peur entre en campagne à Bapaume.
  • 1414, avril, Lannoy alors capitaine de Compiègne est obligé de se retirer à Bapaume alors que les troupes de Charles VI assiègent la ville.
  • 1414, 12 juillet, la ville est assiégé par le Duc d’Aquitaine, les ducs d’Orléans et de Bar, de Bourbon, de Bavière, les comtes de Vertus, d’Alençon, de Richemont, d’Eu, de Vendôme, de La Marne et de Roussy. La ville est défendue par 200 soldats et 800 archers/arbalétriers, commandés par Ferry de Hangest et Jean de Moreuil. En plein chaleur Hangest fit boucher les puits pour gêner les assiégeants. Face à l’armée Royale, Jean sans Peur pour éviter un massacre inutile accorde la possibilité aux assiégés de partir. Ils livrent donc la ville et partent vers Lille. Les habitants furent sauvegardés, seuls quelques parisiens furent exécutés.
  • 1414, 19 juillet, Charles VI quitte Bapaume.
  • 1414, 30 Août, après un accord entre Charles VI et le Duc de Bourgogne, Bapaume est rendu aux Bourguignons. Charles VI en repassant par Bapaume pris la direction du Château de Péronne. Le traité est confirmé le 4 septembre à Saint-Denis.
  • 1415, 25  octobre, défaite des français à Azincourt. Les seigneurs de Bapaume et des environs périrent : Haplincourt et son fils Jacques, Godefroy de Pronville, Alain de Longueval et son frère Jacques, seigneurs de Vaulx-Vraucourt, sire d’Inchy-en-Artois est prisonnier.
  • 1420, février  Philippe le Bon, le Duc de Bourgogne passe par la ville.
  • 1423, création de la Confrérie de Notre-Dame de Pitié par Mathieu Rainaud natif de Bapaume.
  • 1430, sans certitude, Jeanne d’Arc fut peut-être emprisonnée une nuit au Château de Bapaume  après son passage à Beaurevoir et sur le chemin d’Arras.
    • Château de Bapaume en Vidéo, trajet de la Pucelle d'Orléans lors de sa captivité, cependant il n'y a aucun élément probant permettant d'affirmer sa venue dans ce lieu.

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  • 1437, 29 Août, le Duc de Bourgogne accorde deux foires franches en plus de celle du 25 mars. Il y eut alors trois foires : 25 mars « Marché aux Filles », 6 mai « foire Saint-Athanase » et le 14 septembre «  foire aux Aulx ».
  • 1464, Louis XI dîne à Bapaume. Il tente de racheter et négocier les villes de la Somme cédée au Duc de Bourgogne lors du traité d’Arras.
  • 1464, le 8 octobre à Hesdin il réussit à racheter Bapaume et d’autres villes.
  • 1465, Charles le Téméraire, nouveau duc de Bourgogne, recouvre les villes achetées à son père.
  • 1468, le 9 octobre Louis XI propose une entrevue au château de Péronne à Charles le Téméraire. Mais la révolte imprévue des Liégeois fait que Charles le Téméraire enferme le roi  Louis XI au château de Péronne. Malgré les tentatives de négociation, pour payer la rançon, Louis XI est obligé de signer un traité le 14 octobre 1468.
  • 1468, 15 octobre, Louis XI et Charles le Téméraire couchent à Bapaume dans le but de se diriger vers Cambrai le 16 octobre. Les forces Royales et Bourguignonnes vont plus au nord pour lutter contre les Flamands ;
  • 1471, Louis XI tente de reprendre la Somme, il reprend Amiens et plusieurs villes de la Somme et demande à Bapaume d’ouvrir les portes. La ville dont le capitaine est Jean de Longueval refuse. Après des négociations infructueuses le Comte de Saint-Pol et Louis de Luxembourg repartent vers Saint-Quentin.
  • 1472, 4 avril, la ville est détruite par un incendie.
  • 1475, 7 mai,  Louis XI après une trêve de deux ans repris les villes de Montdidier, Roye, Corbie et envahit l’Artois. Malgré la capitulation de la ville, toujours en reconstruction, est pillée et brûlée.
  • 1477, le 5 janvier , Charles le Téméraire est tué au siège de Nancy. Dès sa mort Louis XI ordonne de prendre la Picardie et l’Artois : Ham, Montdidier, Doullens, Péronne, Saint-Quentin reconnurent l’autorité du roi. Mais Bapaume refuse, comme d’autres villes de se soumettre au roi, elle est à nouveau pillée. Le Bâtard de Bourgogne alors aux mains du Duc de Lorraine est livré par René à Louis XI. Antoine de Bourgogne est reçu en grande pompe, après la capitulation de la ville, à Arras. Louis XI réussit à convaincre le nouveau Duc de Bourgogne de se soumettre au roi le 15 août.
  • 1479, Saint-Omer refuse de se soumettre, plusieurs châteaux dans les alentours seront détruits en représailles. Louis XI ordonne « d’abattre Bapaumes, car, je m’étonne que vous ayez tant mis de temps à le faire » à Saint-Pierre le grand Sénéchal de Normandie. Cette situation dans l’Artois va exacerber de longue et tenace rancœur contre le royaume de France, une partie de la mauvaise image de Louis XI provient de ces excès. [ source Gaston Gégardin ]
  • 1486, Maximilien d’Autriche tente d’envahir l’Artois, il est marié à Marie d’Artois. Malgré la prise de Bapaume  son avancée est stoppée par le maréchal d’Esquerdes qui reprend une par une les places dont Bapaume.
  • 1488, 4 juin, un incendie ravage à nouveau Bapaume.
  • 1488, 14 septembre, les habitants sont massacrés, égorgés dans la quasi-totalité par les garnisons de Douai, de Quesnoy, de Château-Cambrésis et d’autres places. Ces garnisons étaient aux services des Bourguignons. Mais c’est Maximilien d’Autriche qui prit les places de Saint-Omer et d’Arras, Bapaume est prise par Philippe de Belleforière sous les ordres de Maximilien d’Autriche.
  • 1493, le 13 mai, par le traité de Senlis la ville devient la propriété de l’Autriche, des gouverneurs des Pays-Bas et sous l’administration des espagnols…jusqu’en 1641.



Château et ville  de Bapaume, 1516Château et ville  de Bapaume, 1516

 

  • 1509, 23 juillet, le Mayeur Philippe Leclercq obtint un écrit énonçant les pouvoirs des mayeurs et échevins de Bapaume.
  • 1516, 9 septembre, Charles-Quint permet d’organiser complétement les corporations d’Archers et d’Arbalétriers.
  • 1521, 15 octobre, le Comte Saint-Pol dévaste les alentours de Bapaume.
  • 1521, 16 octobre, Bapaume est assiégé par Claude de Lorraine, le duc de Guise, le maréchal de Chabannes, les seigneurs de Fleurange, le Chevalier Bayard ( sans peur et sans reproche ) accompagné d’une compagnie de cent lances, et plusieurs autres seigneurs. Après quelques heures de nombreux habitants e défenseurs de Bapaume dont Philippe Leclercq qui a été élu mayeur en 1491, 1498, 1505, 1511, 1516 et 1520. Il décède quelques semaines plus tard. La ville capitule.
  • 1526, 14 janvier, Bapaume est rendu par le traité de Madrid à Charles-Quint.
  • 1530, Renty est chargé par Charles-Quint de rebâtir Bapaume.
  • 1537, le Beffroi est abattu par le Comte de Roeux, car dangereux.
  • 1541, le 25 novembre, Charles Quint est de passage à Bapaume.
  • 1543, François Ier estime que Charles Quint a violé le traité de Cambrai ce qui rend caduque le traité offrant la Flandre et l’Artois.  En juillet Bapaume est assiégée par le Duc Antoine, la ville ne pouvant plus être défendu honorablement, l’ensemble de la défense de Bapaume se retrouve dans le château. Le seul puits du château se trouvant à sec rapidement les défenseurs allaient probablement capituler, mais  le Duc de Vendôme est sommé par François Ier de venir le rejoindre sur Cateau-Cambrésis.
  • 1544, 18 septembre, le traité de Crépy-en-Laonnais met fin à une guerre qui durait depuis 28 ans sur les terres de l’Artois.
  • 1544, 7 février, Charles Quint ordonne le rétablissement des villes détruites, dont Bapaume.
  • 1556, 5 février, Trêve à Vaucelle, entre Henri II et Charles Quint, elle ne durera que 5 mois au lieu de 5 ans.
  • 1557, 10 août, la France est défaite à la bataille de Saint-Quentin.
  • 1559, 3 avril, après la reprise de Calais par les français et la défaite de la coalition à Gravelines est signé un nouveau traité à Cateau-Cambrésis.
     
  • 1635, 19 mars, Louis XIII est en guerre contre Philippe IV. Après que les troupes espagnoles aient ravagées la Picardie, le roi de France à titre de représailles ravage l’Artois.
  • 1636, les alentours de Bapaume sont régulièrement ravagés par les Français.
  • 1641, 8 septembre, le marquis de Lenoncourt investit la place avec 2000 cavaliers et assiège Bapaume. Le lendemain l’armée française arrive devant Bapaume. Le 17 septembre le gouverneur est obligé de livrer la ville suite à de fortes destructions des fortifications. Le comte de Guiche est nommé à Bapaume Maréchal de France.
  • 1642,  janvier, le comte d’Avernes  a pour missions de commander la place.
  • 1644, 16 mai, Gaston de Bourbon, Duc d’Orléans reste plusieurs mois à Bapaume.
  • 1650, le duc Philippe de Navailles est nommé gouverneur de Bapaume jusqu’en 1661.
  • 1654, le 28 aout et le 31,  visite de Louis XIV.
  • 1659, 7 novembre,  le traité des Pyrénées scelle Bapaume définitivement à la France.
  • 1680, 1er février, lettres patentes de Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye, Vauban fait construire 5 casernes.


  • Bapaume au XVIIIeBapaume au XVIIIe ( source Wikipédia ), l'étoile rouge est l'emplacement de l'ancien château.

     
  • 1790-1795, la ville est chef-lieu du district. Des maisons, abandonnées, sont réquisitionnées pour emprisonner les contre-révolutionnaires.
  •  
  • 1830, le 4 juillet, Bapaume fête la prise d’Alger, ils y brûlent l’effigie le Dey d’Alger. C’est le début de la fin de l’esclavage au Maghreb, des razzias des « barbares » en Espagne ainsi que dans le Sud de la France et l’Empire Ottoman ( Turquie ) est repoussée.
  • 1844, le 29 octobre, la ville est déclassée des places fortes, l’armée tente de vouloir détruire les fortifications restantes qui semblent tarder.
  • 1847, des sommes importantes sont allouées pour détruire les fortifications permettant également de tester les avancées de l’artillerie. Cette destruction est favorisée par l’enthousiasme de la population.


  • Gravure allemande de la Bataille de Bapaume du 3 Janvier 1871
    Gravure allemande de la Bataille de Bapaume du 3 Janvier 1871. Etonnament si on regarde bien la gravure, les Français en bleu/rouge et les Allemands en gris au fond, on pourrait presque croire que l'armée française a perdu. Il s'agit cependant bien d'une victoire française, malgré que le texte initial en Allemand ne parle que d'une bataille....quand l'image sert à la propagande ( des deux cotés  du Rhin ).

     
  • 1871, 2 & 3 janvier, Le général Louis Léon César Faidherbe à la tête de l'Armée du Nord arrête les prussiens. Dès le 1er Janvier le Général Faidherbe apprends le bombardement de Péronne et tente une contre-attaque, il arrive avec son armée à repousser les forces Prussiennes dirigées par : Général Von Goeben, le colonel Hetzerg, von Wittich, Général von Kummer. Le 3 janvier Bapaume est libérée.
  • 1876, 12 mars, un ouragan frappe Bapaume. 
  • 1914, 26 septembre, Bapaume est occupée par l’Armée Allemande.
  • 1917, 17 mars, ce sont les Britanniques qui reprennent la ville.
  • 1918, 24 mars, les Allemands prennent une nouvelle fois Bapaume.
  • 1918, 29 août, l’armée Néo-Zélandaise reprennent la ville, ils échappent de peu à un attentat dans la Mairie, explosif installé par les Allemands avant leur départ.
  • 1918, 24 & 25 mars, et 31 août et 3 septembre,  Bataille de Bapaume. L'église Saint-Nicolas du XVIe est totalement détruite. [ voir ici l'ancienne église ]
  • 1944, 27 novembre, le maire Guidet, opérant dans la résistance, est arrêté et déporté au camp de Groß-Rosen.




 

Photographies
 

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